‹ DanielChapitre 10 sur 10 · A TOULON · texte numérisé non relu

A TOULON

Il était temps que Catherine arrivât, car bientôt ses forces, épuisées par la fatigue et parla maladie, l'eussent lout-à fait abandonnée. A la vue de Toulon, elle oublia son abattement, ses souffrances et presque ses inquiétudes.

— :ui -

One joie indicible pénétra sa poitrine el raviva ses traits abattus. Elle leva les veux au ciel, et avec une vive effusion de reconnaissance, elle remercia Dieu qui avait daigné lui permettre d'atteindre au but de sou voyage.

A cet état de joie oi d'exaltation, ne tarda point cependant à succéder un nouveau sentiment (rinquiétude. La nuit commençait à descendre et rendait fort difficile à Catherine, non-seulement de trouver le chemin de l'hôpital militaire, mais de s'y faire admettre à pareille heure. Retarder encore, jusqu'au ,, lendemain, le douloureux bonheur de revoir Jean, rester, jusqu'au lendemain, dans l'affreux doute de savoir si Jean existait encore, n'était-ce pas à en mourir? Habiter la, même ville (jue lui, n'en plus être séparée, ('omme nai^uére, par des mois, des semaines ,

dos join s (rahseiico , cl, iio pouvoir appioïKlie rien... Quoi su|)|)lice, mon Dieu!

Adossée contre la niur d'une maison du faubourg, elle s'abandonnait à ses tristes peu sées. Pout-à coup elle entendit éclater les fanfares d'une musique qui, soit préoccupalion de la pauvre fille, soit qu'en effet les ménétriers eussent pris un moment de relâche, n'était point encore parvenue jusqu'à la voyageuse. D'abord elle ressentit un mouvement de colère contre les sons joyeux qui convenaient si peu aux pénibles pensées qui la tourmentaient... Tout-à-coup une pensée l'îclaira son esprit et elle courut rapidement vers la guinguette où se faisaient entendre les contredanses. Là, devaient se trouver des soldats (lu régiment de .îean. Qui sait! peutèlre n)éme rencontrerait-elle des camarades

de celui (ju'elle était xenii rejoindre, à ira vers tant d'épreuves et de douleurs.

Elle ne se trompait point. La guinguette était pleine de soldats. Catherine voulut entrer, mais les employés refusèrent de laisser pénétrer, plus avant que le seuil , la pauvre fdle ; d'abord, parce qu'il ne lui restait plus la faible somme nécessaire pour acheter un billet, ensuite, ajoutèrent-ils, parce que les mendiants n'étaient point admis. Il fallut donc qu'elle restât là, devant la porte, rudoyée, repoussée, maltraitée et cherchant à reconnaître, parmi les danseurs, un visage de connaissance. Hélas ! elle ne distingua que la grande vivandière. Telles étaient la détresse et l'anxiété de Catherine, qu'elle se fût adressée à la brutale créature pour con-

naîlro le sort dti Joau , si Javotlê eût passé à portée du seuil.

Catherine résolut d'attendre jusqu'au dernier soldat qui sortirait du bal. Tout n'était- -il pas préférable à l'inquiétude qui la dévorait.

Une lieure s'écoula tout entière. Une heure, mon Dieu! une heure lente, et dont chaque minute devenait une éternité. A la fin, les tambours de la retraite militaire se firent entendre au loin , et la salle de danse commença à se désemplir. Pas un visage connu ne passa devant Catherine. Plusieurs fois elle essaya d'arrêter quelques soldats du régiment de Jean et de leur adresser des questions ; ceux-ci, la prenant pour une mendiante, la repoussèrent ou lui répondirent

par de grossières i)laisanleries. Tandis qu'elle se tenait là , les yeux attachés sur la foule qui s'écoulait, tout-à-coup elle jeta un cri de joie et de terreur. Jean! Oui, c'est bien Jean 1 Jean qui n'a point succombé! Jean que la maladie a épargné! Jean, celui qu'elle est venue chercher au prix de tant de douleurs ! Jean, son mari, son bien-aimé, son âme, sa vie! Le voila... Le cœur palpitant et dans un bonheur que ne sauraient exprimer des paroles humaines, elle se précipita vers lui, repoussa ceux qui se trouvaient sur son passage, se jeta à son cou, et, vaincue partant d*émolions, tomba évanouie à ses pieds.

