‹ Dahomé, Niger: Tonareg; récit de voyageChapitre 7 sur 53 · Voir la carte annexée au volume · texte numérisé non relu

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XII INreODHETION

estimation doit être majorée:: encore faut-il ajouter que, même à ce prix, on ne (peut faire ^ transporter autant de matériel que l'on *Youdrait.

Detplus, notre empire du Soudan, qui avait atteint Ile 'Niger à Bamakou avec le colonel fBorgnis-Desbordes, s'est, étendu progressivement vers iFaval, d'abord jusqu'à SegoUj enlevée à Âhmadou par le colonel Archinard (1889), puis au Macina joù le^méme commandant supérieur s'emparait de Diennéten 1803. Enfin, au commencement de 1894,1e lieiltenantrcolonel Bonnier arrivait à Tonlbouctou. iDepuis lois, notre irifluenee est encore desoenduc' en aval de cjelte-ville. La loi de notredévelQppement parait ainsi s'affirmer d'une manièreiinéluctable,et il n'est pas nécessaire d'être grand prophète ipour prévoir qu'avantipeu nous £irriverons à^Saye.

JÛfans ces conditions, au fur et àimeaure quetnous nous éloignions aindi ^de imtre point do d^att, de notre tête de ligne deiravitaillement, au fur et à mesure que nous descendions letcetui^ jdu fleuve, se posait plus distincijement la question suivante : « Pourquoi abordons-nous Ile bassincdu T^iger par ses sources, et non par son einbomihure?.Le Nil^le Congo, le<Gange, !le fleuve Rouge tet:en<générdl toiBS les .grands {fleuves, ont été successivement reconnus,. puis utilisé&comme la voie naturelle de .pénétration dans leur bassin en partant de la tmer ^t non de lasounce. Pourquoi 'faisons-nous ailtrement dans le^bassin ilu. Niger? w

Il y a pour cela deux raisons.

La première, qui est une, raison .historique, c'est

miRODUGTION XIU

que nous possédons depuis longtemps le Sénégal, que nous y avons envoyé -successivement {plusieurs hommes remarquables, dont, le (premier — ile.-«eul qui ne soit plus vivant — a été Faidherbe/et que ces hommes ont agrandi le domaine de i la tFrance dans le champ qui se trouvait à portée de «leur activité, c'està-dire dans le prolongement du haut Sénégal vers le haut ^Niger.

<La deuxième t raison tient à Ja croyance dans laquëlleon était, depuis le commencemeilt du sièéle, que -le Niger était absolument innavigable au-dessus de Rabba, point situé à environ 700 kilomètres de son embouchure.

L'exposé de cette erreur géographique se trouve revêtu du caractère auguste et solennel que.k diplomatie sait donner. aux procès-verbaux de ses^andes assises et «e résume < dans la conclusion du mémoire déposé par sir Edward Malet, ambassadeur d'Angleierre^à la conférence de iBerlin.

En voici de texte : «iDe sorte qu'on peut dire sans « porter; atteinte ;à la ^vérité, que depuis Rabba, au « pied des chutes de Boussa, jusqu'à iBorroum, il « existe i850 kilomètres du ffleuve impropres à la « navigation. »

'Comme je 'viens justement de naviguer ^pendant plus décent jours sur ce parcours réputé innavigable, et que je ne ^suis ni îsorcier, ni nlême marin, on m'accuserait «certainement en farâant ce rapprochement d'oublier le .respect que je professe pour les agents :de Sa ^Majesté Britannique, :si je n'ajoutais

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