SCÈNE PREMIÈRE
FLAMBIER , seul, ai^U à droite*
J’ai fini, (u po»o » piom#.) Ali ! mes doigts sont tout engourdis! (il M lire) Mellons-lui cela sur le piano, (ii prend d ivers papiors et la lampe qa’il fose sur nno table prés du piano.) TionS , il I cl luîSStï OUVCPt. (il laisse courir ses duipts sur les touches ] Ail I jCUROS îimülin’UX C|IU odcuillcZ loS
marguerites, écoulez bien ce qu’elles priküsent: le premier jour, on s’aperçoit, on so sourit de loin, la première feuille se détache et dit : — Un peu 1 Le lendemain, on se rapproche, les mains se cherchent, les regards se rencontrent et promettent. La seconde feuille se détache et dit : — Beaucoup ! Le cœur a tenu ! plus de contrainte, plus d’obstacles ! Ils s’en vont tous deux à travers champs pour fêter juin, le mois des fleurs, et leurs lèvres chantent avec toutes les harmonies de la nature, cliantent doucement l’amour , — cette chanson en quatre-vingt-dix-neuf baisers ! La troisième feuille se detaclie et dit : — Passionnément ! Juin n’est plus. Madame demande un cacliemire pour aller dans les champs le matin, l’air a fraîchi. Lejeune homme cherche dans sa bourse, elle est vide. La femme détourne son regard, retire sa main, ferme ses lèvres. La quatrième feuille se détache eldit : — Pas du tout! (u c»«.d« juu.r.)Vuilà l’amour! (il ferma le piano. ) Mon cher Daniel, nous en sommes à la quatrième feuille !