MISTRESS POWERS, FARGIS, LEA, ESTHER, CASIMIR, CHARLEY
MISTRESS POWERS
Mon cher voisin, que je vous suis donc reconnaissante de cet empressement...
FARGIS
Je serai toujours heureux, madame, de mettre à votre service tout mon dévouement.
LEA
Et moi, je vous remercie de tout mon cœur, monsieur.
MISTRESS POWERS
Ma nièce tient de M. Rochat lui-même que vous êtes loin d'approuver ses doctrines : et il nous a paru que nous ne saurions invoquer de meilleurs conseils que les vôtres, vos relations d'amitié avec lui pouvant, au besoin,
nous être d'un précieux secours. (Charley avance un fauteuil
DANIEL no CHAT
à Fargis, à qui mistross Powers fait signe do s'asseoir.-.* On s'assied *.)
Avant tout, cher monsieur, permettez-moi de vous poser une question... Ma nièce est-elle, n'est-elle pas mariée,? Charley prétend que oui; je prétends que non... Qui a raison?...
FARGIS
C'est monsieur, missis Pov^^ers ; je suis forcé d'en convenir !
MISTRESS POWERS
Ainsi, ma nièce est mariée, tout de bon ?
FARGIS
Vous ne sauriez garder à cet égard le moindre doute !
MISTRESS POWERS
Vous entendez, Lea?
LEA
Oui, matante.
FARGIS
La législation est formelle... Le mariage civil prime le mariage religieux! — La société humaine a dû prendre ici ses précautions. —Le mariage n'est pas seulement l'union des sentiments ; c'est aussi l'alhance des intérêts ; un pacte social qui entraîne des obligations et des droits de toute nature, que la loi n'a pas seulement pour but de déterminer, mais aussi de garantir... Or, la première de ces garanties, c'est que le contrat, une fois conclu, soit définitif... Vous êtes trop raisonnable pour ne pas trouver cela parfaitement juste !
* Casimir, Fargis, Charloy, Lea sur lo canapé, Esthor, mistress Powers.