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Lit inst
e che façoi s fral
fiertl ques ne sal de de s arb 1 à-ba
ff, m@ splet e lui croi ctacl ricité
somptuaires de cet établissement. Je cite seulement — en passant — la chambre des fiancés (Bride-room) à cent dollars (500 francs) par nuit. Jamais l'atrocité du goût yankee ne se dévoila plus cruellement que là. Chaises plaquées d'or, sophas en étoffe d’or, lit — ayant coûté 50,000 francs — incrusté d'or. Ah! Franklin, mon vieux quaker, si de ton petit mausolée d’Arch-Street à Philadelphie, tu vois des machines pareilles, dans quelles
Éproportions épiques doit s'allonger ton nez clas-
sique ! Le docteur ayant consciencieusement examiné les somptuosités réclamesques de ce Bride-
Jroom, le majordome qui nous les faisait admirer
lui demanda ce qu'il en pensait et malicieux,selon son habitude, l'anthropologiste me désignant du regard apprit à notre cicerone l'intention ou j'étais d'utiliser prochainement ce « réduit plein de simplicité »— musique de Gounod. — Ce jeune gentleman, ajouta-t-il, est environ vingt-cinq tois millionnaire et c'est pour conclure un noble mariige — musique de Meyerbeer -— qu'il est aux Etats-Unis.
‘autre immédiatement tomba dans le panneau.
Cet homme avait une figure rebondie de rustre et deux longs favoris qui lui donnaient l'air d'un macaque. [Il me demanda gravement quelle serait la date approximative de mon mariage. Chut, é'oufai-je, j'épouse la plus riche héritière du Connecticut et je vous promets m4 pratique... mais rien encore n'’estofficiel...piusunmet...J'enaitrop dit...
Respectueux l'oberkellner n'insista pas. Cependant m'ayant vu sur la fin de notre visite sortirun paquet de caporal supérieur des poches de mon pardessus et rouler modestement la cigarette du Chatnoiriste, il parut concevoir des doutes sur
l'énormité de ma fortune et disparut l'air vexé.
En sortant j'attrappai le docteur.
— C'est égal, dis-je, vous en faites de belles. Me voyez-vous nris au mot et forcé après une nuit passée (quel cauchemar) seul au milieu de ces magnificences rotschildesques, dé régler une note de cent dollars...
— Bah, fit le docteur, un télégramme à votre
oncle et l'addition se trouvait payée... comme park
enchantement.
— Ça, concluai-je,pour une jolie idée, c'est une jolie idée. Docteur comme pénitence je vous con. damne à me permettre... un sonnet.
— Jamais... plutôt la mort!
— Alors je télégraphie à mon oncleet j'empoche les vingt-cinq louis en me réclamant de votre autorité.…
— Soit, se lamenta le disciple de Broca,je consens un sonnet... mais pas plus!
Et nous quittâmes le Walhdorff. Le Prince marchait devant. M. Léandri et moi les yeux fatigués de tant de clinquailles et de chamarrures rêvions d'une nuit tranquille, passsée dans un lit enfin immobile.Le docteur, redevenu yankee, considérait ce luxe épateur comme tout naturel et quant à M. de Pierrefeu,avec son esprit raordant de provencal il trouva dans ses souvenirs de croisière quelque chose de beaucoup plus fort !
Les jours qui suivirent furent employés à diverses excursions tant dans New-York qu'aux environs, Ce qu'on pourrait appeler les « paysages » de Ja grande cité américaine, nous ne devions les goûter qu'à notre retour,au mois de juin,où New- York est superbe.Avril est 1à-bas un mois trouble,
se succèc jette vill 1oderne qui est | omprenc ‘est à ce Un seul redit la :
de la Fifh sement à € éralemen apporta « inquante tait quel.
ionnaire, d Vie à New aise dans icisme y 1 ans aller d'a rien du ante en hc les tendan plusieurs < Knickerb hollandais ont des per ules, sortes ration et r ita la très
in, publici
omme se ] ui avait p ouvait voi
arrétaient
incohérent où la pluie,le soleil,la neige,la chaleur$é :: mm
se succèdent avec une bizarrerie déconcertante. jette ville étrange, formidable, sorte de Carthage moderne agenouillée aux pieds d’uninvisible Baal qui est le dieu « Money », je ne devais bien la omprendre, bien la pénétrer qu'à notre retour et ‘est à ce moment que j'en parlerai.
Un seul mot en passant, New-York est sans convotre Bredit la ville riche de l'Union. Les grands clubs e par Sie la Fifht avenue mirent le plus aimable empres-
ement à ouvrir au prince Roland leurs portes gé-
t une Mhéralement très fermées. Notre « chief of party » con- apporta des soirées passées parfois au milieu de Rinquante ou soixante gentlemen,dont le moindre
tait quelque chose comme huit ou dix fois mil-
Doche lionnaire,de très piquants aperçus. Du reste,la haute re au-Wie à New-York est européenne --et même franaise dans tout l'agrément du mot.Un certain scepcon-Micisme y règne ainsi qu'une liberté d’allures qui, ans aller jusqu’au sans-gêne comme à Chicago,
> mar- Ma rien du cant hypocrite et de la raideur protesigués Mante en honneur à Boston. On y aurait volontiers vions es tendances aristocratiques et,de fait,il s'y forme nim-Bblusieurs «gentry » distinctes. En tête sont les érait ik Knickerbockers», descendants des vieux colons
t à M.Bollandais et qui vivent extrèmement retirés. Ce
encaliont des personnagesun peu surannés, un peu ridi-
elque ules,sortes de marquis de Carabas retour de l'émiration et ne fréquentant personne.Le Prince nous
à di-Mita la très drôle invention de ce personnage max en-Mn, publiciste phiosophe sachant admirablement iges »Momme se Joue le clavier des ridicules humains et
ns lesMui avait publié une liste des personnes « que l’on
New-Bouvait voir » à New-York.Les « purs »,selon lui,
uble. Marrétaient au nombre modeste de 140, mais il
aleur (Æ :emma que 139. Ce 140°, cet X°*", dirait le
rexé,
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subtil Andrieux, chacun voulut l'être et la liste fit fureur. Le goût impérial, le retour aux déc à tions artistiques du commencement du siècle fi rit sur les rives de l’Hudson comme dans toute l'Amérique. La mode y fut,au premier empire bien avant que ce mouvement eût pris chez nous forme décisive. Je n’en veux pour preuve que la très in:
ans les sal ée par le erry-boat, eau passa ombres à roche où | hargés d'u
téressante soirée que donna,en l'honneur du princelS jeter sur 1 à une des femmes les plus charmantes et les plu assagers, 1 intelligentes de l'Amérique, Mme Mott, qui dl Pour trot | son élégant hôtel, fait le musée Napoléonien ldvoisinants | plus complet et le plus riche quise puisse voir. euse, leur: | La journée du 7, veille de notre départ poutiippels tand | Washington débuta par une tempête de neigelhes exécut ( neige, à la vérité, peu redoutable puisqu'elle fonÆKrentes et d a] dait presque aussitôt tombée, mais qui n’en était palas funèbr | moinsinattendue aprèslessept jours de beau tempskonservatoir |
et même de petites chaleurs,écoulés depuis notr | arrivée. Nous dûmes au moins à cette giboulédkes remorqu matinale de voir la physionomie de New-York soufe l'Hudson la neige. A travers les hautes glaces du hall nouBute une c regardâmes mélancoliquement passer les tramfavers cet h : ways, leurs toitures toute blanches, aller et vel Une masse nir les passants, luttant, le parapluie en avant vague d contre la rafale et pataugeant .de leurs énormelccoutumai snow-boots dans une boue grisâtre. Le ciel du rest Le long fc ne tarda pas à s’éclaircir, et la légère couche d@ilée d'éno: neige qui avait mis aux maisons des couvertureleu à peu nc d'hermine fendit, disparut en un instant, La plui@ant arronc avec toute une escorte de brouillards parut aussBussé et sa ] tôt et,le lendemain matin, quand nous nous dif@ capitaine « rigeâmes vers le pier de la Pensylvania raileuvre Au c4 road company, une épaisse brume envahissallrd du fleuv l'Hudson , voilant l'énorme fleuve. Le specti Passage ce cle était saisissant. Tandis qu'à l'intérieur du pidSlement bon
pngeait, s'é
IMPRFSSIONS D'AMÉRIQUE 85
ans les salles d'attente, une toule silencieuse aga- “alée par le mauvais temps attendait l'arrivée du fi: 8erry-boat, devant nous, comme derrière un riouteeau passaient et repassaient de vagues masses bieombres à peine devinées malgré la distance très ormelroche où elles évoluaient, d'autres grands ferrys s infhargés d'une foule compacte,et qui s’apprêtaient ince RS jeter sur le pavé de New-York la masse de leurs pluMBassagers.
