‹ Cuvier. Histoire de ses travauxChapitre 10 sur 47 · PHYSIOLOGIE DES AMM. A SANG RL AN G · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DES AMM. A SANG RL AN G

conomie générale de l’univers par ses merveilleuses industries, objet des études de Réaumur, de Bonnet, de De Geer; le mollusque a des instincts peu développés , il a peu d’industrie, il ne se défend et ne se soutient que par la ténacité de sa vie.

Et toutes ces différences de structure générale, d’instincts, d’habitudes, etc., que donne l’observation, la comparaison directe des systèmes nerveux de l’ insecte et du mollusque aurait pu les donner à priori.

Le système nerveux de X insecte est surtout un système nerveux des sens et des mouvements. Le système nerveux du mollusque est surtout un système nerveux des viscères.

Dans Y insecte, un premier ganglion, placé audessus de l’œsophage, représente le cerveau. D’autres ganglions, placés au-dessous du canal digestif, et régnant, d’espace en espace, le long d’un double cordon nerveux, représentent la moelle épinière.

Dans le mollusque , il n’y a point de moelle épinière. A l’exception du ganglion supérieur ou

ANATOMIE COMPARÉE

cerveau, et de quelques autres, dont la position est constante, les divers ganglions sont dispersés en différents points du corps, et mêlés parmi les viscères.

En un mot, si l’on se régie par les viscères, par la circulation, par les sécrétions, etc., le mollusque a l’avantage sur Y insecte et prend rang après l’animal vertébré; et si l’on se règle, au contraire, par le système nerveux, par les sens, par les instincts, etc. , Y insecte vient après l’animal vertébré et se place avant le mollusque.

Sous un système nerveux, qui seul ne varie pas, du moins dans sa forme générale , les mollusques offrent toutes les sortes de digestion, de génération, etc.; une respiration tantôt aquatique, tantôt aérienne; des organes respiratoires placés, tour à tour, sur presque toutes les parties du corps, etc., etc.

La respiration se fait tantôt par des poumons, tantôt par des branchies placées à l’extérieur, tantôt par des branchies renfermées dans une cavité, dans un sac, etc.

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