Brault. Loc. cit.., p
d) Décjénérescence pigjnenlaire. — Si pour certains organes tels que le foie on peut, dans une certaine mesure, parler de dégénérescence pigmentaire, il ne saurait en être de même pour les cellules conjonctives de la peau.
Les cellules pigmentaires de la peau reconnaissent deux origines. Les unes, cellules pigmentaires proprement dites ou chromatoblastes, élaborent du pigment. C’est leur fonction normale ; elle peut être exagérée au cours des processus inflammatoires mais elle témoigne alors d'une suractivité cellulaire et non d’une décbéance de la cellule.
Les autres sont des cellules qui ont exercé leur activité phagocytaire au point de réduire à l’état de pigment les hématies et les débris cellulaires qu’elles ont ingéré. Ces reliquats d’une macrophagie poussée à ses dernières limites ne sauraient non plus faire considérer la cellule,- qui en reste encombrée, comme atteinte de dégénérescence.
e) Infillralion calcaire. — Ce n’est pas une dégénérescence mais un phénomène surajouté à une mortification antérieure des tissus. Les sels calcaires. ne se déposent guère en efiét que dans les anciens foyers de désintégration cellulaire.
La calcification de la peau est rare. Milian (1), Kraus (2), Jeanne (3), etc..., en ont décrit quelques cas.
S) Nécrose. — Sous le nom de nécrose on doit comprendre la mort des éléments cellulaires déterminée par les actions morbides.
A l’aspect de certains cadavres cellulaires on n’hésite pas à reconnaître que la mort des cellules en question a été la conséquence d’une action pathogène, mais pour d'autres on ne saurait dire s’il s’agit ou non de la mort physiologique de l’éléraenl.
Nous décrirons donc successivement ;
a) la mort physiologique ou de typ.e physiologique des cellules ;
t. Milian. Ivresse médicale, 29 décembre 1900, p 414-.