LE CAFÉ
Les caféiers donl les métis brésiliens ont importé plusieurs variétés au Dahomey s’y développent avec succès; ce sera dans l’avenir une autre source de la richesse du jjays.
Celte culture prospérera sûrement, aussi bien dans nos colonies que dans les contrées voisines dont la composition du sol est la même el où la température ne s’abaisse jamais au-dessoAis de 20 à 22 degrés.
Le café pousse indifféremment sur la côte ou dans les endroits élevés ; il exige un terrain humide, mais on doit éviter que ses racines .se trouvent en contact avec l’eau.
Les terres du Haut-Dahomey qui contiennent moins de matières organiques que celles du Sud, où pullulent des myriades de vers et d’insectes qui dévorent les racines el les semailles, paraissent être très propres aux plantations de café et de cacao.
C’est une culture très délicate; elle craint la sécheresse aussi bien que l’excès d’humidité ; elle esl .sujette h plusieurs maladies, demande beaucoup de main-d’œuvre et n’est vraiment rémunératrice qu’au bout de cinq à six ans.
Le plant doit être abrité pendant la première année, et ensuite il ne redoute pas trop les rayons solaires, mais dans tous les cas il est nécessaire que l'air cl la lumière arrivent directement sur lui. Dans les terres ai'gileuscs, comme celles de la Guinée, il faut, lorsque vient la saison sèche, recouvrir les racines de paille ou de gazon sec, car ù ce moment la terre se fendille et les racines, qui affleurent, risquent de se dessécher. •'
PROOCCnO.NS DC DAIIOSIET -
La terre qui convient le mieux au caféier est une terre meuble, légère et vierge, autant que possible. Elle se suflît à elle-même pendant cinq ou six ans, puis les engrais sont necessaires. Les meilleurs à employer sont les engrais azotés.
Quand le plant atteint 2 mètres de hauteur, on l'étcte pour lui faire donner une récolte plus abondante et plus facile & cueillir.
En Guinée, le rendement du café est considérable pour l'espèce dite de Libéria, et tous les planteurs qui ont tenté sa culture ont pleinement réussi.
La majorité des plants importés au Dahomey provient précisément de Libéria et un peu de San-Thomé. “
VIGNE ET bl£
A Whydah, on a fait quelques essais de vigne, mais le raisin obtenu n’a pu donner jusqu’ici de vin potable. Des grappes nombreuses se forment, seulement le grain est gros, peu juteux, coriace et d’un goût très musqué ; il est sans aucun doute susceptible d’amélioration. 11 y a bien la vigne sauvage, mais le fruit est immangeable.
Le blé ne réussit pas dans le pays ; il pousse tout en herbe et le grain ne se forme pas.