1i def Pour trouver plus sûrement le chenal des piers en lvoisinants dans cette atmosphère obscure ettromir. euse, leurs hautes cheminées lançaient de longs poutppels tandis qu'à chaque station, d'énormes cloeigeMhes exécutaient toute une série de sonneries dife fonMrentes et déterminées.On eut dit un concours de it palas funèbres ou de tocsin exécuté par tout un empsMonservatoire de sonneurs. Tout ce vacarme s'alnotrMbngeait, s'étendait, s’augmentait encore du sifflet oulédes remorqueurs,des cris des pilotes se hélant et, soude l'Hudson jusqu’à la rive opposée,montait aussi nouMute une cacophonie bizarre, sinistre même, à tram@avers cet humide écran de brouillards.
et vel Une masse plus noire que les autres se détacha avantu vague de l'horizon borné auquel nos regards ormelaccoutumaient.
rest Le long ferry du Pensylvania s'engagea dans he d@llée d'énormes palissades qui constituait le pier. rtureeu à peu nous distinguons nettement son large plui@ant arrondi comme un ventre, son pont suraussi@Bussé et sa haute cheminée avec le petit kiosque s diff capitaine d’où partait une série de sifflets de maraleuvre.Au centre—nous laissant revoir le brouilissard du fleuve comme à travers une lorgnette — pecti passage central réservé aux voitures et littéu pidBlement bondé de chevaux et de charrettes.
hr rie RCE de. RENE aa ees
al
TE RE a.
Les deux côtésde l'avant étaient noirsde monde Le large bâtiment transportait certainement la po pulation d'une jolie sous-préfecture française, et en effet,lorsqu'il fut amarré,ne formant plus qu'u avec le sol ferme du pier, malgré la largeur de issues, il fallut bien cinq bonnes minutes à cett foule rapide et pressée pour passer du ferry à terre
L'opération terminée, on ouvrit les portes di notre salle d'attente et des passagers en nombr presque égal allant vers New-Jersey remplacèrer
ntendait « Joche puis mbre mot ble d'un 2 e bitimen mes mêm:
es précauti n appel de otre oreill lus rappro
ceux qui venaient de descendre. Les voitures,palB;t1inemen siblement, sans cris,à peine un coup de fouet clBouvimes u quant l'air par ci par là,embarquèrent. Nous no; de bras dirigeâmes vers l’avant. Outre l'heure matins de che
l'inévitable tristesse de cette perspective brumeu nous avait saisis. Le Prince cherchait dans le A rald les dernières nouvelles d'Europe, le docte retrouvait des sensations évanouies depuis cin quante ans. M. Léandri avait découvert un de c petits gamins cireurs de souliers qui courent sur la ferrys leur boîte à la main en criant :« Schain».C bambino était italien et tout en brossant écouta M. Léandri lui parler sa langue natale, un rirei contentement montrant toutes ses dents blanche
Enfin M. de Pierrefeu avait allumé sa pipe # suivait avec intérêt la manœuvre de l'espèce dShinet médid proboscidien qui nous emportait, Autour de n0@Bjes ferrées rien que des gens enfoncés jusqu'au chapeau dass et de n les différents « papers » de New-York; rien Gendre, les cd des physionomies plongées dans la plus abs barlors et bante lecture. Le train pa
Peu à peu nous avions démarré, quitté le chen&nt des co Nous étions en plein Hudson. Autour de nous éWérique. D luaient d'autres bateaux dont quelques-uns malt los vast chaïent perpendiculairement à notre route. (4: maigre ba
nsylvania.
anœuvre, :
s, vint bute énagé à l’e ns le demi inutes apré rlor-cars d On sait que ssédent de ‘établis cor acieux et n
ndeMatendait d'abord leur sifflet, leur sirène ou leur a polloche puis on voyait passer à peu de distance une >, embre mobile. Malgré le danger constant et terju'uSble d'un abordage avec cet incessant va et vient r defe bitiment les accidents sur l’'Hudson sont rarisceti@imes même par les plus épaisses brumes. Le luxe terres précautions n'est pas, on le croit, chose inutile. es 1 appel de cloche toujours le même frappait il mbrotre oreille depuis quelques instants ; il devint TE | èrendlus rapproché, plus strident. Nous gouvernions RE À S,Palrtainement droit dessus et en effet, nous nous : et clouvimes une fois la cloche visible — sonnée à s nOUBur de bras dans une logette parun gentleman en tinal@as de chemise — juste en face du pier de la meunsylvania. Le Feyrv recommença son éternelle le HäBanœuvre, s'avanéa entre les deux haies de piloocte. vint buter intentionnellement contre un cintre l is cifBénagé à l'extrémité et s’emboïîta sans une faute de cs le demi cercle du quai.Nous descendimes.Dix sur Minutes après nous étions installés dans un des n». rlor-cars du train en partance pour Washington. fe out On sait que Tes wagons de luxe dits parlors-cars hi rire ssèdent deux rangées de fauteuils latéraux. Je ncheSetablis confortablement dans un de ces sièges 4. >ipe MBacieux et monumentaux comme un fauteuil de BE èce binet médical. C'était notre premier pas sur les N e no@Bies ferrées de l’Union. Pendant combien de | u dafurs et de nuits allons-nous les prendre, les ren Jendre, les connaître et les pratiquer ces fauteuils ab50% parlors et ces « boxes » de sleeping P Le train partit sans un sifflet, sans un avertisseher@nt des conducteurs, comme il est d'usage en us éSnérique. Devant moi à travers les vitres, ou s mMutôt les vastes glaces du parlor, je voyais défiler te. We maigre banlieue où le printemps tardif n'avait
pas encore mis même une espérance de verdure
ou de floraison. Les villas, cet éternel modèle di Qu'on n la villa américaine, véritable joujou, miniature{'e 1€ Säcri agréables s'alignaient 1°s unes — maisrarement po". Je ne en briques et à deux ou trois étages ; la plupart «°° et mé bois, jusque dans leurs toitures,avec de petites vefpomme cœ randas supportées par des colonettes plâtrées. [fus Somm y en avait de nouvellement peintes, toute blan icains lesqu
aisne sero:
ches, très propres, et de vieilles sur le bois des quelles grimpait comme une lèpre.
