‹ D'une Application Nouvelle Des Scarifications Linéaires Dans les Édèmes Chroniques ScrofuleuxChapitre 6 sur 18 · QUE · texte numérisé non relu

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fections qui faisaient le désespoir des malades et des médecins. L'inspiration était bonne ; les heureux résultats obtenus ne tardèrent pas à le démontrer.

Ainsi qu'il en va toujours en pareille occurence, cette invention fut reprise par les différents expérimentateurs et le manuel opératoire rapidement perfectionné. Volkmann substitua, en 1870 le raclage à l'acupuncture (1)et lon peut voir dans l’article de Hébra, inséré cinq ans plus tard dans la Semaine Viennoise (2) l'extension croissante de cette méthode. Les médecins viennois l’appliquaient couramment, comme un modificateur remarquable, dans le traitement d’une foule d'affections cutanées, telles que: l’épithélima, la couperose, l'acné, l’eczéma Chronique, le psoriasis, les ulcères, etc.

Mais ce furent surtout Balmanno-Squire (3) et Vida! (qui l'avait recu de ce dernier) qui perfectionnèrent le procédé du médecin milanais, et qui le renouvelant en quelque sorte, l’amenèrent à son point de perfection. La pratique de Scarifications sortit de leurs mains, pure de tout mélange, et singulièrement simplifiée par abandon successif du raclage et des caustiques. Elle prenait toute l’importance d’une nouvelle méthode thérapeutique, que: nous allons voir à l'œuvre dans une succession de courts chapitres.

Nous ne traiterons pas la question du manuel opératoire, et nous ne ferons point la description des instruments, car ce point est traité tout au long dans les thèses

A) Sammluüung klinis wort. Leipzig 1810. n° 13. (2) Wiener med. Wochench. 98 déc. 1875.

{3} Medical Times: 26 août 1876.

dé Aube (1) et de Bartosæerw auxquelles prunté le plan de ma première partie, et plusieurs ren. seignements intéressants. Il n n-

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est le lupus qui our d abord servit d ou et

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tissus malades et qu'il avait pénétré plus profondément, à la poursuite des moindres noyeaux, que l’ancienne curette n’arrivait pas à atteindre. [fallait sans répit retourner le fer dans la plaie, déchirer sans hésitation les cicatrices déjà formées, afin d’anéantir dans leurs germes les premières manifestations des nodules lupiques. C'est au prix seulement d’une lutte acharnée et sans trêves qu'on réussit à obtenir ces cicatrices lisses, souples, admirables, qui sont la joie du malade et l'honneur du praticien. <

Car si on abandonne la partie, la néoplasie maligne qui a débuté autour des vaisseaux sous l’aspect d'un minime follicule tuberculeux, forme des groupes nodulaires qui s'étendent en surfacé en même temps qu'il gagnent en profondeur, et semblent proportionner leur marche à l’état diathésique du malade. De ces nodules, le plus grand nombre subit la dégénérescence granulo-graisseuse et s’ulcère, tandis que d’autres se transforment en tissu conjonctif, origine sans doute, des cicatrices réticulées qui défigurent le visage.

Un instant — c'était en 4890 — on pu croire que c'en était fini avec ces méthodes douloureuses, assujétissantes et infidèles, et qu'on touchait du même coup à la solution d’un des plus grands problèmes qui aient dans ce siècle passionné les chercheurs, et à la réalisation du traitement idéal de l'affection qui nous occupe.

On sait comment ce jour d’enthousiasme fut sans lendemain, et que les tuberculoses internes pas plus que les cutanées ne bénéficierent de la nouvelle découverte. ,

Est-il nécessaire de rappeler avec quel soin, quelle méthode scrupuleuse, quelle rigueur scientifique, les

médecins de Saint-Louis conduisirent l’expérimentation de la tuberculine dans le traitement du lupus (1).

Les scarifications, un moment délaissées, reparurent, mais sans jamais reprendre leur rang incontesté. Car dans la crainte théorique d’une infection bacillaire géné-

ralisée à la suite d’une pénétration microbienne, par la

voie sanguine, d’aucuns et des meilleurs y renoncèrent pour employer la cautérisation ignée.

Cette dernière paraît incontestablement agir plus vite, mais si elle demande une pratique effective et une habitude moindre, il est constant qu’en d’autres mains que

° celles de leur vulgarisateur, elles donnent souvent des

cicatrices qui présentent des tractus blanchâtres, des indurations et même de véritables kéloïdes (2).

Or il ne semble pas que les scasifications fassent courir un danger bien grand. On sait d’après les expériences de Vidal combien linoculation est difficile ; et iln'est pas

d'exemple jusqu'à ce jour, qu’on ait rencontré d’auto-

inoculation (3).

Quoiqu'il en soit, il faut reconnaitre que la méthode jadis triomphante perd du terrain, et que l’ignipuncture bénéficie de toutes les faveurs qu'on retire à sa rivale. |

Est-il besoin de mentionner lelupus érythémateux puisqu’il résiste invinciblement, et le plus souvent évolue lentement à la régression, en formant-une cicatrice blanche, atrophique et parcheminée, indélébile.

(1) An. de Dermat. et de Syph, an 1890, et suiv.

(2) Broco et JACQUET. :

(5) Srocxer. Del legrado y escariflcacion lineal. — Cronicd medica.

CHAPHIBE- 1 4400

Pr BYCOBIS

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