‹ Cytologie des hydrocèlesChapitre 3 sur 41 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il n’est guère possible d'ouvrir un journal médical ou de lire le compte rendu d’une société savante sans qu'il soit question de cyto-diagnostic. C’est qu'il s'agit d’un procédé d’un très grand intérêt dont la découverte, toute récente, due à Widal et Ravaut,

‘permettent certainement d'éclairer bien des points

obscurs de la pathologie. Bien que ce procédé soit fort délicat et ne puisse être utilisé que dans un laboratoire, tout le monde doit en connaître le principe et les éléments.

Comme on le sait depuis longtemps, notre corps ne réagit pas indifféremment de la même façon visà-vis des agents multiples de nos maladies. Avant que la cause des affections microbiennes fût connue, on avait appris à distinguer par les aspects différents des lésions anatomiques et histologiques, un certain nombre de types qui semblaient répondre et dont

AD ee beaucoup répondent, en effet, à des maladies bien spécialisées.

Aujourd'hui, avec nos connaissances sur les différents agents pathogènes capables d’envahir notre organisme, il nous est facile d'arriver au diagnostic précis de la maladie par la recherche et la découverte de son agent. |

Mais il est des cas, nombreux encore, où le clinicien se trouvant en face d’une maladie et cherchant le microbe par tous les moyens que la science actuelle possède, ne le trouve pas, il lui est lPOSsible de le reconnaître.

C’est alors qu'on a recours à des méthodes indirectes : Îe séro-diagnostic est une de ces méthodes.

M. Widal, auquel nous devions déjà le sérodiagnostic, vient de préconiser, dans ces derniers temps, un autre procédé de diagnostic indirect tout aussi ingénieux et appelé, sinoa à rendre des services aussi considérables, du moins à éclairer dans bien des cas, le diagnostic clinique hésitant.

Cette méthode, d'application plus générale, a été nommée par son auteur, le cyto- -diagnostic (diagnostic par les cellules).

C’est une méthode de diagnostic basée sur la recherche, dans le liquide des épanchements des séreuses des différentes formes- cellulaires qu'on y rencontre. Dé la nature de ces cellules dont les plus importantes et les plus intéressantes sont celles qui jouent un rôle actif dans la défense de l'organisme vis-à-vis des différents agents morbides, on peut

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Re A conclure avec une certaine certitude à la nature mème de ces agents. |

Ces premiers travaux ne firent qu'ouvrir la voie à des recherches d’une importance considérable. A Lyon, MM. Barjon et Cade furent les premiers à s'occuper de cette question si importante et ils se sont livrés à la cytologie des épanchements des différentes séreuses.

Ils ont pu ainsi, se basant sur de très nombreuses observations, modifier les procédés et mettre en lumière des points complètement ignorés. C'est ainsi qu'ils ont, les premiers, montré la présence des spermatozoïdes dans certains épanchements de Îa vaginale et les conclusions si importantes qu'on doit en tirer au point de vue du diagnostic.

Nous avons pensé qu'il serait bon de reprendre cette étude des hydrocèles et, sous la haute direction de M. le Dr Barjon, nous avons fait une série d’examens et recueilli un grand nombre d’observations.

Cependant, en lisant tout ce qui a été écrit sur les hydrocèles, nous avons constaté que si nombreux sont lestravaux actuels relatifs à leur traitement, que leur pathogénie et leur étiologie sont restées profondément dans l'ombre; et la preuve en est que chaque auteur donne de la question une opinion tout à fait différente. Une étude synthétique s’imposait.

Aussi, nous a-t-il semblé bon,avant d'aborder la cytologie des épanchements, de mettre au point leur étiologie et leur pathogénie.

D'abord, nous exposerons tout ce qui a été dit sur la question, en le résumant autant que possible,

Po puis nous étudierons très brièvement leur anatomie pathologique.

Enfin, nous passerons à l'examen cytologique, en exposant nos recherches, nos conclusions et les points sur lesquels nous attirerons plus spécialement l'attention.

Notre étude comprendra donc :

CHAPITRE PREMIER. — La pathogénie et l’étiologie. CHAPITRE DEUXIÈME. — L’anatomie pathologique. CHAPITRE TROISIÈME. — La cytologie.

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