Et toujours autant que la vitesse du train le per mettait, à travers les baies à guillotine des pièce on apercevait de gentils intérieurs, tout un luxe un bonheur de propriétaire, d'homme libre che lui, non persécuté par la tourbe des concierge
éreuses et t os qualités pus le poid:
ominante, s outumes ar Homme d'une
des gérants et des voisins comme dans nos immeu Oui l'adag bles-casernes. On devinait d'un coup d'œil tout ns: Les p. cette petite fierté des ménagères anglaises et amé histoire—p ricaines qui trouve moyen de meubler,de bibelot Et voilà } ter, de draper, d'agrémenter un salon avec rien@/0"T aux Et alors que chez nous — beaucoup plus riches peu dé seu inte être, mais aussi beaucoup plus rares — sont IdWf°" Moins ai salons coquets et les luxueux intérieurs. la vie prat
vieille Eur Toutes ces lient de se
Et c'est là la grande supériorité de la race angl saxonne. Ce bien être familial posé au-dessus tout. Le mariage facilité, le bonheur conjug prôné, recherché ; et l'on n'attend point comni}48es du chez nous d'y être usé, croulant, vanné pour fttére, semé créer une famille. A la vérité on commence ilf'°° bestiaux caiculer les chifires des dots, à faire du maria lS poursuit une âpre'aflaire; mais si ces mœurs latines vie Castoria ! C: nent à triompher (comme l’appréhendaitil y a pi ‘°Mme le de temps un journal anglais) la prospérité delf°"nes parais grande race colonisatrice pourrait s'en ressent intes en raiso cruellement. ‘s Voisins.
ysionomie
de D Qu'on n'aille pas conclure de ce dithyrambe ue Je säcrifie traîtreusement mes compatriotes.
ures : à
it on, je ne m'aplatis pas devant le génie des yan- Gi même je reconnais que, comme société, ,eomme cœur, comme délicatesse, comme tact,
< ous sommes bien autrement doués que les amé- . Bicains lesquels peuvent être d'amusants old fellows
ss aisne seront jamais des natures spontanément gé-
éreuses et tendres,et fines. Mais à quoi bon toutes per 0$ qualités puisqu'elles sont étouffées, broyées A ous le poidshonteux de l'idée « bourgeoise » pré- Lux ominante, sous le fatras des lois démodées et des
chdMoutumes anti-naturelles dont nous ont cerclés, Somme d'une ceinture de fer,lasuccession des âges. Oui,l'adage est profond et vrai,sur ce chapitre du joins. Les peuples heureux sont ceux qui n'ont pas histoire—partant pas d'héritages fâcheux à subir. Et voilà pourquoi j'ai eu pendant tout mon jour aux Etats-Unis le chagrin de constater que es gens intellectuellement et philosophiquement en moins armés que nous, sont, sous le rapport la vie pratique, incroyablement en avance sur vieille Europe.
Toutes ces réflexions je les faisais comme acheient de se dérouler à mes yeux les derniers aysages du New-Jersey, paysages sans grand cactère, semés de prairies pelées où broutaient de Dres bestiaux, coupés de ci de là d'usines, et où bus poursuit une pluie de réclames hallucinantes Castoria ! Castoria ! —ou—Admiral cigarettes». Comme les premières ondulations pensylvaennes paraissaient, mais basses et peu intéresntes en raison de la proximité des côtes,j’observai es voisins. Tous ou presque tous avaient cette ysionomie nervoso-bilieuse que donne l'activité
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et la lutte commerciale trop intenses, le visage. dons
sanguin, rougi par plaques, résultat évident de he mors fièvre « des affaires »; car, pour ne pas détesterhR tranchant le Whysky, l'américain, en général ne s'alcoo. phanéité tr lise que modérément. Mais la rapidité d’une vi nières d réglée à la vapeur, l'absence de toute fantaisie, de, .; égaye ( ‘oute flânerie en dehors du repos du soir use ee, de fo brûle cette race aussi sûrement que le feraient: Les fleur: les excès contraires. J'acuité d'u:
Au fond du wagon deux vieilles dames se re? disent passaient réciproquement des journaux. En fac, méme : de moi une de ces originales comme il en abondely, chrysal en Angleterre, et comme Maupassant en a magisohérente a tralement peint quelques-unes, ne restait jamaisk imaginatif
immobile ; tantôt des profondeurs d’un ridicule
xquise de gros comme un sac de nuit elle tirait tout un jeu
de parfums, tantôt elle rajustait à l’aide d'un à she dot minuscule nécessaire le désordre de sa toilette] !°" beauty Like a ric
tantôt enfin elle se plongeait dans la lecture d'u petit livre recouvert par elle-même d'une houss de soie et s'’arrêtait par moments en poussat Te «Ahlles ff: de gros soupirs. Fort heureusement, pour mi; S; bea distraire de ce voisinage encombrant, j'avais {he joy: l'extrémité du wagon les rires perlés de deukéicuse be jeunes ladies presque des enfants! Elles sont létuce trou seule chose charmante et je n’hésite pas à dif Et C'était e exquise de cette race américaine si peu faite : plus puisse en général, pour les sensations inutiles. De ce nes, tout u gamines que n'ont pas encore démesurément 498, grandes
longées les exercices physiques et qui sont à cet@onit avi limite troublante et si tendrement énigmatique d@,e ,éituble l'âge injustement nommé ingrat, de ces fillett®,.. jour, t au teint frais, aux yeux hardis et pleirs de lumière}, 3. A
aux manières libres et garçonnières, se dégage 19}, prosaiq rayonnement. Partout sans doute la jeune fille& ni plu
Beauty twe
ces dons charmeurs mais ici, encadrées dans la foule morose, sérieuse et ennuyée des hommes, tranchant sur les allures de chien savant, la diaphanéité trop tardive et la liberté « voulue » de Imanières des femmes, elles ont un je ne sais quoi qui égaye et console l’âme latine. Quant aux neveux de l’oncle Sam ils ne font aucune attention à ces fleurs subtiles qui ne se révèlent pas par J'acuité d'un gros parfum. À quoi sont-elles bones ? disent-ils. Pas à faire des enfants à coup sûr. pas même à tenir un ménage. Ce sont pour eux des chrysalides avec toute la laideur généralement is inhérente aux chrysalides. Et c'est pourquoi latin maginatif et rêveur j'avais ouvert cette page xquise de Shakespeare où Roméo s'écrie :
O, she doth teach the torches to burn brigth! Her beauty hangs upon the cheek of night Like a rich jewel in an Ethiope's ear
Beauty two rich for use, for earth too dear !
«Ahlles flambeaux apprennent par elle à resplenir. Sa beauté brille au visage de la nuit comme 2: riche joyau à l'oreille d'une Ethiopienne, Trop récieuse beauté pour qu’on ose en faire usage, réature trop adorable pour ce monde !»
