‹ Daniel Lambert drame en cinq actes en proseChapitre 10 sur 117 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DANIEL, ELLAMBIER, DE VIGE, MAURICE.

DE VIGE.

Bonjour, Maurice, bonjour, chers 1 (poignée» de m«in.) Vous voyez un homme exténué I ( rrenint la chaise l droite où poialt Maurice.) Je nO dérange rien ?

FLAMBIER.

Nullement.

DE VIGE.

Ah I c’est que vous ôtes terribles pour cela, vous autres peintres; un fauteuil est au milieu de l’atelier, les bras croisés, vous voulez le prendre, — il pose! Cette draperie, vous voulez l’examiner, — elle pose ; je ne donne jamais la main à un peintre, dans la crainte qu’il ne me dise ; — je pose !

MAURICE

^ Vous me faites le même effet, vicomte, seulement vous n’êtes pas assez franc pour l’avouer.

DE VIGE.

Méchant 1 (Allant au portrait de Maurieo et rexaminaDt.) Qu eSt-Ce qUe

c’est ? (il met son lorgnon.) Ah I VOUS faitcs le portrait, Flambier, très-joli, très-joli! De qui?

DANIEL

Devinez ?

DE VIGE.

Attendez, attendez I c’est vous, Daniel ?

DANIEL

Mon cher vicomte, votre opticien est un voleur I

MAURICE

Mais c’est moi, vicomte.

DK VIGK, 0csc(«n<1ant serrer 1& main de Maurice«

C’est très-ressemblant! — Eh bien! mes amis, comment vont les arts, la peinture, la musique? Est-ce que vous jouiez , Daniel ? Que je ne vous dérange pas.

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