LOI DE LA SUBORDINATION DES ORGANES
Après la loi des corrélations organiques , vient la loi de la subordination des organes (1).
Une subordination démontrée soumet partout certains organes à d’autres : les organes de la locomotion â ceux de la disgestion , les organes de la circulation à ceux de la respiration, toutes les fonctions, tous les organes au système nerveux.
(1) Voyez ce que j’ai dit ci-devant sur la subordination dos organes: Eloge, historique, p. 16; et chapitre sur la zoologie, p. 99.
La circulation est partout soumise à la respiration.
La circulation est ou n’est pas, selon que la respiration se fait de telle ou telle manière. Tous les animaux à respiration circonscrite (les vertèbres, les mollusques, les crustacés, etc.) ont nécessairement une circulation ; car il faut que le sang arrive dans l’organe qui reçoit l’air, et c’est la circulation qui l’y porte. Les insectes, au lieu d’une respiration circonscrite, ont une respiration génè- /alc, laquelle se fait par des trachées qui portent 1 air partout : ils n’avaient plus besoin de circulation, et ils n’en ont plus.
La même subordination lie les organes de locomotion ou de préhension à la digestion.
Lt. telle est la force de cette subordination que
l’un de ces organes semble ne pouvoir faire un
pi ogres qui ne se trahisse par un progrès semblable dans l’autre.
Ainsi , par exemple, les animaux ruminants n ont, en général, ni canines, ni incisives h la mâchoire supérieure, et il n’y a que cinq os à leur tarse; le chameau a des canines et même deux ou
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quatre incisives à la mâchoire supérieure, et déjà il a un os de plus à son tarse , parce que le scaphoïde n’y est pas soudé avec le cuboïde ; ainsi encore les ruminants ordinaires n’ont, pour tout péroné, qu’un petit os articulé au bas du tibia , et les chevrotains , qui ont des canines très développées, ont un péroné distinct et complet, etc., etc.
ANATOMIE COMPARÉE