Et c'était en levant les yeux du texte anglais,où e plus puissant des tragiques évoque,en quelques
Mgnes, tout un monde de poësie,que jecontemplais es grandes fillettes insouciantes et rieuses. L'une ouvait avoir quinze ans, l’autre un peu moins,et ne véritable mélancolie m'envahissait de songer uun jour,toute cette éclatante et indéniable plendeur se résoudrait en la plus grimacière et la lus prosaïque tournure et que si le hasard me amenait plus tard en Amérique j'y trouverais
deux mères de famille mouchant une douzaine delrestii stu babys, veillant à la propreté du crachoir maritalBfiites en ! et lisant Byron ou Longfellow comme on lit lservition cuisinière bourgeoise avec la studieuse mais bornéel quen Am attention des écolières « raisonnables ». es lemme Partout je les ai retrouvées ces exquises yung'} h'eussent | misses, sinon elles-mêmes,du moins d’autres tou. prais elles te pareïlles.partout j'ai constaté la parfaite indiffé-Rs ent point rence de l'Américain pour ces mignonnes inutilepossibles, et partout j'ai laissé mon livre et mon journal pou: barbe gt suivre leurs ébats pleins de grâce ramassant pour tait le p moi, français, ces miettes des sensations absoly-n aPerceve ment méprisées par le yankee. pr convers Comme nous approchions de Baltimore qu'an Pi Proussail nonçaient assez tristement de grandes bâtisses qu'on ne Je la meil
devinait pleines de machires, un mouvement de tramways et d'elevatéds, j’allai à l'arrière du con: voi respirer l'air du dehors, sur l'espèce de plate. forme qui termine tous les sleeping et les parlor de l’Union. J'y étais à peine que les deux petite américaines y vinrent.De gros bonbons aux formeifent dans ce bizarres craquaient sous leurs dents etelles étouff{0ts causez faient de petits rires. Sachant qu'ici elles étaien@"S les hôte pour tous des enfants, presque des babys, je leud” l'Amériq demandai : FRUQUS — Whisis this station, please. ropéens, 1 Alors avec un grand sérieux et des efforts sûr cellence. prenants d'amabilité et d'ubligeance, elles me réf -ux mêm pondirent. Quand les phrases devenaient difficile adoption oi je les arrêtais. Allez donc — Ican dot understand. difficult. alie et aille Et au milieu de grands rires, insouciantesd "eront n naives elles répétaient leurs phrases. Puis à lei" du globe tonr elles me questionnèrent. — Vous venez i Après Balti Paris. Vous faites un voyage d'agrément ? Et} ‘°ntait pro
lashingtor n français, les qu'il lu
Car c'est]
restai stupéfait : les deux demandes avaient été faits en francais. Je constatai la justesse de l'observation faite au début du voyage par le Prince
ts : 4
eneau en Amérique presque toutes les jeunes filles et les femmes parlent notre langue. Sans doute elles
ang n'eussent pu prononcer un discours académique,
tou Mnais elles parlaient suffisamment avec un joli ac-
aie cent pointtrop britanniaue et des petits gestes imbossivles. À un certain moment, un monsieur à
ua a barbe grise, les yeux gros de sommeil parut. pour ‘était le père.Ëlles l’appelèrent gentiment et lui, sol-Mr'apercevant ne parut point étonné de nous voir
bn conversation.Au contraire, il nous sourit dans juan M: broussaille patriarcale. J'allai au-devant de lui qu'oill tluiadressai la parole.C’étaitun homme charmant né je la meilleure saciété du Maryland et jusqu'à
lashington il m'entretint tantôt en anglais,tantôt n français,de sa patrie et des qualités innombrales qu'il lui trouvait.
Car c’est la encore une des choses qui vous frapent dans ce diable de pays. Tous ceux avec qui ous causez dans les Pulmann, sur les bateaux, ans les hôtels n’ont qu'un mot à la bouche, l'éloge e l'Amérique : Nous sommes heureux ici, moneur, nous n'avons aucun des lourds soucis des ropéens, l'Amérique est vraiment le pays par cellence.
Ceux mêmes qui sont seulement des américains adoption ont au moins autant d'enthousiasme.
Allez donc voir en Allemagne, en France, en alie et ailleurs si vos compagnons de voyage joueront n’avoir rien à désirer et habiter la ré- LA Jedi0r du globe la plus privilégiée.
nez MA Près Baltimore l'horizon s'élargit subitement, > Et sentait proche l’espace formidable de l’océan.
1 Con:
plate:
>arlof petites orme étoul étaient je leuf
ts sut me fr fficilé
tes €
eee
À ce moment même le soleil se voila de nuage
prêts qu gris et une teinte douce et reposante, s étendit sy
étaient | le panorama au milieu duquel filait le rail-roah. po Des bouquets de bois, des lieues de forêts APPSose évoq raissaient sur la droite et le cadre s'agrandissait RD ic ce
des proportions plus sauvages. C'était bien ie est, v paysage américain que Chateaubriand a décri} ; éd Non pas celui des forêts vierges et des savane Char
mais celui qui, dès son arrivée, frappa le premide,. compl ses yeux par sa poësie mélancolique. D 'attendai
De la plate-forme où j'étais, j'avais,en appuyales et cet sur an des boutons électriques répandus à prof fisait n sion ‘out le long des parlors, fait venir le « porter le nègre en uniforme que nous devions voir da tous les Pulmann et dans tous les Wagners car Moyennant vingt « cents » il daigna m'apporter] plus détestable cigare que j'aie fumé dans tou l'Union où, Dieu sait, les invraisemblables « infet tados » pullulent. Néanmoins sollicité par |: devenu vit je l’allumai courageusement. J’en av à peine tiré quelques boufées qu’un coup ami me fut frappé sur l'épaule et je vis le docteur, q tout gaillard, ses yeux pétillants derrière ses gro ses lunettes contemplait le paysage et d'un ga embrassant tout l’horizon semblait me dire: « H ça n’est pas mal!
L'estuaire gigantesque de la Delaware comme çait à ce moment à s'allonger à l'infini — sur no gauche; le docteur dithyrambique s’écria :
— La Delawarre — voilà cinquante ans bien que ie me baignaïs ici même ou tout près — «i caleçon sous l’œil bienveillant de la grande nat américaine. Tout cela était superbement sauva Partout où vous voyez ces champs, ces { mes, ces cottages, s'élevaient les plus splendil
Din Mais c quittez fi mps, l’on meuse ha!
l'arrière d antan —.
