‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 62 sur 265 · SUR L*EC0M0M1Ë ANIMALE · texte numérisé non relu

SUR L*EC0M0M1Ë ANIMALE

M. CuTier, et même que par M. Cuvier parveDu à la seconde moitié de sa vie ' .

Au reste, tout est ici de génie. « Le cerveau et les sens , dit Buffon , forment une seconde partie essentielle à Téconomie animale : le cerveau est le centre de Tenveloppe, comme le cœur est le centre de la partie intérieure de ranimai ^ . » Il venait d'établir la subordination des organes; il marque ici, et tout aussi sûre** ment qu'on Ta fait par la suite, la division des deux vies, et le centre particulier de chacune. On dirait des pages dérobées & la science fu* ture des Bicbat et des Cuvier.

Enfin, il arrive à la prééminence relative de chaque sens dans les différentes espèces; et ce qu'il écrit là-dessus peut être donné , presque partout, comme le modèle d'une analyse expérimentale aussi délicate que neuve.

Il remarque que les animaux ont les sens excellents, et que cependant ils ne les ont pas tous aussi bons que l'homme ; il observe m£me que les degrés d'excellence des sens suivent dans

1. Yoyes moD HUtoire deê travaux de G. Cuvier, 3. Tome IV, pig. 14. \\ arnit déjàdit : « Re?èton8 U partie intérieore d*aoe enfdoppe cooTenable, e'eet-è-dlrn donnons-lui des lena et dei membres, bieol6l la vie animale se manifmlvra ; et plus l'enveloppe eontiendra de sens, de membres ei d'autres parties eitérieures, plus la vie animale nous paraîtra complète, et plus l'animal sera parfait. » (Tome lY, page 0).

raaimal un autre ordre que dans rhorome ; et de là cette distinction lumineuse des sens relatib à Tappétit, à Finstinct, et des sens relatîb à la pensée ^ «c Le sens le plus relatif A la pensée et à la connaissance est, dit-il, le toucher; Tbomme a ce sens plus parfait que les animaux. L'odorat est le sens le plus relatif & Tinstinct, à r appétit ; ranimai a ee sens infiniment meilleur que Thomme : aussi rbomme doit plus eonnaitre qu*appéter, et l'animal doit plus appâter que oonnattre. Dans Thomme, le premier des sens, pour l'excellence, est le toucher, et Todorat est le dernier ; dans l'animal, Todorat est le pre* mier des sens, et le toucher est le dernier : cette diO&rence est relative à la nature de Tun et de l'autre '. i» Après avoir comparé l'homme aitz quadrupèdes, il compare l'homme et les quadrupèdes aux oiseaux. Dans l'homme, le sens du toucher est le premier ; dans le quadrupède, c*est l'odorat ; dans Toiseau , c'est la vue ' ; et , dans chacun de ces êtres, les sensations dominantes suivent le même ordre. <c L'homme , dit Buflbn , sera plus ému par les impressions du toucher , le quadrupède par celles de l'odorat , et l'oiseau par celles de la vue ; la plus grande partie de leurs

Page 1