AFFAIRES DU DUC DE HOLSTEIN
C'a été aussi, depuis, le principal sujet des modulions des ambassadeurs de Suède et du Danemark. Mais comme, dans le même temps, le roi de Suède, oubliant toutes les obligations qu'il avoil à Sa Majesté de la fermeté avec laquelle Elle avoit forcé les ennemis de cette couronne à lui rendre tout ce qu'ils «voient conquis sur Elle pendant la dernière guerre. 9e rendit le principal promoteur d'un traité d'Association qui leinloit à former un parti capable de s'opposer a toutes les justes prétentions de Sa Majesté, Elle résolut de ne plus s'arrêter aux propositions illusoires de ta Suède, et fit conclure avec la couronne de Danemark les traités ci-dessus.
Ledit comte de Cheverny saura aussi qu'avant ces derniers traités, l'ambassadeur de Sa Majesté en Danemark a toujours «5té chargé d'y faire de vives instances pour faire remettre le duc de Holstein-Gottorp en possession de ses Etats et pour qu'il en jouît conformément aux traités de Roskild et de Copenhague, et qu'il ne s'est point relâché de cette poursuite jusqu'à ce que Sa Majesté lui ait ordonné de n'en plus parler et de n'en faire aucune mention dans le traité qu'il u signe depuis ; mais jamais l'intention de Sa Majesté, ainsi qu'il a été dit ciilessus, n'a été de donner au roi do Danemark aucun secours ni assistance pour empêcher que le duc de Holstein-Gottorp ne pût élre rétabli en conséquence des susdits traités, et Sa Majesté ne peut rien faire de plus avantageux pour ledit roi de Ihine riMik que de ne s'en point mêler.
Le comte de Cheverny pourra même faire valoir a Copenhague le bon effet qu'a produit ce qu'Elle a fait insinuer sur cl' sujet aux ministres les mieux intentionnés de la diète de Katt&bOBlie, et qui a jusques a présent empêché que les Etats de l'Empire ne se soient engagés dans le l'établissement dudîl duc. Mais comme ils y ont un trop grand intérêt pour l'abandonner entièrement, et que la couronne de Suède a d'autant ('fus de sujet de l'assister qu'outre la proximité qui est entre letql roi et ce duc, le premier ne peut voir qu'avec peine que in dépouille de ce prince fasse l'agrandissement de la sûreté d Bue 1 uiironne qui donne tant de jalousie a celle de Suède, que s il est du bien du service de Sa Majesté qu'il n'y ait