q où six ace des £ ez quelq hés de la ‘quels vo le et ind rie de vue changem Après Ja
au apparu te fois les baie de C ient morts in filait su ras de l’e; rouler sul vue la baie
ua ge dit sul -roal appa [ssait en < décri \v ane re mi
prêts que vous puissiez imaginer. Mes parents étaient fixés là. À cette époque les colons établis r ce point de la Lelaware se comptaient, et si ose évoquer un souvenir bien lointain, je la tra- Rersais cette Delaware à peu près à cet endroit-ci. Ile est, vous le voyez, d'une jolie largeur. Mais, | Léandre, j'étais attiré vers l’autre rive par une cs charmante enfant dont les traits ne se sont hs complètement effacés de ma mémoire. Elle D'attendait au bord du fleuve, sous les grand arpuyales.et cette végétation alors admirable et touffue
profféS= faisait notre complice... Ah ! tout ceci est bien orterMBin. Mais ce pays est décidément surprenant.Vous oir da@ quittez forêt vous le retrouvez ville. Où, de mon
rs Camps, l'on avançait la hachette à la main — cette
>ortermeuse hatchett suspendue — que vous avez vue ns toiMl'arrière du wagon, dernier vestige de l'existence &inftantan — vous avez aujourd’hui le choix entre
paf l' ’en av D ami eur, dl ses gri un g& e: « Hë
q ou six lignes de chemin de fer! Et à la ace des grands arbres ligottés de lianes vous ez quelques bouquets de bois qui semblent déhés de la forêt de Saint-Germain et à travers quels vous apercevez toute une vie commerile et industrielle... des villes, des villages... à rte de vue ! — Ainsi parlait le docteur -— surpris changement opéré dans le pays de son enfance. Après la Delaware d'autres immenses nappes au apparurent, toujours sur notre gauche.C'était te fois les diverses échancrures intérieures de baie de Cheasepeake.Ces golfes immenses semient morts. Leur eau n'avait pas üne ride. Le in filait sur des ponts de bois construits presque ras de l’eau peu profonde, en sorte qu’on eût rouler sur la surface même des flots. A perte vue la baie se déployait dans sa grandeur mé-
ommt sur n0 s bien s — $ de naît sau Val ces Î blendi
lancolique ; un petit voilier de pêche se balanG@, ble au souffle à peine sensible de la brise du large. CD à il fa fut le seul point qui vint rompre la monotonie 48... jes é ces vastes lagunes car cette part'e de la baie qu, je mot nous longions ne conduit à rien, ne mène nul he ou part, la creusée des eaux s'arrête là et la navisiour d'e tion se fait au centre même de l’immense balle ja d n'ayant que faire de suivre ces côtes tout à à bonheur désertes, stériles et peu fréquentées. le le solei é-. e. eu 1, te de 7 D EL © ndre brüûl
À mesure que nous nous rapprochions de Wient de t hington nous constations une élévation sensibBent surpr de la température. Sur la plate-forme, un ve une plat tiède — un vent du midi — soufflait, Nous avi bour no: laissé New-York sous la neige et nous nous tro bien ce vions maintenant en pleine région chaude. le entente printemps tardif n’avait pas encore mis une feuiltout com aux arbres; mais dans les champs, parmi les herb@B;s malsain
des prés nous distinguions des fleurettes en pleil éclosion. Un parfum de campagne, une puissar odeur de sève nous soufflait au visage et tous cinq,cahotés par l'allure rapide du train, couvef de poussière et de fumée, nous restions songe captivés par cette poësie indéfinissable de la be saison. Nous étions seuls, d’ailleurs, sur la gale d’arrière du train. Malgré la frappante transfort tion du climat tous les voyageurs demeuraient d l'intérieur des cars dont les doubles vitres étail hermétiquement closes et où la température ét absolument intenable. Les serpentins selon lan thode américaine conduisaient à travers le wa la chaleur d’un poële énorme placé à l'arrière dMous passo un petit compartiment. Les américains, nouMneux et b: vîimes par Ja suite, ne sont pas seulement frile@Bantune séri, ils se complaisent dans des atmosphères influe une cu
Là où chez it de n’av diatement s un espad nt du feu, les couver hédiats c duisent su e manie. P ouvoir à] lehors que igrades.… bien pau
mblables. Il ne s'agit pas pour eux d'éviter le oid il faut encore qu'une atmosphère comause les écrase dans leurs fauteuils et que, bercés ir le mouvement du train, ils puissent dormir la puche ouverte le Herald ou le World répandus tour d'eux — de ce sommeil de plomb que nne la demi-asphyxie. Hommes et femmes tout bonheur de cette véritable cuisson et, tandis je le soleil se chargeait déjà à lui tout seul de ndre brûlante la paroi extérieure des cars, ouaient de temps à autre des jeux lourds et paraisent surpris de voir ces cinq gentlemen debout une plate-forme. Tout le long de ce voyage ce pour nous un continuel étonnement de voir bien ce peuple qui, sous d’autres rapports, a e entente nette et énergique de l'hygiène, a btout comme un amour du renfermé et des chars malsaines qu'engendre un chauffage exagéré. à où chez nous on ouvrirait tout, on se plainit de n'avoir point assez d'air; eux ferment imtous IMiiatement toutes les issues, et fussent-ils cent couvelBs un espace à peine suffisant pour vingt,réclasongelnt du feu, des pcëles bourrés jusqu à la gueule la belles couvertures. — Sans doute les fréquents et a galenédiats changements de température qui se nsformduisent sur la côte atlantique excusent un peu ient die manie.Pourtant, de voir ainsi les américains s étai@houvoir à l’aise dans des étuves,alors qu'il fait ure éichors quelque chose comme 18 ou 20 degrés bn la igrades... cela donne de leur complexion une le wag bien pauvre. | ière dMjous passons au-dessus d’un grand fleuve sanoufBneux et bas. Enfin nous traversons en ralenfrileMBnt une série de pelouses dont le vertchatoyant s invque une culture et des soins savants. À l'hori-
le W ensib in ve s a io!
1s tro aude.
e feuil s hert n pleit Duissai
zon s'esquisse une grande ville dominée par wn série de monuments trop blancs et d'aspect m sif... un Panthéon d'une belle hauteur émerge:
Je dois rut plus
sur la droite, sur la gauche un gigantesque ob pres que... Nous arrivons à Washington et nous trad. habitar sons, en ce moment, les jardins du Smithson; Congrès Institute qui fonc avec ceux du Capitole et de ministrat Présidence comme une ceinture de verdure il nementa capitale de l’Union, du côté de Potomac. Ci, temps façon d’entrer dans la ville gouvernementale épouvan assez gracieuse et quand on sort de l'utilise, ex New-York on voit avec plaisir des jardins f, pour ma pour le plaisir des yeux, des plates-bandes ; Darvins à gnées,des arbres taillés, des serres et tout l’attids. me con enfin d’une cité élégante et coquette. n intentio * C mes pl s 5 + out a “re Cette arrivée — par des jardins fleuris — ( plus aima
la ville capitale, construite d’ailleurs sur les pl d’un français: le major Lenfant, nous avait d' tant mieux disposés qu’une température de jui avait fait éclore sur les branches des arbres dell ritables perlées de fleurs.Les magnolias donts touraient les édifices publics étaient superbes. souffle parfumé emplissait la magnifique ave Pensylvania, orgueil de Washington et par laqu le Prince nous conduisit tout droit à l’Arlins hôtel. L'impression reposante que nous ca:
cette cité pleine de monuments, aux rues pais bordées d’élégantes boutiques que n’envali aucune brutalité industrielle, ce beau ciel du ryland que célèbrent avec raison tant de ch populaires américains — tout cela devait no duire après le fracas, l’affolement et le surcl fage de la vie New- Yorkaise. Nous fümes con(
son, du S cts les pl F centre de lévidemmd 4-Avenue néusement OÙ Six rue Île. Là, son € imposa se parmi d’ Ssion bab etit monti he, les m es d'usage tratif, A ]a venue ; du ble extéri
ru Je dois dire que l'esprit des Washin toniens me mrut plus hospitalier que celui des autres amérigens Est-ce la présence des diplomates étrangers bé côté politique — partant plus accueillant — ravis habitants qui presque tous appartiennent soit son Congrès, soit à la magistrature, soit à la haute t déministration... toujours est-il que la ville gouire iBBrnementale de l’Union est une ville de «clubs » . Ce le temps se passe en réceptions continuelles.
