‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 83 sur 265 · Tome IV, page 336 {SuppiémMi · texte numérisé non relu

Tome IV, page 336 {SuppiémMi

Sun U GÉNÉRATION. 76

dit->il encore, plu9 on reconnattra qu'il se produit en petit beaucoup plus d'êtres de cette façon (pv U génération spontanée) que de toute autr^r On s'assurera de méqie que cette manière de génération est non seulement la plqs fréquente et la plus générale, mais U plus ancienne, c'est-à-dire la première et la plus universelle \ p

Ici BuÔbn semble avoir pris à tâche de repro* duire toutes les méprises des anciens. Selon lui, les vers de terre, les champignons, etc., n'exis* tent que par génération spontanée. « Dés que les molécules organiques, dit*il, se trouvent en li-» berté dans la matière des corps morts et décomposés, dés qu'elles ne sont point absorbées par le moule intérieur des êtres organisés qui composent les espèces ordinaires de la nature vivante ou végétante, ces molécules, tQ^jours actives, travaillent à remuer }a matière putréfiée, elles s'en approprient quelques particules brutes, et forment, parleur réunion, une multitude de petits corps organisés, dont les uns, comme les vers de terre, les champignons, etc,, paraissent être des animaux ou des végétaux assez grands, mais dont les autres, en nombre presque infini, ne se voient qu'au microscope ; tous ces corps n'existent que par une génération spontanée^... 9

t. Tome IV, page 3&T {Supplémenlt), S. Tome IV, page 339 ISuppUnmu],

Si le ver de terre, si les champignons sont produits par génération spontanée, à plus forte raison les animaux qui vivent dans les autres animaux, les ténias, les lombrics, les douves, etc., le serontils aussi, a La génération spontanée, dit Buflbn, s'exerce constamment et universellement après la mort, et quelquefois aussi pendant la vie... Les molécules surabondantes qui ne peuvent pénétrer le moule intérieur de ranimai pour sa nutrition cherchent à se réunir avec quelques parties de la matière brute des aliments, et forment, comme dans la putréfaction, des corps organisés ; c'est là Torigine des ténias, des ascarides, des douves et de tous les autres vers qui naissent dans le foie, dans Testomac, les intestins, et jusque dans le sinus des veines de plusieurs animaux ; c'est aussi Torigine de tous les vers qui leur percent la peau '... b

Mais ce n'est pas tout : BuSbn s'anime de plus en plus, et croit bientôt découvrir et voir les molécules organiques, les particules vitxintes. a Mon premier soupçon, dit-il, fut que les animaux spermatiques que l'on voyait dans la liqueur séminale pouvaient bien n'être que ces parties organiques^, i» — a Ces prétendus animaux, dit-il encore, ne sont tout au plus que

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