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PROJET DE TRAITE DE COMMERCE

afin qu'il entretienne avec lui une bonne correspondance, et qu'il agisse de concert pour l'avancement des négociations qui tendent au même but.

Il se servira aussi des mêmes adresses pour faire tenir les lettres dont le sieur de Martangis s'est servi, et qui lui seront ndiquées avant son départ.

tDITION A I. INSTRUCTION DONNÉE AU SIEUR DE BONREPAUS, AMDASSA- DEUFt EXTRAORDINAIRE EX DANEMARK, LE 20 OCTOBRE DERNIER.

Versailles, 18 décembre 1602.

Depuis que Sa Majesté a fait dresser ladite Instruction, Elle l envoyé au sieur d'Asfeldl de nouveaux ordres, en date du 20 et 27 novembre, qui l'informent des dernières intentions de i Majesté touchant les traités à faire tant avec la couronne de Danemark pour l'entreprise de Saxe-Lawem bourg qu'avec es ducs de Wolfembutel, et comme Sa Majesté fait remettre a copie desdits ordres ou lettres entre les mains dudit sieur de Bonrepaus, elles régleront la conduite qu'il doit tenir lans ces deux affaires. Mais comme Sa Majesté n'avoit donné jouvoir audit sieur d'Asfeldt d'accorder des subsides aux ducs de Wolfembutel que jusqu'à la concurrence de cinquante mille îcus par an, et que le roi de Danemark demande avec de jrandes instances que ce pouvoir soit augmenté, comme le icul moyen de réussir dans ses projets, Sa Majesté permet audit sieur de Bonrepaus de porter ce subside jusqu'à deux *nt mille livres au cas qu'il le juge nécessaire, et même à oute extrémité à cent mille écus par an.

Sa Majesté a bien voulu encore, pour complaire audit roi de )ancmark, faire donner audit sieur de Bonrepaus les Instrucîons nécessaires pour convenir d'un traité de commerce. Mais Buta il n'est pas possible, dans le temps que la France a tour ennemies la plus grande partie des puissances de l'Europe, de faire des règlements de commerce avec la couronne ; Danemark qui soient également avantageux aux François

DU TITRE DE MAJESTE et aux Danois, ledit sieur de Bonrcpaus lâchera d'éludV autant qu'il se pourra la discussion des conditions ilu iraitet au cas qu'il soit obligé d'entrer en matière-, il fera durera plus qu'il sera possible les difficultés qui se présenteront uslurellement ; en sorte que la cour de Danemark ne pnlaa M s'apercevoir qu'on veut retarder de la part de Sa Majesté !i conclusion de ce traité, qu'on doit néanmoins toujours Mft dérer comme préjudiciable a la France dans la conjonelDi* présente.

Le roi de Danemark ayant déjà fait insinuer plusieurs foiil Sa Majesté les raisons qu'il a de prétendre d'être trÙU par Roi aussi bien que les rois de Suède et de Portugal du lilrr* Majesté, il y a bien de l'apparence que les ministres dan» feront encore les mêmes insinuations au sieur de Bonropaœ aussitôt qu'il sera arrivé. Mais, quoique Sa Majesté :iit Û raison beaucoup de répugnance" a souffrir le moindre chanpment au style dont Elle et les rois ses prédécesseurs se »« toujours servis dans les lettres qu'ils ont écrites aux rois rt aux princes leurs alliés, et qu'en effet le moindre chasgttd pourroiL tirer à conséquence, néanmoins ledit sieur de Bonnpaus pourra faire espérer que, si dans la suite du temps, i» couronne de Danemark entre effectivement en guerre tontn les ennemies de la France, soit qu'elle y soit forcée par leo» mauvais traitements, soit qu'elle s'y porte volontairement « conséquence de quelque traité, Sa Majesté pourra donner o ce cas audit roi la satisfaction qu'il désire '.

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