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CHAPITRE II

mourut au commencement de décembre de la même année; sa fille Madeleine, femme de R.N.-Aldworth, était morte au mois de juillet précédent, et le Conseil avait à ce propos écrit une lettre de condoléance au veuf, dont il avait eu, et eut souvent encore, à se louer hautement (Grenus, Frag. biog. et hist.). T1 est aisé de compléter les noms dont Neville-Aldworth ne donne que les initiales dans la partie anglaise de sa lettre. M. V. est M. de Villette, alors chargé d’affaires d'Angleterre à la cour de Turin, et qui rendit également tous les services possibles à Grenève, où plusieurs familles étaient alliées de la sienne. L. R. est lord Rochefort, non moins favorable à notre pays, et cela à la recommandation même de son maître, le roi Georges IT. The K. of S. est naturellement le roi de Sardaigne, et de la T. (sauf erreur) son ministre de La Tour. B. est la ville de Berne, où devait se traiter l’alliance projetée entre le roi de Sardaigne et les Cantons protestants, et dont Genève devait profiter pour régler ses contestations avec ce souverain. Les dispositions favorables de ce dernier, qui aboutirent en 1754 au traité de Turin, étaient attribuées, selon l'historien Bérenger, aux éventualités qu'avait fait naître dans son esprit l'occupation de la Savoie par l’infant don Philippe et ses Espagnols pendant la guerre de la succession d’Autriche.

De M. Soufflot, « architecte du Roy, » probablement au conseiller d'Etat Jean-Louis Calandrini, sur la convenance de placer une horloge dans le fronton de la cathédrale de Saint-Pierre de Crenève, de Lyon, 1755.

«Il y a plusieurs exemples de cadrans placés dans des tympans de frontons. Leur réussite dépend de la manière dont ils sont ajustés ; celui du portail des Quatre Nations, à Paris, est flanqué de deux figures au moyen desquelles le tympan se

trouve assez bien orné et rempli. Un cadran seul et sans

accompagnement de figures seroit peut-être un ornement un peu sec dans un grand fronton tel que celui dont il est question, et si on a pour le placer un autre endroit convenable, il est probable qu’un bas-relief historique et allégorique seroit un ornement préférable et plus relatif à la manière de décorer des anciens, dont on a cherché à imiter les frontispices par

les colonnes et par leur disposition. »

On considérait alors le dôme qui surmonte la nouvelle facade, imitée du Panthéon de Rome, comme une pièce d'attente qui aurait recu des clochetons ou autres ornements, propres à alléger et à décorer l'édifice. Des raisons d'économie s’y opposèrent, ainsi qu'à la décoration du «tympan de fronton, » dont parle ici l’architecte Soufflot (Bérenger, Æistoire de (renève). On ne comprend pas qu’on n’ait pas, depuis lors, eu l’idée de remplacer l’espèce d’écusson vide qui s’y trouve par quelque chose de mieux approprié au style et à la destination de l'édifice. Une simple inscription, ne fût-ce que la devise genevoise (Post tenebras lux) sous son soleil héraldique, serait préférable à cet absurde cartouche qui choque à la fois le goût et le sens commun. Au moment où notre édilité s'occupe à restaurer les autres édifices religieux des abords de Saint-Pierre, nous nous permettons de lui soumettre ces réflexions relatives à la cathédrale elle-même.

De Jean-François Sellon, ministre de la République de

ève à Paris, à M. le conseiller J.-L. Calandrini, alors tré- Grenè P à M. 1 ler J.-L. Caland lors tré sorier général, à Genève, de Paris, 21 décembre 1756.

& Monsieur,

J’ai reçu la lettre que vous m'avez fait l’honneur de m'écrire le 10 de ce mois, renfermant une remise de L. 1035 sur M. Zullin, pour le remboursement de mes frais de

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