PANSEMENT DE LŒWE) INTRODUCTION
Avant l’application des méthodes antiseptiques, le pronostic de lotite moyenne aiguë était toujours sérieux et le praticien devait toujours redouter les complications nombreuses et assez fréquentes de Potite purulente. Le plus souvent, dans le cas d’otite moyenne aiguë, la sérosité épanchée dans la caisse se troublait et passait à la suppuration vers le troisième ou quatrième jour. Le pus, faisant effort contre les parois osseuses de la caisse, distendait la seule paroi capable de céder, et la membrane se perforait. C'était là l'issue la plus favorable, la plus fréquente, il est vrai, bien que cette perforation donnât très souvent lieu à une suppuration chronique interminable et à
Seb: Mae tous les désordres qu’elle entraîne'désorganisation de la caisse, séparation des osselets les uns des autres, etc.) |
Quelquefois la membrane résistait, et dans ce cas pouvaient survenir des accidents cérébraux qui emportaient rapidement le malade.
Ces accidents, il faut bien le savoir, peuvent survenir avec la perforation et malgré l'issue de la suppuration.
Avec l’antisepsie la scène change complètement ; l’on n’assiste plus à ces otorrhées si rebelles. La paracentèse chirurgicale a remplacé la perforation spontanée, et la plupart des auteurs n'hésitent point à y recourir.
« C’est, dit M. Tillaux (Chirurgie Clinique) le seul traitement utile à faire. Qu’a-t-on à gagner en atten- dant? Rien. Qua-t-on à perdre? Tout, même le malade. »
L'opération s’est vulgarisée peu à peu depuis qu’on a reconnu son innocuité, et la statistique du professeur Schwartze, 1) l’un de ceux qui ont le plus chaleureusement préconisé cette méthode, donne une inflammation consécutive dans 20 pour 100 des cas.
Le professeur Ludwig Lœwe de Berlin, qui la pratiquée un grand nombre de fois, a essayé les différentes méthodes antiseptiques, et après maints essais, a proposé une nouvelle méthode de pansement fondée
(1) Maladies des. oreilles, dUrbantschich, traduit par Calmettes.