tale épouvantable ennui pèse, d’ailleurs sur ces cétilitimonies extrêmement froides et prétentieuses, ins D pour ma part, après y avoir été pris trois fois, des Sbarvins à me dérober à de nouvelles invita-
V’atti@hs me contentant de renvoyer à ces gentlemen n intentionnés, mais bien rasants, ma carte c mes plus vifs remerciements.
out a été dit sur Washington dont un savant plus aimables et des plus complaisants M.
son, du Smithsonian Institute nous fit voir les cts les plus intéressants.
e centre de Washington, le cœur de la cité, évidemment cette Pensylvaniä,familièrement a-A venue, large comme notre rue Royale et neusement bitumée. Là, viennent aboutir les ou six rues un peu animées de cette ville of- Île. Là, sont les plus beaux magasins. Cette e imposante part du Capitole, dont la masse je parmi d'épais feuillages au sommet d'une ssion babylonienne de terrasses, pour aboutir etit monticule où sont groupés la Maison he, les ministères, la Trésorerie et d’autres es d'usage non moins gouvernemental et adtratif. À la nuit tombante elle est délicieuse avenue ;du Potomac qu'on ne voit pas —car toie extérieurement la ville — monte une
surci
Er
Es
RE RE SE : ce
fraicheur qui se parfume aux massifs des groun@Brétais à dont le gracieux cercle enserre la capitale. Pan'arréèta ou pas de voitures. Seuls de délicieux cable — Ce,
cars vont, viennent, filent, s'arrêtent, eparteBational : dans un gai tintinnabulement de timbres. Et l'éBvidemm, reste honteux devant.la simplicité, l'élégance eterrible d: rapidité de ce système de tramways — surt existenc lorsqu'on se rappelle le triste funiculaire de Belle la camp ville et la difficulté inouïe qu'eurent à en assudles Etats à le service à peu près régulier, nos ingénieurs pales deux r
siens. On m'objectera que le sol de Washing@mploie n°. est plat. Je répondrai qu’à San Francisco les ri effet, ce ne font que monter et descendre des côtes indiBpèce part: cessibles aux horses-cars et que les cables-caiBle, l'envie fonctionnent admirablement... D'ailleurs le tri. sous co way À attelage et l’omnibus antique ont à HS Nord qu près complètement disparu en Amérique et l'adlin-tampos lioration qui en résulte dans le service des tr@ux pour p
Ées de bata € s'engage rés, compr« aquèrent es de l'ar Bal Meade ndonner u e sudiste à ur s'appré
ports en commun est saisissante, indiscutable,
Washington est la seule ville de l’Union dl les rues soient convenablement pavées et oi piéton n'ait pas à exécuter une danse des « pour traverser les rues ailleurs qu'aux carref (corners). C'est à Washington qu’existe auss! plus beau panorama de la bataille de Gettyshi fléau national qui sévit dans toutes les cités 41 ricaines, comme l’influenza ou la diarrhée int tile. Il n’est pas une bourgade possédant qué°PPant qui ou cinq mille âmes qui n’ait son panorama dur des sjer « Battle of Gettysburg » Avec cette belle igT0Sse atta rance de l’histoire contemporaine que possè@fMandait ]e les jeunes bacheliers de notre beau pays je mij°nt. On é ginais la guerre de Sécession comme une ess Soëxang de fantasia — une guerre d'opérette. Ce nom! déconcer Gettysburg ne me disait rien. Maiscomme jen ©nfin maït
jrétais à un « chinage »consciencieux le docteur
2 noter Ne
Es n'arrèéta d'un geste.
LM — Ce combat dont les yankee ont fait un rasoir arte ational a été sérieux, très sérieux, dit-il. Ce fut + évidemment le point cultainant de cette rivalité e eMerrible du Nord et du Sud où s'engloutirent tant ut existences et de fortunes. Là, se décida le sort Belle la campagne hardie menée jusqu'en plein cœur 1ssues Etats abolitionnistes par l’armée esclavagiste. + à deux mots abolitionnistes, esclavagistes je les ingl ploie n'en trouvant pas d’autres, mais à regret. es ri effet, ce furent bien plus des appétits d’une .s inBpèce particulière, une antique jalousie commerscale: l'envie portée à des voisins trop prospères
hi, sous couleur humanitaire, lancèrent [es gens Nord qui se fichaient des noirs, con me de Dlin-tampon dans la redoutable aventure. J'en ux pour preuve la présence dans les deux ar- Les de bataillons nègres. Ce fut le 1°’ juillet 1862 Je s'engagea l'affaire de Gettysburg. Les conférés,çcomprenant qu'ils jouaient la carte suprême, aquèrent avec une furia indicible. Les deux es de l’armée fédérale, commandées par le gé- Wal Meade furent à demi écrasées et durent ndonner une partie de leurs positions. La cavae sudiste après des merveilles d'audace et de eur s'apprêtait à exécuter un mouvement enoppant qui vraisemblablemert eut décidé en eur des siens la victoire encore incertaine.Mais Île drosse attaque dirigée contre le centre que col mandait le général Hancock échoua complèje mi ent. On était au 3 juillet la bataille durait a ed uis soixante heures !Les Nordistes voyant l’en- )i déconcerté firent un dernier effort et restèenfin maîtres de ce champ de carnage. 'Quel-
letr it à!
ot l'a es tri table.
on d et ol nes % arref auss!
ttysb tés al éeinl t qu ma (
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TS RES S—prre
ane GE Cat PE
que chose comme trente mille cadavres témoigni rent de l'acharnement réciproque des deux armée La guerre n’était pas finie mais la force du Su était brisée; comme toujours le succès empor dans la cause fédérale les irrésolus. La batailÿ de trois jours, comme l’appellent les américain
omac. L ionnée | ant à tat Vin. Îles ment. Qu ours des
assura la suprématie des Unionistes. La résistandbaveux, i des contédérés ne fut plus qu’une espèce à’agonis BB/aces. C’ BV Need Cr ei à ce ts SDS 0e trà
L'hôtel où nous étions descendus était à la fon ministr le plus ancien et le « mieux considéré » de W:@ quelque hington chose assez rare car l’amérisain général@Bayeur,de ment va au plus moderne cherche en tout ce quiresque te croit être le dernier mot du perfectionnemen@Bominatior L'Arlington Hôiel, fort confortable, d’ailleu e ayée — o{ avait, comparé à l'Hoffmann et au Wahldorf, hient dépl air de bon vieil hôtel de province. Il était bon@blution de de voyageurs et ces personnages mêmes m intfe la journe
isite discr« u temps, ils ngton hôte soleil affi C'est qu'a
güaient beaucoup. Dès le matin je les voyais réu dans le hall ou dans le ritting-room prenant postures les plus variées, mais généralement vi trés sur les fauteuils, un gros cigare à la bouc tout congestionnés du dernier repas absorbé n'échangeant entre eux que des paroles rarisylent abouti biques. De leurs yeux alourdis tous ces indivi@ues, toutes possédant — tous — le type parfait du charcullés puissants qui a réussi, suivaient le mouvement des voituifrix de leur qui se faisait devant l'hôtel, ne s’interrompant}que consi leur espèce de léthargie que pour exécuter mme unes dessus de leurs crachoirs la gymnastique hMoici encor tuelle aux américains. Rien ne saurait donner@fe étonnan idée de l'aspect parfaitement déplaisant deMmme à ses personnages qui étalaient complaisamment@ liberté Ja & purs défauts de leur race : le sans-gêne, Moir à Harp goïsme, la vacuité du cerveau et la satiété deModigieuse
a Su por taillé Cain stanté oni,
Ja toi e Wa néralk ce qu eme illeu lorf,
t bon “
m'int is réut nant
ent Vi
bouc
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arisyli
ndivi harcul
voit
pant uter
ue hi
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t de ment gène, été de
omac. La plupart portaient sur leur face congesjonnée la trace évidente de l'alcoolisme : Pour-
ant à table, rares étaient ceux qui buvaient du
Vin. Il est probable qu'ils se rattrapaient autre.
