I.E COLONEL
Adèle partage sccr élément ton ivresse, je n’en saurais douter.
FLEURY
Puissiez-vous dire vrai, Colonel.
LE COLONEL
Sois tranquille, je me Halte de deviner juste... Et d’ailleurs , n’as-tu pas des droits incontestables à l'affection d’Adèle... ne i’ai-jc pas promis que dans quelque temps tu serais sou époux ? FLEURY.
Je ne l’ai pas oublié.
adlle , a jarL
Qu’ai-je entendu '?
LE COLONEL
l.e lieutenant Fleury est un jeune homme que j’estime et que je désire te (tonner pour mari.
11 ne manquera pim de te rendre heureuse, j’en suis persuadé.
ADÈLE, a part.
Heureuse !
FLEURY
Je ne négligerai rien , je vous le certifie. Colonel, pour justifier la bonne opinion que vous avez conçue de tuui,*
ADÈLE, a part.
Que je souffre , mon Dieu !
LE COLONEL
Qu’as-tu doue, mon enfant ? tu parais émue ?
FLEURY
U ne jeune personne ne l’est-elle pas toujours, lorsqu'on lui parle pour la première fois de mariage : J la timidité , la surprise , la joie !..
ADÈLE , a part.
f.a joie !
LE COLONEL
Cela est tout naturel.
FLEURY
Celte impression , du reste , se dissipera peu à peu.
LE COLONEL
Je l’espère.
FLEUltY.
Itapporlez-vous-en à ma vieille expérience.
Colonel.
LE COLONEL
Mais, en ma qualité d’Ampbjtrion, je nie rends de suite au salon pour revoir les invités.
ADÈLE
Oui , rentrons . mon oncle.
LE COLONEL
Non , je te laisse avec Fleury quelques inslans... De futurs époux ne sont jamais sansavoir quelques confidences à se faire , c’est dans l’ordre. (a Fleury.) Ah ça! toi. mon ami. sois persuasif, galant avec ma nièce.
FLEURY
f.a recommandation est inutile , mon Colonel, q