‹ Cytologie des hydrocèlesChapitre 7 sur 41 · UE · texte numérisé non relu

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A côté de cet épaississement interstitiel il faut noter l'épaississement par couches stratifiées, qui résulte du dépôt de fausses membranes qui s’organisent sur les faces épithéliales de la séreuse. Ces néo-membranes, comme l’a démontré Gosselin reconnaissent pour cause l’inflammation de la séreuse déjà envahie par l’épanchement.

Cette inflammation est souvent assez modérée pour passer inaperçue ; tout se borne à une gène plus prononcée que celle qui a lieu habituellement, et parfois à quelques douleurs, sans qu’il y ait, pour cela, ni fièvre, ni obligation de garder le lit. Mais, d’autres fois la vaginalite est franchement aiguë et se manifeste par de la douleur, une augmentation rapide de volume et l'impossibilité de marcher et de se tenir debout (Marimon).

Dans les grosses hydrocèles les lésions anatomiques les plus importantes occupent le corps et la tête de l’épididyme; la queue reste normale, toujours dans ses rapports, souvent dans la structure. Les altérations de l'épididyme peuvent se résumer : dépla- ‘cement, élongation, déroulement et, enfin, étalement du corps sous forme d’un ruban ou d'une feuille très mince ; déplacement de la tête qui s'écarte du corps d’Highmore, élongation et déroulement des cônes séminifères. |

En dehors des lésions primitives qu'ils peuvent l’un et l’autre présenter, et qui, précisément ont ou provoquer la vaginalite, le testicule et l’épididyme sont-ils atteints secondairement du fait de la vaginalite ? Pour l'épididyme, la chose n’est pas douteuse,

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les tubes afférents sont allongés et amincis, d’où communication difficile ou impossible entre la glande et son appareil excréteur ; l’épididyme lui-même pris dans le travail de sclérose s'atrophie. Quant au testicule, il paraît subir,suivant les cas,des altérations différentes ; la plupart du temps il conserve sa forme, son volume, son aspect normaux ; en certains cas, il serait « pâle ou anémié »,dit Gosselin,par la pression du liquide ; enfin, sur.d’autres sujets, on l’a trouvé affaissé, petit, dur, moins sous l'influence de la décompression exercée sur lui par l’épanchement que sous l'influence de l’action étouffante de la gangue conjonctive et des lésions de sclérose qui, à la longue, se développent dans son parenchyme.

Telles sont les lésions principales trouvées sur la table d'opérations et qui, pour la plupart, ont été confirmées par l'examen microscopique.

Cet exposé nous montre l'état dans lequel nous trouvons les glandes séminales et leur enveloppe pendant l’évolution d'une hydrocèle; il est donc bien évident que cet épanchement provoquera certains troubles sur les organes qu’il comprime.

La question des troubles apportés par l'hydrocèle aux fonctions du testicule n’est pas encore tirée au clair, peu de travaux ont été faits sur ce sujet, nous ne trouvons guère qu'un travail de Gosselin, un de Curling et la thèse de Marimon inspirée par Lannelongue; c'est d’ailleurs à cette dernière que nous aurons en grande partie recours.

Une chose paraît certaine ; c'est que, chez un certain nombre de malades, la minorité d’après

np Curling, la majorité pour Gosselin, il y a absence de spermatozoïdes dans la liqueur secrétée par le testicule du côté malade. A quoi cela est-il dû? Gosselin incrimine la compression ; pour cet auteur, le liquide épanché et continuellement en contact avec le testicule finirait par provoquer une sorte d'anémie de cette glande et, par suite, un trouble de la spermatogénèse.

Lannelonge et Marimon, au contraire, prétendent que le liquide agirait surtout en comprimant non plus le testicule et ses vaisseaux, mais bien les canaux afférents et le canal épididymaire lesquels subiraient une élongation, un « étirage » capables de gèner ou d'empêcher la circulation de la liqueur spermatique. Entre ces deux opinions, quelle est la vraie ? il est difficile de trancher la question.

La seule chose qui paraît certaine c'est que cette azoospermie ne constitue pas un trouble définitif. Sur ‘ ce point, les deux faits observés par Roubaud et par Desmaroux ne souffrent aucune discussion. Un homme porteur d'une double hydrocède était infécond ; son sperme ne contenait pas de spermatozotïdes, on ponctionne la poche. Les spermatozoïdes réapparaissent. La sérosité remplit de nouveau la poche ; dès lors, plus de spermatozoïdes. Enfin une ponction suivie d'injection iodée guérit le malade; avec la guérison revient la fécondité.

Ces intéressantes observations ne permettent cependant pas de résoudre le problème ; Gosselin ayant précisément affirmé que les troubles de la spermatogénèse sont produits, non par leslésions défini-

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tives du testicule, mais bien par un état anémique momentané de celui-ci, et qu'ils disparaissent dès que cesse la compression.

Néanmoins, cette hydrocèle basée sur des modifcations circulatoires d’une constatation impossible, ne semble pas de nature à séduire l'esprit et il est plus raisonnable de s'en tenir à l’interprêtation de Lannelongue et de Marimon :

« Le nombre des spermatozoïdes altérés, peu considérable au début de l'hydrocèle, finit bientot par augmenter rapidement à mesure que l’hydrocèle progresse : ces altérations des spermatozoïdes prédominent surtout au niveau du corps de l’épididyme et en suivant Îles voies spermatiques ; elles sont très peu considérables au niveau dela tête de l’épididyme, on° en trouve plus dansles voies séminales. Ce qui prouve que la destruction de ces éléments se fait dans l’épididyme.

Les altérations des spermatozoïdes consistent en une série de modifications qui frappent simultanément la queue ou la tête ou indépendamment chacune de ces deux parties ; ils subissent en fin de compte, la dégénérescence granuleuseet ne sont plus représentés que par des amas de granulations » (Thèse de Marimon).

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