ment. Qu'étaient-ils ? Que faisaient-ils là plusieurs ours de suite,toujours balancés dans leur rocking,
aveux, indifférents, repus? [Is attendaient des Diaces. C’étaient des solliciteurs venus quelques-
ns de très loin, avec une recommandation pour
in ministre et qui guettaient de là leur nomination
quelque place de juge de paix, de trésorierayeur,de contrôleur,d’inspecteur...que sais-je ?— 'resque tous riches, ils ne doutaient pas d’une omination la plupart du temps cyniquement
Bayée — offerte au plus fort enchérisseur. Ils s’éhient déplacés pour hâter par leur présence Î?
olution de leur affaire. Une demi-heure,au milieu e la journée, leur suffisait pour rappeler par une
lisite discrète leur présence au ministre.Le reste
Lu temps,ils digéraient: prenant dans le hall d’Arngton hôtel des airs de gros lézards se chauftant u soleil affichant leur panmuñlisme avecbonheur.. C'est qu’en effet, c’est à Washington que vienent aboutir toutes les ambitions, toutes les intries, toutes les rival’tés de clocher. C'est là que
gs puissants agents électoraux vont demander le
ix de leurs services, la politique, étant en Améque considérée comme une affaire et même mme une sorte de ousiness plutôt déshonorante. ici encore une des caractéristiques de ce peue étonnant. Du premier bond, après avoir en
mme à ses débuts, apporté dans ia conquête de
liberté la plus noble et la plus pure ardeur,après oir à Harpers Ferry,à Gettysburg,donné la note odigieuse de l’affranchissement des noirs, les
américains n'ayant plus à mettre en quelque sort} la politique au service des grands principes et de grandes idées sont allés d’un bond, jusqu’au scepk tisisme le plus complet. Aujourd’hui, c’est bien di mépris qu'il sont pour le «politicien ».Rien ne sau rait dire la somme d’humiliante compassion qu prend ce mot dans la bouche d’un négociant di
reprécent:
Idéputatio!
riches, de let des lett gens poss sitent pas
| "e, leurs pare:
Broadway ou sous la plume d'un rédacteur à a. World.Et,à dire vrai,les quelques hommes, vivan Ji ne m'ap, . di ï àt donné (4 exclusivement de politique qu il me fût donné ont
voir justifiaient assez ce mépris curieux.Sentant k whisky d’une lieue, de mauvaise tenue, possédan des allures louches d'hommes d'affaire de qua tiers pauvres, ils donnaientune idée navrante à parlement auquel ils appartenaient et’ paraissaien
appréciatio a politique permets pc omprendr
. Mine parait pl plutôt se rattacher à quelque louche conditiol Fa sociale qu'à celle de représentant du peuple am ave ricain à la Chambre de Washington. La‘distanc éme dos
qui sépare un notable commerçant, un officier,u magistrat, un journaliste, un ingénieur d'un di puté est incommensurable. Antour des uns r'ëgo une atmosphère de respectabilité, un peu exagi rée mais réelle; autour de l’autre, des sourire s'ébauchent, les regards des hommes se croise comme quand dans une foule on vous désigne u individu mal famé. Qui dit politicien dit gentl man douteux. Ce peuple utilitaire et, avant toi travailleur, inventif,audacieux,a pour ces homnmt qui vivent d'autre chose q'ic du travail, le mép que professent seuls chez nous quelques grossie
ue direave élisque de ètres,est t ont de mau ple a été dé ponde en d ose qui fre est la faço nté. — Ce 21 base de e verdure e
Jon )nne de n manœuvres pOur ces « J'aignahts de députés ”* Mrieurement politique est le refuge des gens qui ont fait'de man. (mais vaises affaires et des coquins qui n'ont pas réusi broc) à l'é
Chez nous, au contraire, si bien des farceu
. sé | " Munissaient.
parviennent à subtiliser adroitement un mand
ut m'y rap
sorttà
td représentatif, lPhonorabilité et le prestige de la es
députation sont tels que des commerçants fort
“ | riches, des médecins, des notabilités de la science OU: des lettes, de gros propriétaires fonciers, des > sa
Mens possesseurs de fortunes considérables n’héitent pas à briguer une situation qu'en Amérique
nt d leurs pareils repousseraient avec dédain.
US Sommes-nous dans le vrai ? Avons-nous tort ? VEUT] ne m'appartient pas de résoudre ce problème. né. constate seulement l'opposition absolue des ant | ippréciationsaméricaines et françaises, du rôle de dal, politique et de ceux qui s'en occupent. Je me AS ermets pourtant de préférer notre manière de ite d tomprendre la représentation nationale laquelle ssaiel
ne paraît plus digne d’un grand peuple d'une gran- Je nation ayant un idéal et des vues élevées.
