SUCCESSION D'ESPAGNE
Un plein pouvoir en date du ±\ juillet 1700, sans Instruction spéciale, nous instruit d'une des négociations qui furent confiées au comte de Chnmilly pendant son ambassade en Danemark (Danemark, supplément, a» III, fol. 136.)
« Louis, à tous ceux, elc. Notre très cher et très aime* frère le roi de Danemark nous ayant fait connoître que, pour concourir à l'affermissement de la tranquillité" générale, il serait dans la disposition de souscrire et de garantir le traité" que nous avons conclu avec notre très cher et très aimé frère le roi de la Grande-Bretagne et avec nos très chers et grands amis les États généraux des Provinces Unies des Pays-Bas dans la vue de prévenir les malheurs d'une nouvelle guerre si notre 1res cher et très aimé frère et beau-frère le rai d'Espagne, dont nous souhaitons la longue conservation, vient à mourir sans enfants. Nous avons résolu d'envoyer a notre cher et bien aimé le sieur comte de Ghamilly, brigadier d'infanterie dans nos armées et notre ambassadeur extraordinaire en Danemark, notre plein pouvoir nécessaire à cet effet. Pour ces causes, nous avons commis, ordonné et député, et par ces présentes commettons, ordonnons et députons ledit sieur comte de Ghamilly pour traiter de l'exécution de ce qui a été réglé pour le partage de la succession d'Espagne... »
On sait que Louis XIV négocia auprès de tous les Etats de l'Europe pour les faire accéder au sucond traité de partage de la monarchie espagnole conclu par lui avec Guillaume III et le grand pensionnaire Heinsius. (V. Mignel, Négociations relative* ii la succession d'Espagne, dans les Documents inédits sur l'histoire de France, t. I, 1835, p. lxxii.)
Le comte de Ghamilly n'avait eu son audience publique du roi de Danemark, après un long séjour à Copenhague, que lo 28 février 1700. Cette audience avait été différée d'abord par la mauvaise santé du roi Christian V, qui ne lui permettait pas de se tenir debout comme il convient, et, depuis, par quelques difficultés sur le cérémonial, mais principalement par celle qu'on faisait de recevoir dans cette cour les lettres du Roi ne