‹ Daniel Lambert drame en cinq actes en proseChapitre 36 sur 117 · ACTE It · texte numérisé non relu

ACTE It

MADELEINE

Alors je vous répondriii comme la brune duchesse d’Évart, lorsqu’elle vous offre des gâteaux, presque aussi lourds que ses coiffures : cela se mange sans faim. Vous viendrez?

M. DE CHARLY^ se levant et allant à sa femme.

Je demande grâce pour Madame; mais, si vous voulez accepter mon bras, Madeleine?

MADELEINE

Non, cher comte, je refuse ; si je plaide contre les soirées passées au cercle, ce n’est pas pour vous entraîner au théâtre. Vous ne vous soignez pas, vous veillez trop. Voici deux ans que vous remettez à l’année suivante ce voyage d’Italie qui vous est ordonné-; votre santé s’altère et vous ne vous en souciez point; je suis fort mécontente.

LE COMTE) à madame de Tbomerel.

Vous le VOyeZ) on mo gronde! (n baise la main de sa femme.)

MADELEINE) en se levant.

Oui, mais on vous pardonne, à condition que vous serez plus sage^, et, voyez comme je suis bonne, je vous dispense de nous

tenir compagnie, (eu. va 56 mirer à la glace de la cheminée à droite.)

M. DE CHARLY

Vous me chassez ?

Pas encore, mais tout à l’heure. ( Le comte va prendre son chapeau sur ua fauteuil à restrdme gaueba^^.)

MADAME DE T II O M E R E L , se leTant,

Ah! par exemple, Madeleine!

MADELEINE

Il nous quitterait, autant le renvoyer; et puis deux femmes qui no se sont pas vues depuis une heure ont tant de choses à se dire !

M. DE CHARLY, redescendant en seine.

Kien ne m'cHraie autant qu’un tête-’>lèle féminin; je m’en fais

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