‹ Dans l'trainChapitre 19 sur 30 · I. — Qu'est-ce que cet homme ent vêtu? Ton nom · texte numérisé non relu

I. — Qu'est-ce que cet homme ent vêtu? Ton nom

, — Caïn... vous savez bien, Caïn?.,.

ibel...

r. — Le premier assassin !... {Il reavec hienveillaiiceet étend la main.}

continue sa promenade; il aperçoit

DigilicibïGoO^lc

Louis XIV qui flâne accompa^é d'un monsieur.

— Tiens!,., le grand Louis !...

Louis XIV. — Ce cher successeur!... Permettez que je vous présente M. de Chamillard, notre meilleur joueur de billard I...

Le monsieur salue.

M. Grévy, les yeux presque brillants. — Billard... Billard !... (Apercevant un billard.) Voulez-vous en faire une ?. . . En vingt, je vous en rend cinq...

Chamillard. — Volontiers.

M. Gbévy, tendant la laisse de Bébé à Louis XIV. — Tenez un peu ça?...

Louis XIV, prenant la laisse, à part. — Il est sans gêne!...

La partie s'engage, M. Grévy manque plusieurs coups de suite.

Louis XIV, entre ses dents. — C'est un cré- Un!...

Chamillard. — Vingt, j'ai gagné!...

M. Grévy. — Mais non... Puisque vous m'en rendez cinq...

DigliMbïGoOglc

Chamillard, ahuri. — Moi?... (Ré/léchissant.) Vous avez raison !...

Louis XIV. — Voilà pourtant comme il faisait les affaires de l'Ëtat!...

LA DUCHESSE et M. ARTHUR MEYER arrivent devant k Massacre des Innocents.

M. Henri Rochefort est fort occupé à démolir les poupées; déjà l'Empire et plusieurs ministères sont tombés. 11 lance les balles avec un chic extrême.

La Duchesse. — Je veux jouer!...

Elle s'approche.

La propriétaire de la routique. — Impossible, madame, la place est prise pour tout le temps de la fête par ce monsieur I...

M. RAPHAËL BISCHOFFEIM en astrologue, debout devant une grande lorgnette montée

sur un pied, comme celle de la place Vendôioe, regarde attentivemeut et donne des signes non équivoques de joie.

Le sage Sully, s^arrêtant près de lui. — Vous semblez tout joyeux, monsieur Bischoffeim?

M. BiscHOFFEiH. — Radieux, monsieur, dites radieux!... Je viens de découvrir une étoile I...

Le sage Sully. — Qui est?...

M. BiscHOFFEiM. — Sophie Arnould ! Ah ! je suis fier, bien fier!...

Voix de M. de Pêne, sortant du Pavillon de la Presse. — Laissez venir à moi les petits filleuls!

Là Duchesse, à Arthur Meyer. — Je voudrais voir les lutteurs ! (Câline.) Je t'en prie, dis?

M. Arthur Meyer, à part. — Elle est adorable! (Haut.) Votre Altesse ignore peut-être que les lutteurs sont... un peu nus...

La Duchesse. — Et tu crois que ça me fait peur?.,.

bïGoo^lc —

M. Arthur Meyer, toujours correct. — Non^ mais enfin... la tenue... le décorum...

La Duchesse. — Flùte !...

Elle lui fait gravir de force les marches de la baraque. A l'intérieur, il y a un monde fou ; on s'empile les uns sur les autres. La dachesse s'assoit à moitié sur M. Tony Révillon, tandis que M. Arthur Meyer se trouve presque sur les genoux de madame GeofTrin qui lui fait de visibles agaceries.

Dans l'arène, le prince Victor et le prince Jérôme luttent l'un contre l'autre, tandis que le comte de Paris et M. de Naundorf attendent leur tour. MM. Georges Lachaud, Maurice Richard et Pascal tiennent les gilets de flanelle de rechange et les vêtements des combattants. M. de Beauvoir s'apprête à se charger de ceux de M. te comte de Paris, et la Rédaction du Figaro n'attend qu'un signe pour débarrasser . M. de Naundorf des siens.

Tout seul, les bras croisés, isolé des autres spectateurs, M. Paul de Cassagiiac assiste à la lutte.

M. Georges Lachaud, croyant s'apercetioir que les lutteurs cherchent à se passer la jambe. — Ah!... mais, j'en ai assez, moi!... (Il pose à terre le gilet de flanelle qu'il tenait et sort d'un air digne.)

Un Moine, se jetant aux pieds de M. Grévy.

