SYMPHONIE BURLESQUE
Le doc de Grenelle. — Pennettez, chère madame, permettez... du moment que cet instrument ne m'a pas été spontanément accordé... je crois de mon devoir de...
La Duchesse, crispée. — J'ai dit que je n'écoutais plus rien!,.. Violoncelle?...
Sangène. — Pour cet instrument-là, il faut un homme triste...
La Duchesse. — Il faut surtout un homme qui sache en jouer....
M"»» DE VïELGARDE. — MoiL..
La Duchesse. — Vous savez jouer du violoncelle, madame de Vyelgarde?...
jlmc DE Vyelgarde. — Mais oui...
La Duchesse. — C'est parfait... {Elle écrit.) Les trompettes, à présent!... à qui donnonsnous les trompettes?...
D'Ulster. — A moi... si on veut... je sais en jouer...
Tous, sttrpris. — Ah bah! comment ça?...
Sangène. — Sa famille prévoyante et sévère l'avait jadis engagé dans un régiment de cava-
253 DANS L TRAIM
lerie, et dame... à ses moments perdus... il apprenait la musique...
La Duchesse. — A d'Ulster les trompettes. . .
D'Ulster. — Pardon, madame la duchesse, une me sufïïra... et deux me généraient...
La Duchesse, riafi2. — C'est vrai... je ne sais plus ce que je fais... j'ai la tête cassée !...
Samgène. — Avant la symphonie! déjà!...
jugez un peu après?...
Le duc de Grenelle. — D'ailleurs, il est sept heures... il va falloir nous séparer...
La Duchesse. — Sept heures!... est-il possible !... il y a trois heures que nous sommes là et je n'ai distribué que sept instruments !
Sangène. — Ça fait deux instruments et quart par heure... c'est vraiment pas assez!...
(Vit PariiUnne, 11 atifil 1885.J
préliminaihes
Le Comité de la Presse est rassemblé. Oa discute l'organisation de la fête de l'IIôtel-de- ViUe.
M. AiiTHua Hbïer est soldeur; il rêve une fête monstre, éblouissante, effaçant tout ce qui s'est fait de plus beau jusqu'ici; mais ne
ant pas trop cher néanmoins, pour ne pas ger l'argent des pauvres, i Vie Parisienne.— Bah! Laissez donc vos lomies!... Pourquoi lésiner?... Tenez! un en bien simple de trouver de la monnaie ! . . . 5 n'avez qu'à imposer Paris à un louis par
v::us aurez tout de suite une somme, vous ez ça?... On sera obligé de dépenser beau- ) d'argent pour faire quelque chose de
?... D'abord, il faudra couvrir la place I vélum et la convertir en jardin...
. Arthur Meyer. — Excellente idée !
i rédaction DU Figaro. — Idée absurde!...
. Arthur Meter à M. Rockefort, plongé î la lecture d'un calalogm de tablemi-x. — t-cepas que c'est une excellente idée?... Ce
charmant!...
. Henri Rochefort. — Ah ! si vous saviez me ça m'est égal!...
A Vie Parisienne. — Ce vélum sera peint
les premiers spécialistes modernes pour Dnds el tableaux de mairies; MM. Clairin,
DiglzMbyGOO^lC
A L IIOTEL-DE-VILLE 253
Baudry, Gervex aad C". On priera ces messieurs de vouloir bien considérer que, n'ayant pas affaire cette fois au Gouvernement, ils peuvent soigner leurs œuvres. Une grande allée sablée d'or amènera au perron, elle sera recouverte d'une voûte de fleurs; des fontaines parfumées entretiendront une douce fraîcheur. La place sera réservée aux jeux, tirs, petites boutiques.
M. Arthur Mever. — Les boutiques tenues par la fine fleur du Fauboui^ Saint-Germain et du parti monarchique...
Là Vie Parisienne, d'un air sérietix. — Bien entendu.
M. Arthur Meter. — Si on fait une vente, Mrae la duchesse de "** a bien voulu me promettre son gracieux concours...
La Vie Parisienne. — Parbleu!...