Quand elle reprit connaissance, le premier regard de Catherine fut pour chercher Jean. Jean ne se trouvait point parmi les personnes qui donnaient des soins à Catherine.

— :\ry'i —

-- Mon llioii! l);ill)iUia-t oll(^, dit s;i voix l'aiblo encore, et en portant autour d'elle des regards désespérés, mon Dieul est-ce que je deviens folle? Jean nV'tait-il point là tout à l'heure? Mes yeux ne Tont-ils point vu ? Mes mains ne l'ont-elles point touché ? Tout cela serait-il un rêve ou de la démence?

— Si vous voulez parler du voltigeur, répondit quelqu'un , il s'en est allé avec sa femme, la grande vivandière. La retraite allait cesser de battre; le moindre retard pouvait lui valoir la salle de police.

Elle entendit ces paroles avec la pâleur et le désespoir d'Eve, quand l'archange vengeur lui cria : Sortez à jamais du paradis! Elle fit un effort pour s'éloigner -, ses forces l'abandonnèrent de nouveau ; cette fois les efforts

des braves gens qui l'enlDiiraieiil ne purent parvenir à la ranimer. Après avoir employé toutes les ressources possibles en pareil cas , ils finirent par la placer sur un brancard et la portèrent à l'Iiopital.

Catherine resta près d'un mois entre la vie et la mort. Une fièvre violente, causée par les privations de la route, et envenimée surtout par le désespoir, lui causait un délire aigu. Enfin la force et la jeunesse de sa constitution triomphèrent de ces graves symptômes. A la grande surprise du médecin , la raison revint à l'agonisante, la fièvre se ralentit et s'apaisa, et un matin, en faisant sa \isite, le vieux docteur décréta.

— Demain vous quitterez l'hôpital.

Kilo l<'vji sm Idi SCS {^nmds )(a\\ noirs el nu répondit pas.

— N'ôtes-voiis donc point contente de vous trouver guérie? demanda-t-il.

— Je voudrais être morte, dit-ellé... Il ne me reste qu'à mourir.

— On ne meurt point quand on doit bientôt devenir mère , répliqua-t-il sévèrement.

— Mèrel dit -elle, mère! Et elle cacha, dans ses deux mains, son visage rouge de honte.

— Dans quatre mois, reprit le médecin.

— Ohl si Jean l'avait su, il ne m'aurait

point ahandonnéo , murmiira-l-elle. Il aurait voulu tenir notre enfant dans ses liras ei presser son front sur ses lèvres.

Déjà la maternité inondait de toutes parts le cœur de la bonne créature. Elle ne songeait plus à mourir; elle se sentait de la force et de la consolation! Il lui tardait de quitter l'hôpital et d'aller rejoindre Jean pour lui apprendre cette heureuse nouvelle. Père! Oh! comme il va se hâter de tenir sa promesse et sanctionner son mariage avec celle qui lui donne un petit enfant à aimer.

Dans son émotion, elle raconta toute son histoire au vieux médecin, sans oublier ses espérances et le bonheur qu'elle entrevoyait.

— Mon enfant, iéi)liqua-t-il, touché de

lani, de (^undour, <l<* <i<';v()ii('iiu*iil cl dr sniil- JVances, il n\\m «joùU^ de dissiper vos illusions; mais il faut que vous le sachiez, voire séducteur s'est embarqué, il y a huit jourS;, avec son régiment, pour l'Amérique.

— Mon enfant î mon pauvre enfant! s'écria-t-elle; car déjà il ne restait plus, pour elle-même, une pensée à celle qui cependant n'était point encore mère.

