CONCLUSIONS
I. — Quand on fait systématiquement l'examen cytologique du liquide des hydrocèles on constate que la présence des spermatozoïdes y est fréquente. - Notre statistique nous donne une proportion der 1/31 qui serait portée à 13/33 par l'adjonction de deux observations de kystes spermatiques épididymaires.
IT. — Cette fréquence doit avoir une signification que nous nous sommes efforcé de dégager. Nous avons constaté:
a). L'absence constante et systématique des spermatozoiïdes toutes les fois que nous avions aflaire à une hydrocèle symptomatique c'est-à-dire s'accompagnant d'une lésion manifeste du testicule, de l’épididyme ou de la vaginale.
b). La présence de ces mêmes spermatozoïdes dans 11/20 de nos observations qualifiées d'hydrocèles essentielles.
c). Dans les cas oùles spermatozoïdes ont manqué, leur absence pouvait s'expliquer soit par l’âge du malade (70 ans, observation no XXI), soit par une ponctionantérieure suivie ou non d'injection modificatrice. Dans trois cas cependant nous n'avons pu trouver d'explication plausible, Il est vrai, que dans ces trois castraités par simple ponction,on n'avait puse“endre
ei os o compte de l'état exact des organessous-jacents ce qui peutjeter un doute sur la qualification d'hydrocèle essentielle employée.
III. — La présence des spermatozoïdes dans ces liquides n'est pas due à une blessure accidentelle des voies spermatiques, comme l'ont cru Widal et Ravaut. mais bien à la rupture,au sein de la vaginale, d'un de ces petits kystes spermatiques bien connus déjà et décrits par de nombreux chirursiens. Cette rupture provoquerait une inflammation locale qui déterminerait l'exeudation du liquide séreux.
= IV. — Nous pouvons donc conclure que la rupture de ces kystes spermatiques dans la vaginale est la cause, sinon exclusive, du moins très fréquente de la formation des hydrocèles dites essentielles. Les quelques cas négatifs que nous avons observés . expliquent cette restriction et permettent de supposer qu'un autre facteur pathogénique peut également intervenir dans un nombre de cas plus restreint.
Vu:
Le President de la These:
| BONDET.
Vue 1e Doyen, LORTET.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Lyon, le 28 novembre 1902.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,
Gare COMPAYRÉ.