‹ D'océan à océan [microforme]Chapitre 1 sur 34 · D'océan à océan [microforme] · texte numérisé non relu

D'océan à océan [microforme]

oulu me communiquer, je me reprochais presque ‘avoir accepté, de sa confiance affectueuse, l'honneur e présenter au public ce livre qui se recommande si ien de lui-même et a si peu besoin de mon modeste atronage !

Si j'ai cédé à la modestie de celui qui l’a écrit et

sa bien inutile timidité, c'est que je ne sais rien efuser à un poëte surtout à un poëte persécuté, ar le prologue de cet aimable et intéressant volume jous apprend dès le début que c’est pour l’arracher à art fallacieux des vers que l’oncle du jeune écrivain, n oncle bien aimable cependant,—car je le connais, — aenvoyé explorer l'immense et curieux pays qui va de Atlantique au Pacifique, exil bien mal fait pour uérir un homme d'imagination.

En effet si, fidèle à sa promesse, notre auteur n’a pas lissé dans sa prose un seul alexandrin, il y est demeuré oëtetout de même, incurablement poëte par la beauté

lagrâce des images, par le beau rythme de sa forme, ar l'enthousiasme toujours vibrant. Puisse cet oncle Évère se contenter d’une aussi vaine métamorphose ! lais je crains bien qu’il lui faille prendre son parti avoir un neveu plein de talent et d'un très lyrique Rlent, même quand il se contente de parler la langue

M. Jourdain.

Combien il m'a fait plaisir ce prologue bon enfant qui

m'a mis tout d’abord en pays de connaissance! J'y ai serré la main,sans quitter mon fauteuil,à tous les com pagnons, sauf un, de notre voyageur: au Mécène «qu l’'emmenait à son bord, avant tout, à ce savant san pédantisme, à ce prince sans autre ambition que la pur gloire des explorateurs, à cet homme sympathiqu dans la grandeur même de son caractère, qui veu bien m’honorer d'un peu d'amitié et qui se nomm Roland Bonaparte; puis à ce vrai fils de sang latin plein des beaux enthousiasmes et des nobles colère dont sont pétris les fils des pays du soleil, Antoin Leandri : enfin à cet excellent docteur Topinard do j'ai défendu autrefois la cause juste, une des illustra tions les plus hautes de ce temps, brouillon en app rence, merveilleusement méthodique, au fond, et do l'œil deux fois caché par d'éternelles lunettes et légendaires sourcils ne s'en éclaire pas moins de tri vives flammes dans la chaleur de la discussion. Iln reste le regret .:= ne pas connaître le troisième com pagnon du Prince, un confrère en algèbre cependai et un compatriote méridional, M. de Pierrefeu dot ces pages rapides et émues m'ont fait, par avant l'ami.

Et maintenant me voici, par la pensée embarqué s le paquebot La Bretagne, prenant ma petite parti la mélancolie des séparations agitant aussi mon mol choir pour dire un adieu aux souvenirs dont me di trait, auxquels m'arrache cette captivante tristesse. regarde la mer, française encore et, comme !’auteu je regrette l'antique poésie des voiliers qui couraie comme des oiseaux, sous la blancheur de leurs ail déployées, semblant emporter l’homme bien plus ve un Rêve que vers d’autres réalités, image lointail des vaisseaux auxquels Horace confiait la moitié ( son âme en même temps que son ami Virgile et, pl lointaine encore, des galères Hellènes qui attendaie le souffle des Dieux pour courir à la rive Troyenn

Les paquebots d'aujourd'hui portent lacuirasse et

panach jui se btait d' lonner ol fratd

Autre ers imp irène di tranges 1ieuses d hantant bour les Derceau

àime et 1

Mais v

e récit que d'un ifs d'une omine 1 pagnon ! ( a très s.

elles aux ‘avouer, j pour leur même mo aine.

Mainter bien que.

atigue. À bation, ur son fauteu eindre se:

poète latir pête infinit bouchons.

Nous vo Salt-Lak

par le géné

e! J'y a les com

Page 1