Tome I, page
6 IDÉES DE BUFFOM
reau et de oeux qui s'ëlèyent dans Tair, et par conséquent il se fera aisément & 4ui-méni6 cette seconde division : animaux quadrupèdes, ciseaux et poissons; il en est de même, dans le règne végétal, des arbres et des plantes ; il les distinguera très bien, soit par leur grandeur, soit par leur substance, soit par leur figure. Voilà, ce que la simple inspection doit nécessairement lui donner, et ce qu'avec une très légère attention, il ne peut manquer de reconnaître; c'est aussi ce que nous devons regarder comme réel, et que nous devons respecter comme une division donnée par la nature même. Ensuite mettons-nous & la place de cet homme, ou supposons qu'il ait acquis autant de connaissances et qu'il ait autant d'expérience que nous en avons , il viendra à juger les objets de l'histoire naturelle par les rapports qu'ils auront avec lui : ceux qui lui seront les plus nécessaires, les plus utiles, tiendront le premier rang; par exemple, il donnera la préférence, dans l'ordre des animaux, au chien, au bœuf, etc. , et il connaîtra toujours mieux ceux qui lui seront les plus familiers ; ensuite il s'occupera de ceux qui, sans être familiers, ne laissent pas que d'habiter les mêmes lieux, les mêmes climats, comme les cerfs, comme les lièvres et tous les animaux sauvages; et