‹ Dahomey et dépendances (volume 2)Chapitre 40 sur 70 · COTON · texte numérisé non relu

COTON

Le coton existe en assez grande quantité et pousse librement à l'état sauvage.

La culture de cette plante est presque nulle sur la cote, comme d'ailleurs dans la majeure partie du Bas-Dahomey, où les cotons liU's de provenance européenne ont peu à peu remplacé le produit indigène.

Les semis se font en avril, immédiatement après les premières pluies ; la récolte a lieu dans la saison sèche, en janvier, dès (jue les capsules mûres se sont ouvertes sous l'actioa solaire.

L'indigène laisse le coton sécher sur la plante, avant de le cueillir ; il le livre ensuite, sans aucune préparation, aux tisserands ou aux maisons de commerce.

Ce coton à soie très courte se vend 0 fr. 30 le kilogramme.

M. Godefroy-Lebœuf, horticulteur à Paris, a appelé l'attention du département sur l'intérêt qu'il y aurait à introduire et à cultiver dans nos colonies le coton annuel dit du Turkestan.

Des renseignements que ce commerçant a fournis, il résulterait que Tarbuste dont il s'agit ne produit pas comme les espèces similaires, pendant tout le cours de Tannée, mais à une époque fixe qu'il est loisible au planteur de déterminer par le choix de l'époque des semis. 11 en résulterait que les récoltes provenant de ce cotonnier pourraient être obtenues pendant la saison sèche et seraient à l'abri, par conséquent, des pertes occasionnées par les pluies. De plus la capsule s'entr'ouvrant à peine, la soie ne subirait aucun dommage du fait de ki rosée.

TABAC EN FEriLLES

Ijt tal)ac promet d'excellents résultats dans la colonie ; il est surtout cultivé dans la région de Savalou et dans les environs d'At^onv où il a cours comme monnaie.

Les semis ont lieu eu mars et avril, et la récolte en novembre, après (jue les feuilles ont séché sur pied.

Ce tabac de (jualité encore médiocre est susceptible d'amélioration ; le prix en est de 1 franc à 1 fr. 50 par kilogramme.

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