^~ Grâce!... Je suis Jacques Clément...

M. Grévy, majestueusement. — Sois-le...

Il étend la main et veut entrer dans la baraque des lutteurs.

M. Alphonse de Rothschild, préposé à la recette des entrées. — C'est six sous l'entrée!... cinquante centimes aux premières...

M. Grévy, le repoussant. — Je sois le président de la République!...

M. Alphonse de Rothschild. — Mais ce n'est pas une raison pour filouter une entrée...

M. Grévy. — Comment! c'est pas une raison?

îESSE, sortant au bras de M. Arthur

■ Qui croyez-vous qui sera valn-

HUB Meyer, sombre, l'œil voilé des

■ Je crains que ce ne soit l'hydre po-

lESSE. — Tu dis?...

liRD, s'approchant de M. Grévy qui baraque. — Grâce!...

rï. — Ce bon Dumollard! Sois-le!...

Cet tiomme a été méconnu de ses is.

, glissant une bourse assez plate dans it prince Victor qui sort de la tente des - L'obole du pauvre.

lESSE, quittant un instant le bras de r Meyer et se dirigeant vers M. Corontemplation devant la toile qui ret a Belle Normande » montrant soa Je crois que voilà l'instant... S'aple M. Comély.) Voulez-vous, moa-

sieur, que je vous offre la vue de ce p mène?... Entrons... (Très aimable.) Je vo prie? me laisserez-vous entrer seule?...

M. CoRMÉLT. — La voiture est vide, il plus personne...

La Duchesse, Pceil en coulisse, le poussa coude. — Raison de plus... Entrons toi même!...

M. CoRHÉLY, reculant. — Fi I... fi I...

Il saisit le bras de saint Antoine qui pa s'éloigne précipilamment.

M. AftTHCR Meieb, découragé. — R faire ! . . .

11 offre son bras de nouveau.

M. Deroulède, un oi^ue de Rarbarie pendu au cgu, parcourt le jardin en cIie un poème guerrier. La foule enthousiasn suit. Les Sociétés de gymnastique l'acclai

Tyrtée. — Ça, un poète, allons doi c'est un entrepreneur de patriotisme 1

Les Sociétés de gymnastique, furieuse retournent vers l'insolent.

132 DANS L TRÂIK

Tropmamm, barrant le passage à M. Grévy.

-Grâce!!!

M. Gbévy, sans même regarder. — Sois-le!...

Il passe.

La duchesse, à M. Arthur Meyer. — La valse des Cloches de Comeville I {Elle l'enlace.) Valsons!

Le jeune et correct directeur se défend de son mieux, mais la duchesse, beaucoup plus forte que lui, l'entraîne dans une valse folle au milieu des baraques, des gazons et des fleurs ! A cette vue, le « parti » suit le mouvement, et une gigantesque farandole se déroule à travers le palais de l'Industrie. Tous les siècles et tous les partis se mêlent à la farandole.

Louis XV embrasse toutes les femmes sous les recoins sombres de l'escalier.

Boileau lui-même se trouve tout drôle.

M. Arthur Meyer sent tout à coup que la duchesse le lâche brusquement; il frémit d'in-

DiglzMbyGOO^IC

dignation en l'apercevant tendrement suspendue au bras d'Éroslrale. Dame I c'est sa faute 1 Pourquoi recommande-t-il aux grands de se populariser !

Diane de Poitiers cherche à débaucher M. Ohnet qui lutte vertueusement, voyant que M. de Montyon et M. Prudhomme ont l'œil sur lui.

Le prince Victor, ayant à présent une indépendance assurée, gambade gaiement en compagnie de M^o du Deffant.

M. Makensie Grieves, un peu fatigué, est monté sur le dos du centaure Chiron qui, lier de porter un tel cavalier, caracole comme au temps de ses jeunes années.

Tout à coup d'horribles cris se font entendre . La belle Ferronnière poursuivant François I*' et brandissant une boîte à lait remplie de vitriol, vient d'en jeter le contenu au nez de M. Waldeck-Rousseau, fort occupé de M"' de Montespan; elle l'a pris pour le Roy! Cris, tumulte. On s'empresse autour du plus joli des

DAMS L TRAIM

res, dont les vêtements sont seuls

lATE, l'épongeant. — 11 n'y a pas de

. Je connais ça!... De mon temps, le vi-

Stait peu employé, mais on était arrosé

î même.