M. Andrieus. — Moi, j'offre une voiture de somnambule nouveau modèle... Révélations imprévues, anecdotes instructives...
La rédaction des Débats, en chœur. — Fi, monsieur, fi'll
)RIEIIX. — Flûte!...
KC. — Qu'est-ce qu'il a dit?
MBi RoCHEFOBT. — Ha dit : Flûte!...
lui savoir gré de n'avoir pas dit autre {A M.Ândrieua;.) Continue, Tombeauts, tu m'intéresses!
DRiEus. — Fini pour aujourd'hui!...
i demain...
(ACTION DU Figaro. — Truqueur, val ; Parisienne. — Puisque vous insistez je continue, je reprends l'exposition projet, et j'arrive à la décoration de . Les marches seront mises en prai-
DACTiOM DES Débats. — Ça sera une épense, et le gazon, dès que c'est ne dit plus rien du tout...
rie est une jonchée de fleurs coupées, r le premier tapis venu...
NRi RocHEFORT. — Retenez ça pour e fois, les ankylosési...
La Vie Parisienne. — Sur chaque marche, deux hommes en livrée...
M. Ahthur Meïer, vivement. — Justement, on a bien voulu mettre à ma disposition soixante laquais...
La rédaction du Figaro. — Rouges!...
Connus, les laquais rouges!... Et puis, on dit de préférence < des valets de pied »... C'est plus moderne...
M. AuRÉUEN ScHOLL. — Un conseil par jour!... fioum!... Ça y est!... ils l'ont placé!...
La Vie Parisienne. — Refusés, les valets de pied légendaires! il faut du nouveau! Je propose des négrillons, mais de jolis négrillons, qui brûleront des parfums dans des cassolettes et distribueront des fleurs : tubéreuses, muguets, mimosas, jacinthes, enûn des fleurs à odeur...
M. Arthcr Meyer. — Odore di femina!...
La Vie Parisienne, continuant. — Parce que, dans cette foule... vous comprenez...
M. Arthur Meyer. — Sans doute, les éraa-
258 DAKS l' TRAIN
nations, au milieu de toute cette presse...
M. Henri Rochefort. — Celte « presse »!
un mot!...
M. Arthur Meyer, modeste. — Il a été involontaire! je n'avais aucune idée, je vous jure.;.
La rédaction du Figaro. — Nous le peasons biea!...
La Vie Parisienne. — Les murailles seront couvertes de tapisseries prises aux Gobelins, au Louvre; des lustres de vieux Venise, enguirlandés de fleurs naturelles éclaireront; pas de gaz; la lumière électrique sera tolérée dans les jardins seulement; partout ailleurs, on n'admettra que la bougie parfumée, cire transparente anglaise. Pour le buffet, on installera un « jardin de Pomone b dans le genre de celui que Barras fit faire à Gros-Bois, lors d'une fête champêtre offerte à M"* Lange. Les murs seront revêtus d'un treillage doré, auquel grimpera une vigne, ou plutôt des vignes d'espèces variées, chasselas doré, lady Downe's, chasselas royal rose, black alicante, calabre
K L HOTEL-DE-VILLE 25d
blanc, gros coulard, muscat violet, grosse perle de Hollande, enfin tout ce qu'on pourra trouver de plus beau et de meilleur; on mêlera à la vigne quelques pèches d'espaliers : tétons de Vénus, pèches impériales et dames de Montreuil. Plantés dans des caisses de Saxe et de Delft et isolés ou en groupes semés çà et là, les pommiers et poiriers; il faudra tâcher de les avoir à la lois chargés de fleurs et couverts de fruits; les fruits, c'est meilleur, mais les fleurs, ça égaie beaucoup...
La RÉDACTION DU Temps, limidemenl. — Mais, des fleurs et des fruits ensemble... c'est diiticile...
La Vie Parisienne, dehier^fficnï. — Je ne dis pas non, mais Barras en avait...
M. Arthur Meyer, le pr&iaiU de très haut. — Puisqu'on vous dit que Barras en avait!...
La Vie Parisienne. — Je sais que ce sera cfier...
