LA SOLITUDE
J'ai rêvé d'être seul en un parc centenaire, Ou l'esprit se noierait au lac du Souvenir ; Mélancolique ainsi qu'un jeune poitrinaire. Je ne pourrais percer les brumes d'avenir.
Mes regards se perdraient à l'horizon, très vagues, — Regards d'enfant naïf symboliques et doux — Et je devinerais, là-bas, le bruit des vagues Déferlant sur les rocs en de houleux remous.
La Mer serait tout près et pourtant invisible. La Mer ! Oh! je voudrais mourir à sa chanson — Berceuse de nourrice, ironique, insensible; Complainte répétant toujours le même son. —
Je m'étendrais sur un linceul de roses blanches, Ayant dessus mon front les senteurs des lilas, Et sous les fleurs de Mort, pleuvant en avalanches. Je m'anéantirais, éternellement las.
-*fir