CONCLUSIONS
Parmi les cystites secondaires qu’engendre la tuberculose rénale, il existe à côté des formes ulcéreuses et ulcéro-proliférantes banales, une forme proliférante pure rare.
Elle est caractérisée par la présence sur le plancher vésical, de préférence entre les deux uretères, d’ilots exubérants à aspect framboisé.
Au-point de vue anatomo-pathologique, ce sont des formations embryo-vasculaires muqueuses que recouvre un épithélium intact. Elles contiennent des nodules tuberculeux.
Les signes fonctionnels de la cystite proliférante sont moins accentués que ceux de l’ulcéreuse.
Sa constatation au cystoscope éveillant plutôt l’idée
d’une cystite inflammatoire, il importe, pour faire un diagnostic précis d’inoculer l'urine au cobaye et de pratiquer le cathérérisme uretéral. Celui-ci permettra de constater l'origine rénale de la lésion.
En cas de tuberculose rénale unilatérale, la néphrectomie feradisparaître en quelques semaines la cystiteproliferante. À ce point de vue il y a une grande différence de pronostic avec la cystite ulcéreuse qui résiste beaucoup
LRPe ee plus longtemps. Parallèlement on verra l'urine se clarifier avec une grande rapidité.
Si la tuberculose rénale est bilatérale, on tentera le traitement spécifique par la tuberculine ou la bactériolysine et on fera localement des instillations d'huile goménolée. Dans les formes hémorragiques on pourra agir localement sur les lésions parle curettage et la thermocautérisation.