— Il ne faut point vous désoler, ni perdre courage, reprit le médecin, qui éprouvait un vif intérêt pour la convalescente. Vous êtes sans ressources; je me charge de vous procurer du travail jusqu'à l'époque de vos couches. Ce moment venu , je ne vous abandonnerai point.

En<itV(H, le lendemain, Callierine soilil de riiôpilal pour aller prendre possession d'une petite mansarde que le charitable vieillard avait fait garnir des meubles nécessaire. Nonseulement il lui confia des travaux de couture, mais encore il recommanda sa protégée à plusieurs de ses malades; si bien que Catherine , adroite comme une fée et active comme une abeille, ne tarda point à gagner honorablement sa vie. Elle attendit donc, avec résignation et sans inquiétude, le moment où elle ne serait plus seule dans son petit logement et où Dieu devait lui donner un être à aimer de toute la tendresse de son ame.

Quand son souvenir se reportait veis Jean , elle s'eiïorcait de \c ramener sur le j^^.til ange qu'elle, allendail : elle n'osait avoir une pen-

sec (l'îunerluinc cl de r<'j)i'ocho ton lie le père (le son enl'ani. Dans ees nioinenls d'épreuve et (le désespoir, (;lle pleurait et priait.

Enfin elle «e se trouva plus seule au monde avec le désespoir et l'abandon. Un cri d'une douceur inelfable et d'un enivrement céleste pénétra jusqu'au fond de son cœur; elle put presser dans ses bras et couvrir de ses baisers éperdus la petite fille que Dieu lui donnait : ce moment heureux l'indemnisa généreusement de tant de larmes et de douleurs. Quand la garde, aux soins de laquelle l'avait confiée le vieux médecin, demanda à Catherine quel nom il fallait donner à l'enfant , la pauvre mère sentit l'xTmertume rentrer dans son ame, et elle répondit avec un déluge de pleurs :

Louise >

ï^a pelilc fille lui donc inscrile sur les registres de l'état civil sous le nom de Louise.

Tandis que la sage-femme, aidée de (|uel- (jues voisins, remplissait les formalités légales, Catherine passait de longues heures à contempler son enfant qui dormait dans ses bras. Les moindres cris du nouveau-né lui causaient des joies profondes et qui remuaient tout son être : elle l'écoutait respirer; elle se penchait sur son petit visage pour en étudier jusqu'aux moindres détails, pour les regarder sans cesse, pour les revoir encore. Mais c'était quand Louise s'éveillait , c'était quand ses lèvres s'attachaient au sein de sa mère, qu'il aurait fallu voir les traits de Catherine, Ils devenaient radieux comme l'Orient au lever du soleil. VA\e ne se souvenait plus ni <je la trahison de Jean, ni de ses soullrances [)assées,

ni de la pauvrelc (jui i'enlouiail , ni de l indigne trahison dont elie était victime, ni de rien! Elle n'appartenait plus à la terre ^ elle existait dans un paradis ^ ses joies eussent fait envie aux bienheureux eux-mêmes.

Douze jours s'écoulèrent ainsi, après lesquels Catherine, ton t-à fait remise, pouvait se lever et vaquer aux soins de son ménage. Assise près du berceau de son enfant, elle épiait sans cesse le moindre de ses mouvements pour prévenir ses besoins, pour ne point laisser à ses cris le temps d'appeler sa mère. Un matin que, par une de ces illusions dont s'abusent si délicieusement les mères, elle croyait reconnaître un premier sourire dans les vagues mouvements qui remuaient les lèvres de Louise, le vieux médecin entra.

— Elle m'a souri! s'écria-t-elle avec transport et en courant à la rencontre de son bienfaiteurj elle m'a souri, monsieur.

Le docteur paraissail ému, et ne répondit à ces transports niaiernels que par un sourire mélancolique.