ARTHUR Meyer, saisi. — Horrible! hor-

incident tragique a jeté un Iroid; on

.de les litières, les chaises à porteurs,

;res et les omnibus. Le palais se vide peu

AUE DE PoMPADOUB, «M maréchal de — Eh bien, le roi descend-il?

[ARÉcnAL. — Il ne veut pas s'en aller; il is la petite salle, au haut de l'escalier, : à faire une déclaration kts. la femme au d'Aublet...

AME DE PoMPADOUR. — Filons, alors...

Iaréchal. — Sans lui?... oh!... c'est un '!...

lUCHESSE, dormant à moitié, à M. Arthur

DiglIMbyGOO^IC

Meyer. — Arthur! on ne m'a pas | M. Grévy...

M. Arthur Meyer. — Ah!... ce n'est pas beaucoup mon afTaire!... Enfin, un désir de Voire Altesse est un ordre...

Il s'approche de M. Grévy qui attend romnibus, assis près de la sortie.

— Monsieur le Président, M"" la duchesse du Maine vous fait l'honneur, non... me fait l'honneur, enfin nous fait l'honneur...

M. Grévy, exténué, sans se retourner, croyant avoir affaire à un assassin. — C'est bien... c'est bien... sois-le!...

Li Duchesse, au cardinal de PoUgnac qui accourt essoufflé. — D'où sortez-vous?

Le Cardinal. — Des jardins et bosquets, où j'ai attendu depuis hier soir...

La Duchesse. — Pauv* chatl...

Elle prend son bras et monte en chaise à porteurs sous le nez de M. Arthur Meyer atterré.

M. Arthur Meyer. — Allons! tous ingrats!

Aux choses sérieuses, à présent!.,, où est Cor-

monte, aperçoit M. Comély sous

pierre poliese/voàiia.) — Venez,

fennel...

il Meyer, lui prenant le bras. —

{Rie secoue.) Ah\... mon Dieu!...

en bronze 11!

3 et désolé directeur du Gaulois lu apprendre cette catastrophe à

Pêne, dont la voix sonore mur- 's dans les profondeurs du Palais vide : c Laissez venir à moi les I»

DiglIMbyGOO^lc

SYMPHONIE BCRLESQUE

Chez la vieille duchesse, présidente de l'œuvre du Repentir momentané.

HADAHb: Db: GALBE, SANGËNE, MADAME D'I- NOUY, LE VIECX DUC DE GRENELLE, LADY SALY- COK, LE PETIT D'EBROUILLAR, MADAME DE NAN- TERRE, M. D'OKAZ, LA TOUJOURS BELLE MADAME DE VÏELGARDE, LA PETITE DE REBONDY, M. D'O- RONGE, MADAME DE GUADALQUIVIR, JOYEUSE, LA PRINCESSE ICHLIEB, H. D'ULSTER, LORD KISMY, elc, etc.

La Duchesse. — Voyons, mes enfants, il faudrait pourtant nous entendre... Moi, je

DAMS L TRAIN

jre que la symphonie doit, pour bien

mmencer à dix heures au plus tard...

c DE Grehelle. — Alors, il faut me

lE DE Namterre. — Moi aussil...

[E d'Inouï. — Moi aussil...

CUESSE. — Pourquoi çaî...

[E d'Imouy. — J'ai du monde àdîner...

i\ pas mettre à dix heures mes invités

e... Quand oa a dîné à huit heures...

le table à neuf heures et demie... et

i mode de rendre aux convives leur

;'est-à-dire de se débarrasser d'eux, a

îndre... une demi-heure de diges-

est un peu court...

lE DE Nanterre. — La fête est un

;'est le jour de ma belle-mère, il faut

jnt que j'aille l'aider à recevoir... elle

i pas la plus légère infraction à la

tCHESSE. — Je comprends ça... à la (Au duc de Grenelle.) Mais vous...

SÏHPHONIE BURLESQUE 239

qu'est-ce que vous aurez à faire, vous?...

Le duc de Grenelle. — Moi... à cette heure-là... je, suis à l'Opéra... c'est le moment du ballet...

La Duchesse. — Eh bienl vous le manquerez, votre ballet!... Vous n'en mourrez pas, allez!... au contraire... ça vous fera du bien...

Le duc de Grenelle. — Impossible...

parce que...

La Duchesse. — Parce que?...

Le duc de Grenelle, un peu hésitant. — Je ne puis quitter... je...

Sahgène, achevant la phrase. — Je danse, madame la duchesse...

La. Duchesse, qui ne « saisit » pas. — Vous dites?...

