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Hishiu portait jadis le nom de Hinokumi, pays du feu

Nos d'ordre

NOMS

YAMATO

KANOO

NOMBRE de

GANTONS

CHEFS-LIEUX

Neuvième région. — Hokkaido on région de la mer du nord.

11 provinces.

Oshima . . .

Shiribeshi.

Iburi

Ishikari...

Hitaka....

Tokachi...

Teshiho...

Rushiro...

Nemuro...

Kitami . . .

Chishima .

Matsumae.

Otaru.

Muroran.

Sapporo.

Saru.

Hira.

Rurumoppe.

Akeshi.

Nemuro.

Soya.

Tomari.

Ce qui donne un ensemble de 84 provinces et 717 cantons ou gori.

Il faut ajouter à ce total les îles Riu-Kiu, qui formaient un royaume tributaire, et les îles Ogasawara 1 .

Telles étaient les divisions territoriales existantes avant, pendant «t après la restauration jusqu'en 1872, époque à laquelle on forma les départements ou ken.

Mais outre ces divisions, qui étaient les plus régulières, le Japon, autrefois surtout, était quelquefois considéré comme divisé suivant d'autres règles.

Par exemple, prenant comme point de départ la limite des pro- "rinces d'Omi et de Yamashiro, on appelait tous les territoires à Test, comprenant trente-trois provinces, Kwanto ou Kanto ; et les territoires à l'ouest, comprenant aussi trente-trois provinces, Kwansei ou Kansei.

Cette distinction fut peu usitée ; mais le terme Kwanto, encore fréquemment employé, n'est plus appliqué qu'aux huit provinces de Musashi, Sagami, Kodzuke, Shimodsuke, Kadzusa, Shimoza, Awa et Hitachi.

1. On a dû remarquer que dans plusieurs cas les noms des provinces ne tliffèrent entre eux que par la terminaison zen, chiu, go. Cette terminaison indique la position relative des provinces par rapport à l'ancienne capitale, Kyoto ; la terminaison zen s'applique aux provinces les plus rapprochées, go aux plus éloignées, et chiu & celles qui sont entre ces deux extrêmes. Ex : Bizen, Bichiu, Bingo.

Quelquefois cependant on comprend en outre dans ce terme les quatre provinces d'Idzu, Kai, Dewa et Oshiu.

Organisation et divisions territoriales actuelles '. — Officiellement, les provinces et les régions dont nous venons de parler n'existent plus depuis 1872; mais pratiquement ce sont encore ces noms usités depuis des siècles et connus de tous qui sont employés pour désigner les différentes parties de l'empire. Au point de vue historique, l'importance des anciennes provinces est en outre beaucoup plus grande que celle des départements modernes.

D'autre part, les anciennes provinces, quoique fort nombreuses, correspondaient à des régions le plus souvent très bien délimitées naturellement.

En France encore, près de cent ans après la Révolution, on dit fréquemment en parlant d'un provincial : c'est un Breton, un Normand, un Gascon; au Japon le même fait se présente, avec une intensité d'autant plus grande qu'on est plus près de la réforme.

Dans ce lointain pays, comme en France, les anciennes divisions administratives ont été détruites ou déplacées pour rompre les liens de vassalité et de particularisme provincial qui existaient depuis des siècles ; mais tandis qu'en France le nombre des départements, dépassa de beaucoup celui des anciennes provinces, au Japon les réformateurs ont procédé d'une façon diamétralement opposée, et les quatre-vingt-quatre provinces ne forment plus que trente-sept départements. Au lieu de rompre d'anciens liens, on a lié des éléments disparates ; mais, à cause môme de ce procédé, le but sera moins aisément atteint, et l'esprit local subsistera plus longtemps que dans notre pays.

Nous donnons ci-après la liste des trois cités, « fu » gouvernements spéciaux de grandes villes, et des trente-huit départements, ou ken, y compris Riu-Kiu, avec le nom de l'ancienne province dans laquelle se trouve le chef-lieu de département actuel :

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