— Avez-vous repris vos travaux de couture? demanda-t-il en s'efforçant de donner de la fermeté à sa voix; les personnes qui vous ont confié de l'ouviage ont-elles reçu le linge qu'elles vous avaient donné à confectionner?

— Hélas! monsieur^ ma fille ne m'a point laissé le temps de toucher à une aiguille pour une autre que pour elle. Je vais me mettre à la besogne avfM* ardeur.

— A (juelle heure en Irouverez-vons le lcin[>s? reprit le médecin. Les soins d'un enl'anl absorbent^ non-seulement toute la journée, mais eneoie toute la nuit d'une mère.

Catherine baissa tristement la tète, et reconnut l'exactitude de ces observations.

— Par malheur, Catherine, il vous faut travailler pour vivre, et vous voici dans l'impossibilité de travailler.

— Je vais jjrendre sur mon sommeil : je passerai les nuits à coudre.

— Oui , et votre lait s'échaufl'era ; la fatigue compromettra votre santé ; Louise tombera malade comme vousl... L'existence d'un enfant est bien fragile, Catherine.

- ;îo3 —

Callioriiie se luilà pleurer.

— Voici d'ailleurs l'hiver qui arrive; l'hiver qui double les besoins et les dépenses du pauvre. Il faut acheter des vêtements , faire des provisions de chauffage, et quand on est nourrice , ne sortir que rarement et avec d'extrêmes précautions. Vous le voyez, Catherine, vous devez, pour subvenir a tant d'exigences, tripler votre travail... Loin de là, vous pouvez à peine faire le quart de la. besogne d'autrefois.

— Seigneur! ne prendrez-vous point pitié (le moi? s'écria-l-elle. Tout cela est vrai, que devenir ?

— Il faul niiUlie son espoir en bien , Catherine. Vous sav(v. encoie (\yiv î>ieu veut

qu'on acceple avec résignalioii les épreuves qu'il impose; ou doil uieltro du courage à porter sa croix.

— (jue faire? que faire? Dites et je suis prête à tout , pourvu qu'il ne faille point me séparer de mon enfant.

— Hélas! Catherine, c'est précisément là le sacrifice auquel vous devez vous résigner.

— Me séparer de mon enfant ! s'écria-l-elle avec un gémissement qui pénétra jusqu'au fond des entrailles du médecin. M'en séparer!... c'est ma vie, c'est ma raison que vous me demandez ! monsieur le docteur. M'en séparer! c'est mourir !

- Je vous ai demandé du courai^e , Cathe-

rine; je sais qu'il en faut beaucoup pour îu; coinplir le sacrifice que je vous propose . Songez qu'il y va de la vie ou de la mort de votre enfant.

— M'en séparer! Ne plus le regarder à chaque instant du jour, ne plus entendre sa voix, le savoir aux bras d'une autre... au sein d'une autre , peut-être ! Jamais ! Plutôt mourir.

— Eh bien! mourez donc, interrompit brusquement le médecin qui tâchait de se donner du courage et de dissimuler son émotion. Mourez de froid et de misère avec votre

enfant. Adieu ! Vous ne me reverrez plus.

Il fit mine de s'éloigner. Catherine , qui était tombée affaissée sur elle-même, devant

\v. berceau de Louise, se traîna au\ pieds du niédeoin pour le rappeler.

— ' Par pitié, monsieur, au nom de votnmère, ne m'abandonnez pas dans un pareil désespoir !

- Vous me parlez au nom de ma mère, et c'est au nom de voire enfant que je vous adjure, Catherine. Ecoutez-moi donc, pauvre femme : croyez-vous que mon cœur ne saigne pas en vous imposant un pareil sacrifice? Hélas! il faut se soumettre à la nécessité et à 3a volonté du ciel.

