II. — Fossiles lertiait'es
Les autres fossiles peuvent être considérés comme éocènes, par analogie avec les formes analogues signalées par divers auteurs pins à Test.
Une coupe schématique, que m'a dessinée le lieutenant Cortier, montre, de la façon la plus frappante, la superposition des deux niveaux crétacé (à huîtres) etéocène (à iVaH/i'/u«). 'Mai8 il serait très utile d'avoir dans feette région une coupe géologique plus détaillée et plus précise pour se rendre un compte exact de Tallnre des couches qui reste un peu énigmatique.
Les principaux fossiles recueillis sont des céphalopodes, des gastropodes, des lameliibrauclies et des uursius ; ils viennent d'Ânou-Meilcm.
NautUuSfSp. . •
NautUus cf. Deluùi d*Archiac (Foss. numm. de Tlnde, p. 337, pl. XXXV, fig. 2).
Ces échantillons me •paraissent identiques à l'exemplaire de Tamaské signalé par M. A. de Lapparent (1) et rapporté à ^autilus Lamàreki Desh. Mais, en réalité, tous ces nantîtes ne se rapportent pas exactement à l'espèce de Deshayes (1884, t. II, p. 7G7, pl. C, fig. 1 et 5, (. III, p. 68).
Il est beaucoup plutôt voisin de ;V. Df/uci d'Archiac, ainsi que M. A. Thévenin 1 avait déjà remarqué.
(I) Cet échantillon se Iroave dtn» Ira colleelions du laboratoire de géologie, à la Sorbonne.
BXNsnaiiBinirra scirannoin»
Rosiellaria cf. goniqpàora Bellard.
Les échanlillimi sont beaucoup mieux conservés que ceux qu*a figurés Newton (p. 90, pl. V, fig. 1) ; on voit bien, sur Tun d'eux, la dernière portion de la spire.
Cette espèce, déjà signalée A Tamaské (Soudan), se trouve aussi en Egypte dans les couches iutétiennes du Fayoum ' (Blanckenhom, 1900, p. 440). ^
Ovuia cf. depressa J. de C. Sow.
Un moule indéterminable de grande Ovula peut être rappro- * ché de O. depressa Sow. (in d'ilrchiac, pl. XXXIII, fig. 1-S) ^ du nummulitique de Tlnde. La même espèce a été signalée en Asie-Uineure par Tchihatcheff.
Natica sp.
Moule indéterminable spécifiquement, présentant une asses grande analogie avec les Natiea décrites par Tchihatcheff.
Cardiiim sp.
Cette espèce est voisine tl'aspect de Cardium galnttnim Tchihatcbeii' (iVsie-Mineure, pl. 111, fig. 5); mais elle a les côtes plus grosses et plus espacées.
Fiinbria sp.
Hemiaster sudanmsis Bather (1).
Plesiolampag (?) sp.
M. Gotlreau, qui s'occupe au laboratoire' de paléontologie du Muséum de Fétude des échinides, a bien voulu me remettre sur cet oursin la note suivante :
c Cet échinide ne peut être déterminé avec certitude, vu son état défectueux.
Par sa forme générale et ses dimensions, il se rapproche du Plesiolampas Paguieri Lanib. (2). Il en diffère toutefois par ses '
( I ) Bather, Bocene EeMnoids from Sokoto. Geol. Magatitu», [8], I, 1904,
(•2) J. Lamhkiit, Sur un Plesiolampas do l'Afi iijue ccnlrale communiqué par M. l'aquier. liu/l. SfiC. GeoL Fr., [4j, VI, 190ti, |>p. 093-095, pl. XXIll (pare).
LES ifor'às de l'adh'ar' 407
ambnlaeres qui sont plus pétaloldes, tandis que P. Paquieri a des ambulaeres droits. Les zones porifères de cM'éehinide ont des pores internes plos allongés que les poves externes qui sont arrondi^. Cette disposition est l'inverse de ce que montre Pi. Paquieri.
Ln forme du périproctc est nialheurousoinpril indistincte (le péripi'octo est transversal chez Ec/iinolanipas, iong-itiidinal chez Plcsiolampas). Les ambulaeres ne paraissent pas avoir été saillants.
A la faco inférieure, les pores sont [)etits, ronds, disposés par paires espacées. Les tubercules très j^tits paraissent être «^imperforcs.
Si Ton réfléchit que Plesiolampas diffère ôl Echinolampas par ses ambulaeres presque droits, ses zones porifères subégales, ses pores ronds presque c'^îranx, son périprocte longitudinal, son péristome sans noscclles bien marqués, enfîn par ses tubercules imperforés, cet échinide des environs de Tombe uctou paraîtra sans doute être plus Echinoietmpas que Plesiolamptis ; aussi je ne le regarde comme étant un Plesiolampas qu'avec beaucoup de doute, m*appuyant sur certaines ressemblances avec P. Paquieri»-
Les analogies de cette faune apparaissent de plus en plus avec TB^ypte, l' Asie-Mineure, l'Inde, c'est-à-dire avec la région équatoriale mésogicnne. De telles analogies ont déjà été mises en évidence pour les faunes du Sénégal par Jean Cbautard, pour celles du Cameroun par Oppenheim.
Il est curieux, par contre, de constater que jusqu'à présent il n'y a guère de relations entre les faunes éocènes de ces trois pays africains, soit que les récoltes aient été encore insuffisantes, soit que les niveaux soient un peu différents, soit que réellement ces relations aient été faibles.
C'est un problème dont la solution ne tardera guère à être connue, grAce an zèle de nos officiers d'Afrique ; mais dès A présent le caractère équatorial et tropical de cette faui\e parait très net et s'oppose A celui des faunes lutétieunes du bassin de Paris, avec lesquelles il n y a jusqu'à présent qu'un très petit
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nombre d'espèces commîmes, espèces ubiquUles d'ailleurs et signalées dans toutes les pai-ties du monde.