F. MUETTE
Tu lui écris...
NOlTIftSl.
Oui, sans doute...
nF.wum k. prenant une petite bouteille sur la table. Attends !... attends !... tiens!... voilà de l'encre rougo... cela reviendra au même!
HORTENSE
Bft imite... (Écrivant.) « Je vous dclcalc... Je vous maudis... J'aime bien mieux mon mari... *>
ÎIEMUI.TTE.
.Mais lu vis lui (aire hrûhrla cervelle... à Ion mari.
îiorten>e, s'um'lant et déchirant la lettre. Ah ! c'est vrai !
Il E MUETTE.
il ne faut pas exaspérer un caractère pareil.
t>6 d'aranda.
HORTENSE
Tu as raison.
HENRIETTE
Il fauf,au contraire, pour s'en débarrasser, le Iraiter avec ménagement, avec douceur...
IIORTENSE.
Alors, dicte toi-même...
HENRIETTE
Est-ce que j'entends rien à ces lettres-là , moi qui n'écris qu'à Gabriel.
HORTENSE
N'importe, dicte toujours...
Eli bien! je dirais : « Monsieur, si vous voulez biej> vous éloigner, et ne plus jamais me revoir... peut-être que je vous aimerai un peu...»
hortense, s'arrèfant.
Par exemple!
HENRIETTE
• Très-peu î »
hortense, déchirant de nouveau la lettre. Non!... je n'écrirai jamais cela... mais quoi parti prendre... Ne vois-tu donc aucun moyen ?
HENRIETTE
Si vraiment. Quand je suis embarrassée... q land j'.u une peine ou uitc inquiétude —
hortense, viveiwnt.
Eli bien ! que fais-tu?...
Henriette, naïvement.
Je vais tout raconter h mon mari... et le consulter... il nous conseillera, il nous défendra, j'en sais sûre... et si lu veux, je vais...
H0RTF.NSE.
Oh ! non ! ne lui dis rien ! rougir à ses yeux !... lui que je ne connais pas... que je n'ai jamais vu!...
HENRIETTE
Eli bien! alors, adresse-toi tout bonnement à M. de Volberg...