Madaue de Galbe, qui a saisit ». — Comment... encore?... {Elle regarde le duc avec stupéfaction.) C'est renversant!...

La Duchesse. — Nous fixerons l'heure de la symphonie un autre jour... Continuons la distribution des instruments, car nous n'en sorti-

DiglIMbyGOO^IC

rons jamais si ça va longtemps de ce traiolà...

Le duc de Grenelle. — Moi, si je figure, je demande le tambour...

Lady Salïcok. — Je l'ai déjà demandé !...

Sangëne. — Moi, je l'ai retenu depuis quinze jours!...

Lady Salycok. — Avant qu'il fût question de la symphonie, alors?...

Sahgène, distrait, et regardant la petite de Rebondy, qui grignote des bonbom. — Précisément...

Madame de Vyblgarde. — Il est impertinent, ce Sangènef...

Sakgëne, toujours distrait. — Oli! Madame!... pas avec vous, bien sûr... (A la jietite Rebondy.) Donnez-m'en un, dites?.. .

Madame de Rebondy, étonnée. — Un tambour?..,

Sangène. — Mais non... un bonbon!... Vous êtes là à nous dévorer sous le nez des petits bonbons qui paraissent exquisl... On devine

STMPHONIE BURLESQUE 2il

(a au son qu'ils rendent sous la dent... Merci... Vous êtes généreuse... Moi, j'aime qu'on soit généreux... C'est une qualité... de qualité supérieure... pour les femmes, surtout...

La. Duchesse, son crayon d'une main, un petit carnet de l'autre. — J'attends pour inscrire?... A qui le tambour?

Le suc de Grenelle, Sangène et lady Salycok, ensemble. — A moi! ! !

Lady Salycok. — Il est bien certain que TOUS allez m'abandonner cet instrument!...

Vous voyez que je le désire!...

La Duchesse. — Hum!... Hum!... (.4 lady Salycok.) Tirez-le plutôt au sort, au moins vous avez une chance!...

Le duc de Grenelle. — La galanterie me fait un devoir de m'effacer... je m'efface...

Sahgène. — Moi, pas!... Tirons!

Le duc de GREt4ELLE. — Quand on pense que c'est à l'arrêt de bannissement du général Farre, que ce pauvre tambour doit sa plus grande popularité !

i„Goo^lc

DAMS I. TRAIM

SE, blaguant. — Ce qui prouve que les de rigueur font toujours tort à ceux renaent au profit de ceux contre lesles prend! Leur exil immérité est, le vent, leur seul mérite...

KAZ, agressif. — C'est pour les Princes . dites ça?

SE. — Qui est-ce qui vous parle des ... Il s'agit de tambour... {A la du- — Madame la duchesse, je demande e!...

iCHESSE. — Allez!

ME. — Je propose un vote d'urgence îulser de la symphonie un orléaniste .. qui rendra l'accord impossible...

la duchesse, j'en appelle à votre sa- . Ça ne peut pas aller!... Couve-

JCHESSE, riant. — Grand gamin!...

... Soyons sérieux, si case peut?...

«E. — Mais c'est parce que je le suis, que je veux...

SÏMPHOKIE BURLESQUE 243

La Duchesse, lisant son petit carnet. — Piano!... Qui veut le piano?...

Personne ne dit mot.

La Duchesse. — Comment?... personne ne répond?... Madame de Nanterreî... vous qui avez un si charmant talent?...

Madame de Nantebbe. — Mais... je craindrais de n'être pas de taille à supporter une telle responsabilité... Le piano est le guide des autres instruments et je n'ose vraiment me risquer à...

Samgène. — Lisez entre les lignes : a C'est « précisément parce que j'ai un vrai talent « que je serais au désespoir de le galvauder... c Prenez un bon petit talent négatif... un de « ceuï auxquels on demande de jouer : « un « petit bout de cotillon, pendant que les mu.=ii- « ciens mangent? » Tenez, madame la duchesse.,.. Non seulement je traduis d'une façon intelligible la pensée de mon charmant confrère , mais encore je vous ai trouvé son remplaçant; prenez d'Oronge!... C'est

244 DANS L TBAIM

tout à fait de son affaire!... Croyez-moi!...

M. d'Oronge. — Mais... je proteste... je...

La Duchesse, écrivant. — Ne protestez pas, vous êtes inscrit!,..

Sakgène. — Avec tout ça, on n'a pas encore tiré au sort?...

La Duchesse. — Quel sortî...

Sangène. — Pour le tambour?...

