‹ DanemarkChapitre 99 sur 147 · SUPPLÉMENT A L'INSTRUCTION DD COMTE DE PLÉLO · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT A L'INSTRUCTION DD COMTE DE PLÉLO

Fontainebleau, noTembre 1728.

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Comme la cour de Danemark est dans tous les temps épineuse sur les choses de cérémonial, et qu'aujourd'hui, attend «J la nature des affaires, elle pourroit vouloir retarder le temjM B * les moyens d'entrer en matière avec les ministres du Roi, t** profiter pour cela des prétextes que n'a que trop souvent fait naître le traitement d'ambassadeur, ainsi que l'on en a vu dt? Fréquents exemples lors de l'ambassade du comte de Chamilly, Sa Majesté, pour prévenir ces inconvénients, a jugé à propos de ne faire remettre au comte de Plélo que des lettres de créance avec la simple qualité de son ministre, et Elle remet à lui en envoyer avec la qualité d'ambassadeur lorsqu'il aura rendu compto de la raanirredont les ministres danois se conduiront avec lui -

11 n'exigera d'abord aucun traitement eu forme. 11 verra 1*3 roi de Danemark, et lui fera sa cour comme simple courtisan *

JEAN-HENRY HUGUETAN 113

il éloignera dans le commencement loute idée de cérémonial ;lé. Le comte de Plélo trouvera a Copenhague le sieur de rtcvilk', ci-devant secrétaire du chevalier de Camilly, après départ duquel il a rendu compte desaffaires. Sa Majesté en 11 assez de satisfaction, et il pourra prendre de lui la conissancc des détails qui lui seroient nécessaires pour les preers jours de son séjour en Danemark, et Sa Majesté laisse au

Dite de Plélo la liberté de le retenir près de lui autant qu'il

jugera a propos.

Il y a encore à la cour de Danemark un comte de Guldcnsern, trop connu précédemment sous le nom de Huguclan ; il : d'accès et de crédit- Il témoignera beaucoup d'empres-

ment pour introduire et présenter le comte de Plélo, et il est

us naturel que ce soin soit remis au sieur de Perteville, et ce a une excuse naturelle pour n'être pas conduit parun homme •si noté, qu'il faut cependant d'ailleurs traiter très bonnéte-

cnl, parce qu'il seroil dangereux du l'avoir pour ennemi, nsi la trop grande confiance en lui et trop de rudesse dans manière de le traiter sont deux extrémités que le comte de

élo saura parfaitement éviter *.

tJe dois & M. P. Vedel les informations suivantes sur ce personnage r Jean y Huguetan appartenait à un* riche famille de Lyon, n était riche banquier cette ville. Pondant la guerre de 1688, il avança des sommes co nsi de rallies 1 ■ XIV pour les besoins de l'arméa eu Italie. Connue la cour lui faisait, après difficultés pour le rembourser, il se servit de son grand crédit parmi les français pour emprunter de tous côtes jusqu'à concurrence de plusieurs lesquels il se sauva en Hollande, laissant le soin a ses créanciers de par le gouvernement français. Louis XIV chercha vainement a personne ; plusieurs envoyés secrets, chargés de l'enlever en Holia et ciicntés. Pour se mettre plus en sûreté, Huguetan st rendit Angleterre, puis en Danemark, où il arriva on 1711 . Le monarque danois irdasa protection ; il fut nommé successivement chevalier, 1717, comte do i, conseiller intime, et directeur (le la compagnie lin commerce avec la ait acheté de grandes propriétés territoriales dans file de Fionia ; elles es en un fief seigneurial qui existe encore aujourd'hui sou» co nom de ;, bien que cette famille soit depuis longtemps éteinte dans le pays. Il i an Hollande uno demoiselle d'Opdam, de la célèbre famille des barons iPr ; il eut une fille qui épousa, malgré la défense de son père, un comte ■ntelecine, Qlt de l'ambassadeur d'Espagne : n Hulhii'ie. Hupuetati avait, en un flls naturel, qui portait le nom de Desmercières (Jean-Henry), cl devînt rd un des hommes les plus riches du Danemark, ayant g^gné une grand» i dans le commerco, et ayant épousé la dernière demoiselle de Frys, hériu comté de Frys en bourg.

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