‹ DanemarkChapitre 71 sur 147 · France, CCCCXXXVI. Instructions · texte numérisé non relu

France, CCCCXXXVI. Instructions

2. Traité d'alliance défensive entre le roi de Danemark et l'Empereur, 4 j* 1701. Traité d'alliance avec Guillaume III et les États généraux, 15 juin lit* Traité d'amitié et de commerce avec les Provinces-Unies, même date. Cf. le Èlf* toire de os Reedtz, pages 165, 167.

INFRACTIONS A LA NEUTRALITÉ DANOISE faire craindre luî-mérae, et de rendre sa puissance dans le Nord plus considérable qu'elle ne l'a jamais été,

Les avantages présens des subsides, l'espérance dont le roi h Danemark se laissa flatter par l'Empereur d'obtenir le rétablissement d'un péage à Gluckstadt, enfin l'intérêt et les passions particulières des ministres de ce prince, le déterminèrent l'année dernière à taire passer ce qu'il avoit de meilleures troupes en Italie, et par conséquent à donner le premier de tous /es princes de l'Europe des secours a l'Empereur contre le fîoi.

On a cependant voulu soutenir en Danemark que de pareils s*?<x>urs n'onipechoient point !a neutralité, que le roi de Dancncfcurk vendoit chèrement ses troupes aux ennemis de la fm-ance et de l'Espagne', et que les puissances qui les acheter ment recevoient un notable préjudice de l'argent qu'elles étoienl .11» ligées d'employer à cette dépense.

Il i.'Ioii facile de juger que de si mauvaises raisons ne persuad^^xoient pas ; aussi les ministres de Danemark ont connu combien Sa Majesté avoit sujet de se plaindre du roi leur n=». maître, et comme ils ne vouloient pas renoncer aussi aux a^xj'antages particuliers qu'ils trouvoient dans cette nouvelle a l liance, ils n'ont songé depuis qu'à aigrir encore davantage

»'tisg affaires par des incidens continuels qu'ils ont Faits au comte ^«i Chamilly.

Un ambassadeur de Moscovie s'étant mis en tête de dire qu'il t«-* devoit pas la préséance à celui de France, la cour de Dane- * r * »rk a été bien aise d'entretenir sous main cette prétention L *Jicule, et jamais elle n'a voulu s'engager a donner les déclamations les plus simples qu'on lui a demandées pour faire voir 'l ^-a'elle ne prétendoit apporter aucune innovation au rang et

"*. Les historiens danois protestent contre cette interprétation de ta conduits du --=*-iioiiiai'lt. Le Irait* avec l'Empereur Mail un traité ordinaire stipulant des subai- 2™ s, et il ressort des instructions données ans chefs do corps que ces troupes ^^-«liies devaient être par oui ménagées, parce que, loin d'appartenir et d'être *^«adues au gouvernement allié, elles devaient fournir au Danemark, pour les ÏJ^^aiiona que présenterait l'avenir, des soldais expérimentes et aguerris. Le ^■nemark, on réalité, n'a jamais vendu de troupes, comme l'ont fait les Etats ~*~ «manda, par exemple (Uns la guerre d'affranchi s au ment des Etats-Unis de l'Anié- ^'X^joedu Nord.

lu; PREROGATIVES DES AMBASSADEURS

aux prérogatives dont les ambassadeurs de Framr si longtemps en possession dans cette cour. Elles ont reçu tul d'atteintes depuis quelques années, sons prétexte de plaint personnelles contre le comte de Chamiliy, que Su M enfin résolue de le rappeler lorsqu'on a mis le comble ut mauvais traitemens faits à son ambassadeur. Sa maison a ëi obsédée, sa personne suivie par les gardes du rot de D&nawt sous prétexte d'empêcher l'évasion d'un homme qui s'ttui réfugié chez lui, et le respect du au caractère des ambassades parut entièrement oublié a son égard. Ainsi Sa Majesté ;i jnj que, pendant que les choses demeureraient en l'élat oùeto sont, il seroit non seulement inutile, mais même contrsini sa dignité d'avoir un ambassadeur en Danemark. Elle Dtp* voulu aussi nommer un envoyé pour cette cour, a cause iln nouveaux changemens que le roi de Danemark a faits daasi cérémonial pour la réception des envoyés. Mais comme il « nécessaire qu'Elle soit informée très exactement de ce qui s passera dans le Nord dans la conjoncture présente, Elle vu qu'envoyant le sïeur Poussin à Copenhague comme sécrétais d'ambassade, il seroit également propre à lui rendn exact de tout ce qui aurait quelque rapport au bien dr service, et même à négocier dans la suite, s'il en étoit tion.

Mais il n'y faut pas songer présentement. Il doit sci s'appliquer, dans les commencemens, à bien eonnoî véritable de la cour de Danemark, les liaisons partii qu'elle peut avoir avec celle d'Angleterre, les ei qu'elle a pris avec les ennemis de Sa Majesté, si elle de leur fournir de nouveaux secours, soi! par terre, mer; à l'égard des premiers, si le roi de Danemark que les recrues pour les troupes qu'il a vendues aux allin fassent dans son royaume, car il avoit dit au coinmcm que, ces troupes étant vendues, il ne les regardoit plus à lui, et qu'il ne souffrirait pas qu'on fit des recrues États.

A l'égard des nouveaux secours que le roi de pourrait donner par mer, il faut bien examiner aussi Us

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