SCÈNE XVti
CYPRIEN
. Sacrifiée, t 'est le mot ; vous devez penser rue je dois tout faire pour la soustraire à un malheur qu’il dépend de mol de lui éviter. Oui, mon lieutenant, à dater de ce jour, il faut que tomes relations cessent entre vote, il faut que vous trouviez un moyen pour rompre avec le Colonel; les prétextes ne vous manquent pas. Dites que la jeune personne ne vous aime pas, et vous ne mentirez nullement ; dans le cas contraire, je me verrais forcé de lui dévoiler la vérité, ce qtrt n’arrangerait pas vos affaires ; car Je Colonel, que vous avez trompé, pourrait bien se permettre de vous rayer du contrôle du régiment, mi moins. Mais rassurez-vous ; plus généreux que vous, je n’abuserai pas du moven que j’ai en mon pouvoir pour vous perdre,' et tout restera dans l’oubli, à la seu é condition que vous renoncerez à vos prétentions.
FLEURY
Malheureux!..
CTFRIEIf, froidement.
Ah.,, je ne crois pas encore, Lieutenant métré écarté du respect et de l’obéissance que je vous (luis... Je vous le répète, Adèle et moi, nous devons être l'un à l’autre ; sa mère mourantc a reçu nos sermons.
FLEURY
Des sermons !
CYPRIEN
Oui, mon Lieutenant, des sermens sarrfs et nien tenus; ear c’est..
Ait : Pan minicnMi)
Sur le tombeau d’une mère expirante,
Nos deux sermens sont montés Jusqu’aux ri eux ; J’ entends encor sa voix faible et mourante,
Me répéter; Soyez unis tous deux...
doute et malheur à celui rjui fut traître A sou serment, qu’l} devait reiqiectcr,
Ne croyez pas que l’homme soit le maure.
Mou Lieutenant, de se déshonorer ;
Je ne crois pas que l'homme soit le maître, Suivant son gré, de se déshonorer.
FLEURY
Malgré tes droits incontestables à la main d’Adète, selon toi, le Colonel me préférera à un homme de ta sorte.
CYPRIEN
I.c bon goflt du colonel m’est un stir garant de votre erreur. (Entrée du colonel.!
FLEURY
Je l’épouserai, te dis-je...
CYPRIEN
Non, mon lieutenant... vous ne l'épouserez pas...
FLRURY, furieux.
Misérable audacieux'! s* (tt lève la main.) CYPRIEN.
Ah ! ne me frappez (as.