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HHIISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE, 3 SEPTEMBRE 1775-29 JUILLET

Charles-Olivier de Saint-George, marquis de Vérac, brigadier des armées du Roi, fut ministre de France en Hesse-Cassel de 1773 h 4775, en Danemark de 1775 h 1779, en Russie de 1780 à 1783.

Il n'y a nulle négociation en ce moment entre Danemark et France. Le Danemark doit songer à réparer ses maux intérieurs.

Relations du Danemark avec l'Angleterre. Haine personnelle qu'ont dû exciter chez George III, roi d'Angleterre, la disgrâce et > l'exil de sa sœur Caroline-Mathilde, femme de Christian VII. Le [: ministère anglais est d'ailleurs occupé des colonies d'Amérique. ; Liaison connue de Danemark et Russie. L'Angleterre a donc en ce i moment peu de relations intimes avec le Danemark.

— Avec Suède. Louis XV n'a qu'imparfaitement rapproché Suède et Danemark par le traité de 1750, ayant pour objet l'échange éventuel du Holstein ducal contre les comtés d'Oldenbourg et de Delmenhorst. Cet échange a été effectué prématurément entre Russie et Danemark sans la participation de la Suède. Gustave III proteste entre les mains de l'Empereur comme chef de l'empire, et celui-ci en effet insère une réserve dans sa ratification. Ressentiment de Gustave III au sujet de la part prise secrètement par le Danemark au mauvais vouloir de la Russie pour l'œuvre de 1772. Mépris marqué de Gustave III pour le Danemark et son roi. Tout cela est pallié en ce moment. L'antipathie est aussi entre les deux nations de Suède et de Danemark.

— Avec Russie. Son influence prédomine seule en ce moment en Danemark. Il espérait, en s'y soumettant, acquérir le Holstein. M. de

1U2 MARQUIS DE VERAC, 177B-1770

Saldcrn est devenu maître absolu de Christian VU. Après lui cependant, le général Philosophow a vu l'influence de la reine Mathilde et de Struensée élever un ministère peu dévoué à la Russie. Il a été remplacé par Simolin ; une réconciliation entre Suède et Russie a entraîne l'échange du Holstein. On ne connaît pas les conditions secrètes de ces arrangements. On sait qu'il y a un traité secret, que Bernslorff assure être seulement défensïf.

— Avec France. Le traité d'Aix-la-Chapelle aurait dû assurer pour quelque temps la tranquillité générale ; elle a été bientôt menacée par les préparatifs secrets de la Russie. L'union de Suède et Danemark contre les progrès de la Russie eût été trè3 utile. Louis X\ a du moins arraché le Danemark à l'alliance de l'Angleterre et de l'Autriche par le traité de 1780. Le renouvellement du traité d'alliance de 1742 entre Danemark et France a eu lieu en 1758, pour six ans ; mais non en 1764, la France déclarant alors qu'il ne serait pas question de subsides: le Danemark négociait avec ïtosafa pour renouveler son traité de 174G en obtenant le Holstein. Cependant en 1771, pour sauvegarder la Suède alors menacée du dehors, la France a rendu au Danemark, qui les redemandait, des subsides ; elle a recommencé le paiement de ces subsides; mais le Danemark n'en est pas moins resté fidèle à la Russie. Sa Majesté est prête à accueillir un retour du Danemark vers la Suède ou vers la France; mais elle n'achètera pas celle alliance. En ce moment, se bornera observer.

La France a garanti le traité éventuel de 1750. Prétentions possibles de la Suède. Rapports avec les ministres étrangers â Copenhague. Être bien avec ceux d'Espagne et d'Autriche.

MEMOIRE POUR SERVIR D'INSTRUCTIONS AU SIKI'li MARQCIS DE V&HAC. ALLANT A COPENHAGUE POUR V RÉSIDER EN QUALITÉ DE MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE DU ROI AUPRÈS DU KOI DE DANEMARK.

. Versnillc!, 3 septembre 1776 '.

Les preuves de zèle cl de capacité" que le sieur marquis de Viîrac a données durant sa mission auprès du landgrave <U Hesae-Cassel ont engagé le Roi à lui donner une marque |

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Le marquis de Yérac a vui far h décesseur qa'îl s Câskt èam* ce bm entre la Praneeel le Dueaaark. et 3 sencoanincu que l'étal où se trouve actaelleaaeat cette dexuere ■■in ami la met hors de mesure de prendre «se pari active aatx affaires générales de l'Europe, et qu'elle ne peut être occupée qu'a réparer les maux intérieurs qui l'ont mue dans 1 Inexistence politique où elle se trouve, et à reco uv re», s*3 est possible, son ancien crédit et son ancienne considération.

Cependant H paroît nécessaire de donner au marquis de Vérac un aperçu de la relation qui subsiste actuellement entre lu cour de Copenhague et les autres puissances de l'Europe : il lui servira à apprécier à leur juste valeur des faits qui, sans cette eonnoissanoe, pourroient lui faire prendre le change sur les véritables vues de cette cour.

Angleterre. — La politique de l'Angleterre à l'égard du Non! a toujours été de diviser les puissances de cette partie do IT'urope, afin deconserver l'empire de la Baltique ; c'est dans celte vue que la Grande-Bretagne a presque toujours été liée d'intérêts avec la cour de Copenhague, tandis que lu France éloîl unie avec la couronne de Suède. Cependant il n'exige aujourd'hui aucun traité entre les cours de Londres et de Copanhtgu*, e! In révolution qui a opéré le divorce de In malheureuse rriin> Mathildc a dû mettre dans le cœur de Su Mnje-ilé Brfttulqu une haine ineffaçable contre le roi de Dunemnrk ' ; en Mftl

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Malhilds, d'abord Emprisonnée, fut envoyée, «prA* la diaiolullon (U ■ aieo le roi Christian VII, en Haoo.rc. où alla mourut IdanMSl, * Il quatre ans, le lOmai WT->. Elle était ii>aur <Ia roi ■l"Anf l-r..-n ■■ (Ir.ijffl régna ea Danemark sou» If nom du Crodérlc VI.

RECUEIL DES INSTR. DIPL. *lll.

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