La Duchesse. — Allons, bon!... une loterie, à présent!... Ça manquait!... Vraiment, mon cher enfant, vous n'êtes pas assez galant!.., je voudrais vous voir, au contraire, céder aux caprices de ces dames...

Sangène, d'un air sérietix. — Ça m'entraînerait bien loin!...

La Dcchesse. — Un jeune homme de votre âge devrait saisir toutes les occasions d'être aimable pour les femmes, de les satisfaire en tout...

Sangène, d'un air navré. — Oh! madame la duchesse ! C'est vous qui me donnez de mauvais conseils!...

SYHPIIUHIE BURLESQUE 34S

La petite de Rebondt. — Est-il assez agaçant, ce Saimène?...

Sangène. — Je voudrais bien voir la tête que vous feriez si on vous refusait un instrument, vous?...

La petite de Rebomdy. — Je ne sais pas comment elle serait, ma têtel Mais bien sûr elle serait moins grinchue que la vôtre!...

Prenez le tambour de basque, puisque l'autre est donné?... Qu'est-ce que ça peut vous faire?

Sangène. — J'avais compté sur un effet monstre! Je me déguisais en lapin... en lapin blancI.-.Onmeplaçait sur une grande planche verte, à roulettes... et avec mes petites baguettes... toc... toc... vous comprenez?... Je représentais le joujou?... Le petit lapin qui bat du tambour...

Chœur de voix suppliantes, s'adressant Lady Salycok, — Rendez-lui le tambour!

La Duchesse, essayant de reprendre son petit travail. — Crécelle... la crécelle?...

DSIZMIUGOO^IC

INCESSE IcHLiEB. — Est-il difficile d'en

iNE. — Pas du tout k.. il suffit de faire tourne, en faisant le moulinet avec son tccroche la dentelle du boiinet de la d«- Oh! pardon, madame la duchesse!...

CHESSG. — Vous me demanderez par- 1 autre moment; à présent, continuons occuper de notre organisation... Si isez votre temps à dire ou à faire des t h demander pardon, nous n'en sor< is...

NE. — Vous nous l'avez déjà dit, ma-

ICHESSE, riant. — Autrement dit ;

la duchesse, vous rabâchez...

«E. — Oh ! ! !

CHESsE. — Nous disons donc : c Tam-

idySalicok... «Piano», M. d'Oronge...

(E, protestant. — Mais non... « Tam-

moi, puisqu'on a cédé... à cause du

SYMPHONIE burlesque: 247

La Duchesse, biffant. — Soit : a Tambour î, Sangène; « Piano », M. d'Oronge.

Sangëne. — Je proteste encore : Pourquoi met-on Sangène tout court, tandis qu'on met M, d'Oronge... on ne me respecte donc pas du tout?...

La Duchesse, agacée. — En fait de respect, je vais vous exclure, moi!.,, ce sera plus «impie !.., (Reprenoni sa lecture.) a Crécelle », la princesse Ichlieb... Nous disons ensuite... < Corne d'appel s...

Joyeuse. — C'est pour lord Kismy, ça!

La Duchesse. — Comme chasseur?...

Sangène, à demi-voix à la petite de Rebondy.

— Non... comme mari et... ce qui s'ensuit...

Lord Kismy, méfiant, cherchant à deviner ce ■que dit Sangène. — Je crois que mon acceptation exciterait quelques critiques. M. de Sangène, par exemple, semble ne pas...

Sangène, sautant eti l'air gaiement. — A labonne heure I En voilà un qui m'appelle a Mo s -sieur de Sangène »I Est-ce parce qu'il est

!, je l'ignore, mais il est de fait que c'est doux à mon oreille 1...

Duchesse. — Paix donc ! on ne s'entend .. (A lord Kismy.) Vous disiez?...

RD Kismy. — Je crois que M. de Sangène t part de ses objections à M<°e la vicomde Rebondy...

NGÈNE, à part. — Née de Rirfray... Pas blel... cet homme a été domestique...

sa première jeunesse, peut-être?... mais été...

PETITE DE Rebondy. — Sangène, loin de lire aucune aucune objection, me disait au aire que lord Kismy remplirait mieux out autre, les conditions voulues...

RD Kismy, flatté. — Alors, j'accepte, ma-

la duchesse...

Duchesse, /ûah/. — « Corne d'appel »,

liismy!... Cymbales?... A qui les cym-

rEusE, Mma d'Inouy, m. d'Okaz et le petit

iOuiLL.\R. — A moi ! ... A moi ! . . .

DiglIMbyGOO^lC

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