ACTE V
aujourd’hui que tu peux tout entendre, ne dois-je puB tout te dire? Je n'élais pis seul à Ion clievel; une autre amitié t’aimait, un autre dévouement se dévouait. Va ! le pauvre liomme que je suis aurait été sans doute impuissant à te sauver, et dans toute guérison inespérée, ne doit-il pas toujours y avoir une femme?
DANIEL
Une femme?
FLVMBIER.
Elle était là; elle te regardait et tu ne la voyais pas; elle le parlait eftu ne l’entendais pas; mais elle parlait aussi à Dieu, et Dieu Ta entendue! Les mé lecins t'avaient condamné et je pleurais. Tes yeux allaient se fermer |X)ur loujouts, tes doigts amaigris se croisaient pour la dernière fois, et je pleurais! Elle, elle n’a pleuré qu’un jour, le vingtième; ce jour-là tu étais sauvé I — Tu n’entends donc pas que je te parle d'une femme au cœur fier et sublime I Tu ne sens donc pas dans ce dévouement, s;ms ces.so renaissant, l’amour vrai, dévoué, pres(iue maternel, l’amour enfin que le devoir purifie 1
DANIEL
Madeleine! toujours .Madeleine! n’est-ce jias?
FLAMBIEn.
Et maintenant, à l'œuvre! Celui qui a inspiié une alîection pareille doit être grand; s’élever, c’est se rapprocher d’elle! et si tu lui donnes aujourd’hui, saintement et par reconnai.ssance, la moitié de ton cœur, va, je n’en serai pas jaloux! ixlie-là en est digne! A 1 œuvre, Daniel, à I œuvre ! fu sort p»r U aroHo et. prcnaut son cliapeaa
qu'il êiTail bUi ItA cDitt7>o près do ia portOn)