LE CHANT DES ROSEAUX
Emmi les longs roseaux protecteurs de la rive, ■ — Chanteurs aériens, harmonieux roseaux, — J'ouïs un chant plaintif, qui tendrement captive. Comme un bruit de rouet, tournant près des fuseaux.
Musique de soleil et de brise mourante, Planant sous le parfum qui flotte des pommiers, Des grands pommiers fleuris, dont la fleur vole, errante, Comme duvet de cygne ou plumes de ramiers.
Et cette voix qui passe, hélas trop affaiblie ! Me rappelle l'enfant qui dort au fond du lac, Celle que les Willis, ont, — nouvelle Ophélie, — Prise dans les flots verts, comme dans un hamac.