‹ Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimancheChapitre 3 sur 198 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

premier : « elles devaient donc porter, ajoutaient-ils, le caractère de la simplicité qu'on avait mise à les donner. « — Je désire vivement qu'on en puisse dire autant des volumes qui vont suivre; bien que les circonstances de leur apparition ne soient plus les mêmes : neuf ans sont intervenus.

Pourquoi ces neuf ans? pourquoi la première édition du tome premier, épuisée dès longtemps, ne s'est-elle pas réimprimée et n'est-elle plus dans le commerce? pourquoi de nouveaux volumes paraissantes aujourd'hui? pourquoi plutôt à Paris qu'à Toulouse? pourquoi plusieurs au lieu d'un? pourquoi , tandis que les leçons de l'auteur, lithogrsfpbiéesen 4837 par un sténographe, se partageaient exactement à la fin du chapitre VI en deux portions égales, ce volume deuxième, au lieu d'exposer six chapitres, comme faisait le premier, n'en expliquet-il qu'un seul? pourquoi même n'y traite t-il qu'un point, la quatrième bête? et pourquoi tout le volume troisième qu'un autre point, la petite corne? pourquoi enfin tant de développements sur les destinées du quatrième empire et sur ce roi blasphémateur qui devait y apparaître ?

Voilà bien des questions : les unes assez naturelles pour demander réponse; et les autres assez importantes pour que l'intelligence du livre qu'on v» lire y soit intéressée. Il peut donc y avoir convenance à ce que je place ici quelque avertissement.

En envoyant mes premières feuilles à la Société de Toulouse, je n'avais d'autre pensée que d'encou-

DE i/AOTBtfR. Itl

rager dans les églises de notre langue l'institution des Écoles du Dimanche et l'usage trop négligé de l'Ancien Testament, surtout des livres prophétiques. — Publier des instructions données à des enfants sur Daniel le prophète, pen&ais*-je, c'est dire aux adultes qui trop souvent négligent de tels livres sous le vain prétexte de leur obscurité t Comment seraient-ils obscurs, puisque vos enfants les comprennent? ~- Je m'étais donc proposé de publier ces dernières leçons, comme les premières, en les donnant telles à peu près qu'elles avaient été prononcées de Vite voix ; mais de composer en même temps sur ce sujet, si Dieu m'en donnait le loisir, un autre livre pour les adultes. — Cette double tâche eût été plus simple et plus facile que celle à laquelle j'ai dû plus tard me décider.

J'avais profondément au cœur dé rendre populaire dans nos troupeaux , s'il m'était possible , la connaissance des prophéties -, non pas tant de celles qui regardent notre avenir que de celles qui , déjà réalisées, s'accomplissent encore aujourd'hui Sons nos yeux. Il n'est pas d'étude, en effet, qui me semble répondre mieux aux besoins du moment; et l'expérience m'a montré souvent qu'il n'est pas d'apologétique plus saisissante ni de controverse plus victorieuse.— Comme apologétique, <Jelle-ci s'empare des intelligences par des côtés Inattendus; elle éclaire pour elles en un moment tout l'horizon de l'Histoire par de soudaines lumières, et leur y faisant apparaître la céleste figure du christianisme,

Page 1