Pour revenir à Washington, il faut rester sur le harme du premier coup d’œil. De ses monuments ue dire avec la meilleure volonté du inonde: l'Oélisque de cent vingt-cinq (ou cent cinquante) ètres,est tout simplement ridicule.Les ministères ont de mauvais devoirs d'architecture. Le Capiple a été décrit mille fois: tous les guides du onde en donnent les moindres détails.La seuie ose qui frappe dans ce monument vaste et froid, est la façon tout à fait pittoresque dont ilest prénté. — Cette succession de terrasses aboutissant M a base de l'édifice et lui faisant comme un socle + verdure est d’un effet charmant et que je m'é-’ bnne de n'avoir pas vu reproduit ailleurs. Inrieurement on a la sensation d'un palais de Verilles (mais d'un Versailles indigent fait de bric et e broc) à l'époque où la Chambre et le Sénat s’y unissaient. — Corridors, salles, hémicyles, etc. ut m'y rappelle ce temps déja lointain. Mais on
ditiol > amé jstanc jer,U in de s règl exagi ouriré roiset gnel gentle t tou
chercherait en vain ici les inestimables trésors; est d’art contenus dans notre palais national.— Quel fine d, ques statues mal placées en certains endroits} serrées comme dans un « débarras », quelques maigres toiles répandues de-ça de-là rendent plus sensible encore le vide solennel et glacial de ce
justemen honneurs qu'un sim mante. Le
monument qui pourtant n’est pas laid quoi qu'onk atique c en ait dit et qui sans avoir la valeur de notre Pan Le théon comme type d'architecture serait,en sommes d'âm digne des Etats-Unis, si quelque sentiment d'arMeprésenta en meublait le vide salled’attentesque. grandes pt
La plupart des états se sont mis du reste à s;uteur de bâtir des capitoles respectifs inspirés par celui eglèrent 1, de Washington. ambassade
En somme, de tout Washington officiel et pal remple ‘é tial il n’y a à tirer aucune considération artistique sans faço ou philosophique un peu neuve. Aussi ne parle Bncçaise re rai-je ici que de deux choses qui me paraissenBipotentiair attirer à elles tout l'intérêt dans la cité riverain@Buelconque du Potomac, la Maison Blanche et le monde sä'est pourt: vant, Cercles, Musées, Instituts. hoses à W
La maison blanche répond à l'idéal Cincinm tisme dont les américains de l’Indépendanc-Wa s'étaient toqués. Cet Elysée est un petit hôtel me quin, bien situé sur le penchant d’un petit mon ticule au pied duquel coule le Potomac. Un jo jardin l’entoure. Nul soldat, nulle garde, pi même un domestique en livrée. Ceci est très biel surtout pour une pareille république où dans! principe et pour tout observateur qui ne regard que la surface des choses M. Wanderbilt est dat le car de la 23° rue l’égal du loqueteux qu'il coi doie et l’idée ne lui viendrait pas de faire la moin dre grimace... M. Cleveland, gros homme qui es loin d’avoir l'esprit épais, politique malin doi
L'infante t tam-tam à presse a ent Clevela listress Cl ole, Et d’ Lorsque r' ettons Ge land ses Je iforme,sui aison Bian( é arrétée act au renc attente qu’
l'œil est tout un poëme, Mme Cleveland, fort jolie uelBfemme dont le charme est proverbial et la grâce its justement vantée, font en bons bourgeois les ques honneurs de leur home et ce, avec une simplicité pluau'un simple particulier peut et doit trouver charle cemante. Le malheur est qu'au point de vue diplou'on atique ces manières popotes soient plutôt ridi- PanMcules. Le chef d’une nation de quatre vingt milnme lions d'’âmes devrait, ce me semble, vis-à-vis des a'arireprésentants qu'entretiennent auprès de lui les yrandes puissances européennes se montrer à la auteur des traditions de courtoisie qui toujours églèrent les relations des chefs d'états avec les imbassadeurs. On imagine mal Mme Périer, par xemple, ‘écrivant au comte Hoyos de venir dîner sans façon » ou le Président de la République Srançaise recevant en audience solennelle un pléipotentiaire dans son salon au milieu du flot juelconque des visites et du papotage des dames. l'est pourtant de cette façon que se passent les hoses à White-House.Et voici des exemples :
L'infante Eulalie, dont la venue aux Etats-Unis c-Walit tam-tamée en rinforzandos catapultueux par e1 mesh presse américaine, ayant rendu visite au PrésimosMent Cleveland, celui-ci fit rendre à son tour par n jolistress Cleveland la visite de la princesse espae, piiole. Et d’un.
ès bic@ Lorsque récemment nommé ambassadeur de. dans lMettons Gerolstein, M. X... fut remettre à M. Cleegard@land ses lettres de créance, il se rendit en grand st danhiforme,suivi de sa maison civile et militaire à la ’il coaison Blanche. L'heure de cette cérémonie avait moitié arrêtée d'avance, à midi. L’ambassadeur fut' qui ekact au rendez-vous, mais il ne trouva au salon n dotattente qu'un jeune secrétaire qui, de son plus
à se celui
palx stiqu parle a1ssenk eraine de sa
Acinni
nerve
CÉAN A OCEAN 108 DO
gracieux sourire, l'invita à s'asseoir 2. ne sous le prétexte fantaisiste que le Présiden es. |
ons et les secrétaires de M. Fi montrèrent à bon droit surpris de cette ce :
réception.Le diplomate eut 1 seprite cs Pace
monde de ne laisser rien voir d’un éton omme, légitime. Enfin après une demi heure dotiente M. Cleveland qui, en efiet, Fete quelques ladies babillardes habituées à a parut et s'excusa avec une bonhomie ien de Il était en redingote ce qui fit pendant pu ea sujet des ee He du corps din
és a no e français qu Ru être prié à dîner à Nr S su crois, sous le prédécesseur de M. C se LA fut pas surpris de se voir un jour averti La domestique que l'ami d’un des nègres ni de la présidente l'avait chargé de dire .
qu'on l’attendait au « dinner » du len . tt multiplier les anecdotes spi] Ce que je voudrais surtout arriver à :
cette légende de simplicité, de ron eur e.
fant dont les yankee enveloppent tout He | le pire des égoismes et la plus as pe | différences à tout ce qui n'est pas rer ee dre remiers pas que l’on fait sur la teris excursion des lé dl nous séduit, cette rongeur. DR a’ bonziguisme vous plait d'autant plus qu'inévi : elles dest *blement le bateau qui vous amena. était bong Ionna quel d’anglais dont la froideur et la morgue as Sei fait opposition aux manières américaines. On @p es
enchanté, Roger Bon Ipar VOUS a | ous — à ; en usage de somme. En Hera le plus me rendrai ques lapin:
x clubmen :
bée à admir eurs cercle Jans ma co.
ions me co of commet isoirement ania and M nes valises Btanique po rces. En u 1 Washingto À: Smithsoni pusée très ir he. L'un d nien, M.
S soins po lent même errcfeu le
enchanté. On s'attendrit. Mais peu a peu, du Roger Bontemps le malin se dégage et vous finissez par vous apercevoir que l’'Oncle Sam se nuque de ous — à moins que suivant l'expression odieuse n usage dans l’Union vous ne « valiez » une grosse somme. En ce cas l’étiage de votre fortune mesuera le plus ou moins de luxe des réceptions. Je me rendrai moi-même cette justice qu'après quelnues lapins splendidement posés par de gros clubmen » qui me firent perdre plus d'une jourhée à admirer les becs de gaz et les calorifères de leurs cercles je me renfermai comme un escargot jans ma coquille. En vain pleuvaient les invitaions me conférant de droit le titre de membre of commercial association » ou m’admettant proisoirement à jouir des avantages du Club Pensylania and Maryland, ces cartons s’enfouirent dans nes valises dès que j’eus répondu avec Ia plus atanique politesse à ces espèces de mauvaises rces. En un mot « Ça ne prenait pius ».…
à Washington est aussi la ville savante des Etats. k Smithsonian Institute y est représenté par un usée très intéressant et très clair, sinon très he. L'un des membres de cet Institut Smithnien, M. Wilson — déjà nommé, fut aux pes soins pour le docteur. Ses collègues pousient même l’amabilité jusqu'à conférer à M. de errefeu le titre de Doctor of Pierrefeu lorslil accompagnait notre érudit matérialiste dans s excursions scientifiques. L’ancien lieutenant ur : @ vaisseau s’acclimata, d’ailleurs, bien vite à ses névituvelles destinées et, si ma mémoire est bonne, bonMdonna quelques consultations dont l’eftet fut toulsitivement mirifique. Elles étaient, d’ailleurs, On Mpruntées à Ja thérapeutique courante des marins
HoBL
(fi ant!