— Oui , à la volonté du ciel , s'écria-t-elle : pourquoi reculer devant le châtiment de ma faute, moi qui n'ai point eu honte de la comîfnettrel Si j'étais devenue mère sans honte,

je 110 serais point mère avec laiil do désespoir! Monsieur le docteur , (|u'exigez-vous d(î moi? Me voici forte et prête à vous obéir, ajouta-t-elle d'une voix entrecoupée de sanglots, et en essuyant les larmes qui ruisselaient sur son visage.

— Une dame étrangère^ qui habite depuis quelque temps Toulon, a besoin d'une nourrice pour son enfant : je lui en ai promis une; cette nourrice, c'est vous.

Catherine répondit par un mouvement machinal de la tête, et fit un geste muet d'as sentiment. Si elle eût tenté d'ouvrir ses lèvres, elles eussent éclaté en sanglots.

— J'ai réglé pour vous des conditions fort avantageuses.

— El mon tînlanlV Ma lille? Ma Louise? jlenianda (Jatheririe lo visages en feu, et dont le cœur batlail si précipilamment qu'il semblait vouloir rompre la poitrine de la pauvre femme.

— Votre enfant?... je lui ai trouvé une nourrice.

— Une nourrice L . . Je ne nourrirai plus ma fille de mon lait! Une autre sera sa mère! Je volerai mes soins à mon enfant pour les vendre à une étrangère! Ohl vous ne pouvez point vouloir cela, monsieur. Dieu ne peut pas le vouloir! Exiger cela d'une mère, c'est lui imposer la désobéissance.

— La mère de Dieu a vu son fils mourir sur la croix, répondit le médecin en montrant

le petit criicilix d'ivoire suspeirilu sur le berceau de Louise.

— Oui; et la mère de Dieu était pure et sainte. Elle n'avait point de faute à expier! murmura Catherine.

Elle se tordit les mains avec des mouvements convulsifs et parut prèle à s'évanouir. Tout-à-coup^ un eirort surhumain donna à son visage enflammé par les larmes, la pâleur solennelle du sublime portrait de femme qui fait tant admirer au Louvre le talent de Philippe de Champagne. Elle prit son enfant dans ses brai^, et dit d'une voix stridente :

— Partons!

Le vieillard, en médecin d'expérience, qui

sait combien durenl peu de seinbluhlcs exci^ talions nerveuses , et quelle prostration l(;s suit, se hâta de marcher devant. Il conduisit Catherine à une voiture qui l'attendait à la porte de la maison. Le cocher, sur un geste de son maître, partit au galop, et ne s'arrêta qu'au faubourg de la ville, devant une maison d'humble apparence. Catherine ne proféra point un mot durant le trajet. Son enlant pleurait; elle ne songea même pas à lui donner le sein pour apaiser ses cris.

Le docteur descendit le premier; Catherine le suivit. Tous les deux furent reçus par une petite femme qui n'avait rien des caractères méridionaux, mais dont la physionomie semblait annoncer au contraire l'insouciance apa thique des pays du nord. Elle prit Louise dans les bras de sa mère ; celle-ci la laissa faire, et

regarda d'un œil fixe, et los lèvres eontpactées, l'étrangère qui donnait à sa fille des caresses banales.

I^'enlant^ soit terreur, soit qu'il conquit, par un vague instinct, que celte femuie étaiî une inconnue, se mit à jeter des cris; pour le ralmer, elle lui présenta son sein. Catherine, à celte vue, sentit un nuage couvrir ses yeux, et ses genoux se dérobèrent sous elle. Par un mouvement involontaire, elle s'élança sur la nourrice pour lui arracher l'enfant . Elle se contint, et saisissant le bras du docteur, elle l'entraîna dans la voiture, se couvrit le visage des deux mains, et resta là, muette, immobile, éperdue, folle.

Le médecin le savait : il est des douleurs (ju'il ne faut même pas tenter de consolei-

— :ir2 —

\ussi n'adrossa-t-il point, une seule l'ois, la parole a Catherine pendant les ileux heures que niit la voiture à gagner le ohàleau (|u'ha-

bilait la dame étrangère.

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