Ci-devaut, page
2. On parlait un Jour, devant Inl, de VHUloirt imoatlk: • Pas si natnreUe, » dit-il.
3. Nouveaux métanyei^ etc., de madame Necker, lome I, page 94. « D'Alembert disait un jour à Rivarol : Ne me parki pa« de votre Buffon, de ce comte de Tufllère qui, an lien de nommer simplement le cheval, dit : La plu9 nobU amqmtu
habitué qoe lui aux méthodes précises devait peu goûter les systèmes aventurés de Buffon. Les moules intérieurs, les nu>lécules organiques, cette comète qui détache une partie du soleil, ces mei*s dont les courants forment les montagnes \ etc.» etc., toutes ces hypothèses, qu'on eût applaudies au temps de Descartes, venaient un siècle trop tard. Depuis Newton, la physique, d'hypothétique, était devenue expérimentale. Un esprit nouveau avait succédé à Tesprit ancien. <& Newton, comme le dit si bien d'Âlembert, avait montré, ce que ses prédécesseurs n'avaient fait qu'entrevoir, l'art d'introduire la géométrie dans la physique, et de former, en réunissant l'expérience au calcul, une science exacte, profonde, lumineuse et nouvelle ^. » Tout était changé, et la méthode expérimentale était désormais la seule méthode. Hais, comme je l'ai dit tant de fois dans cette
que f homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux anir mai etc. — Oai, reprit Rivarol, c'est comme ce sot de J .-B. Rous- Bcaa, qui s'avise de dire :
Des bords sacrés où naît Tatirore Aux bords enflammés du couchant,
au lieu de dire de Vest à Vouest. » Cuvieri article Buffon {Bio' graphie universelle).
* £i les mers des Chinois sont encore étonnées
D'ûVL'ir, par leurs courants, formé les Pyrénées.
(Voltaire, Les Systèmes.) 3. Élémenls de philosophie (Physique gétUraU),
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suite d^ëtudes, qui ne voit que les hypothèses et les systèmes de BufTon, ne voit pas Buflbu. D^Alembert et Voltaire ont tort de s'arrêter là. Il y a dans BufTon deux esprits, deux philosophies, deux époques. Il y a Tesprit d'expérience et Tesprit d'hypothèse, la philosophie expérimentale et la philosophie systématique, l'époque de Descartes et l'époque de Newton. Il faut déplorer l'abus qu'il fait des systèmes, et admirer le grand ensemble de lois expérimentales et sûres dont il a enrichi la pensée des hommes.
Condorcet et Vicq-d'Azyr ont écrit chacun un Éloge historique de Buflbn. Ces deux Éloges, très difTérents, ^ont tous deux très remarquables ; mais Condorcet n'était pas naturaliste, .et Vicq-d'Azyr lui-même ne Tétait pas assez *. Aussi Condorcet 8'attache-t-il surtout au génie, à l'homme ; et Vioq-d'Azyr, qui voit mieux les travaux, n'y voit-il pas toujours tout ce qu'ils ont de fécond et de vaste.
Le véritable juge de Buffon est M. Cuvier. L'article de la Biographie universelle que Cuvier consacre & BufTon est un morceau achevé. Ce que j'y admire surtout, c'est le ton calme, c'est la vue nette, et ce style de bon sens qui plaît tant dans les grands sujets. On aime, d'ailleurs, avoir