RELATIONS AVEC LA RUSSIE
dans les fers de la Russie ' ; et le roi de Suéde, de. son c6le. ajouté à l'animosité des Danois contre lui en marquant * aucun management le plus profond mépris pour eux et p culièrement pour leur Roi. Cette effervescence réciproque a que d'établir une rupture ouverte entre les deux puissan l'année 1772 ; mais elle a heureusement 616 prévenue, c depuis cette époque, les cours de Stockholm et de Copenhague sans avoir changé le fond de leurs dispositions l'une a l'éga de l'autre, vivent au moins dans une bonne intelligence apj rente; elles se sont même donné des marques récipnxn» d'égards et d'attention lors du camp que le roi de Suède avo assemblé l'année dernière en Scanie.
De tout ce qui vient d'être dit le marquis de Vérac condor aisément que les souverains de Danemark et de Suéde ne s'a: ment pas, qu'il existe entre les deux ministères un germe il défiance presqu'indélébile, et qu'une antipathie innée divise l( deux nations ; que l'asservissement on le Danemark u Iraft à l'égard de la Russie, et les inquiétudes qu'il a cherché souve a lui inspirer sur les vues des Suédois, ont dû augmenter l'élotgncmcnldc la cour de Stockholm pour la première de ces sances ; enfin que la Suède et le Danemark ne peuvent 'ii considérés que comme deux ennemis cachés qui, dans le fon du cœur, se souhaitent beaucoup de mal et donl l'inacuo n'est due qu'à leur impuissance.
Russie. — La Russie est l'unique puissance qu moment-ci une influence prédominante sur la cour de G bague. Elle a cherché :\ l'acquérir dans la vue d'effectuer ! lianeedu Nord, par laquelle elle se llalloil de contrebalance celle du Midi ', et deux raisons principales l'ont conduite à s fins : t° la crainte que le Danemark avoil , ou que la eour il Pétersbourg a su lui inspirer à l'égard de la Suède ; -1 l'tBf rance qu'avoit la cour de Copenhague d'acquérir le Holstcio
1. On sa rappelle lo traité du 13 décembre 176». V. notre Introduction.
2. Catherine II aurait voulu réunir tous les membres de la famille -l'Oldrnbi dans une alliance de nature A Taire contrepoids au l'acte do farailin, 1 761 par les soins de Clioiaeul entre les diTerses brandies de la n