‹ Danger des médicaments antisyphilitiques chez les rénauxChapitre 27 sur 30 · D ONE PIS 0RE · texte numérisé non relu

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sanguine est au-dessous de 0 gr. 50, on devra en’ outre faire l'épreuve de l'élimination de la sulfone phénolphtaleine.

Pendant la durée du traitement on s’assurera de l’état du rein en répétant de temps à autre ces examens.

[TL — Chez les rénaux porteurs d’une syphilis 4 ancienne, sans indices d'évolution, on s’abstiendra du traitement anti-syphilitique.

Chez les rénaux porteurs d’une syphilis en activité, chez ceux qui paraissent menacés d’accidents ner- É veux, cutanés, ou viscéraux, on sera obligé d’instituer un traitement malgré le danger pour le rein.

Il appartient au médecin, dans chaque cas particulier, de faire la discrimination entre ces deux S catégories de malades et de juger si l'indication du traitement est suffisante pour passer outre au danger ds de léser le rein.

IV. — Les trois médicaments usuels de la thérapeutique anti-syphilitique sont tous agressifs, pour +1 le rein, mais à des degrés différents. #S

Sauf indication contraire, tirée de l'examen gé- À néral du malade, on essaiera d’abord les arséno- ÿ benzènes, de préférence le novarsénobenzol, à défaut > le sulfarsénol, ee

L'apparition d’une légère albuminurie ou son exagération à la deuxième ou troisième piqûre, peut être considérée comme une réaction de Herxheimer ;

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si elle persiste ou augmente, on devra arrêter les injections.

S1 l’on ne peut utuser les arsénobenzènes, on essaiera le mercure sous la forme de cyanure de mercure.

L'huile grise est à rejeter formellement lorsqu'il s’agit de traiter des rénaux.

Le bismuth devrait être proserit chez les rénaux. Cependant en cas de nécessité absolue, si les autres médicaments ne peuvent être employés, on sera amené à s’en servir ; on aura recours de préférence

aux sels solubles.

V. — Lorsqu'on aura été amené à instituer une médication anti-syphilitique chez un malade dont les reins sont déficients on devra surveiller de près non seulement la fonction rénale mais aussi les autres appareils.

En effet les médicaments se trouvant arrêtés par un rein insuffisamment perméable, tendent à s’éliminer par d’autres voies ou à s’accumuler dans l’organisme en produisant des phénomènes d'intoxication.

Vu : NUS Le doyen, Le Président de la thèse, BALTHAZARD. F. BEZANÇON.

Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

CHARLÉT Y.

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