M. Arthur Meyer, embaUê. — Eh bieni on augmentera les impositions, voilà tout!...
^v^ff^
SeO DAMS L* TRAIN
La Vie Parisienne. — Le buffet sera dressé sur des tables de laque de Chine rouge; on ne se servira que de Sèvres, pâte tendre et de Chine famille rose, d'avant 1677...
M. Arthur Meyer, radieux. — Ce sera d'un chic exquis!... et M""» la duchesse de *" m'a promis de...
M. ÂUHÉLiEH ScHOLL. — Assez!... On l'a déjà dit!...
La Vie Parisienne. — Naturellement, les vins seront de première marque, les friandises de premier choix...
La rédaction des Débats. — Ou de second...
Pourvu qu'elles aient bonne mine... c'est le principal... et ça va faire une dépense, tout ça!.,.
La Vie Parisienne. — Gibiers rôtis, poulardes, galantine, truite saumonée, mayonnaise de langouste, salade russe, aspics de toute espèce : aux crevettes, aux cailles, aux huîtres, aux truffes, aux queues d'écrevisses, etc., alouettes à la gelée, bouchées à la reine, buis-
Bons d'écrevisses, riz au kirsch; velouté an chocolat; petits fours, salade d'atiasas, fruiu frappés, bombe glacée, parfait, charlotte russe, pudding, compotes glacées, enûn tout sera choisi avec soin par des spécialistes; il ne s'agit pas de servir, à cette fête somptueuse...
La. rédaction du Soleil. — Mais pourquoi somptueuse?... Est-il donc bien utile qu'elle soit somptueuse?... C'est cher, une fête somptueuse I...
La Vie Parisienme, continuant. — ... Des < consommations » comme celles des buffets ordinaires...
M. Arthur Meyer. — D'autant plus que le public sera de chois...
La RÉDACTION DE LA LAHTEHNE. — Cl"0is-tu?...
H. Arthur Heter, choqué. — Toutes les femmes du plus grand monde que je connais, m'ont formellement promis d'honorer cette fête de leur présence...
La Vie Parisienne, incrédule. —OhVA enfin, c'est leur afiaire! Mais h ce propos, je pense
:=B,Gooi;lc
qu'il sera prudent d'installer un vestiaire... un vestiaire sérieux.., où on puisse trouver quelques menus objets de toilette, tels que cravates blanches, gants, souliers de satin, bottines vernies... Je crois qu'on peut s'attendre à ce que beaucoup de gens ne se présentent pas très correctement vêtus...
M. Arthuk Meyer. — Il y a tant de malappris!...
La Vie Parisienne. — Outre des brosses, du savon, de la poudre de riz et tes objets ci-dessus indiqués, on pourra trouver aussi à ce vestiaire, quelques conseils... conseils sur la tenue qu'on doit avoir, les sujets de conversation admis, la façon de marcher, de danser, de parler... On choisira.pour donner ces conseils, un homme du monde, familier des salons ultra-chics, incapable de commettre une action douteuse, une faute de goût, évitant l'impair, ignorant la gaffe; j'ai nommé M. Arthur Meyer!
La rédaction dd Gil Blas. — Oh! la la!!!
La Vie Parisienne. — Je propose donc que
l'élégant directeur du Gaulois soit préposé au « Vestiaire des Usages », lequel sera, naturellement, installé au pied de l'escalier; tous les arrivants devront défiler sous l'œil vigilant du préposé, lors même qu'ils n'auraient ni pardessus, ni canne, ni parapluie à déposer au vestiaire. Les « dames seules ï> devront être munies d'un bras, par les soins de M. Arthur Meyer , qui devra en outre leur donner quelques bons conseils, les rassurer si elles sont timides et les calmer si elles sont disposées à aller trop de l'avant. Il voudra bien leur apprendre, par exemple, que, quel que soit le degré d'intimité qui les unit à leur danseur, elles ne devront sous aucun prétexte lui poser en dansant les mains sur les épaules, ni frotter leur joue contre la sienne à la fin de la figure, cela pouvant être mal interprété. Le préposé devra respecter scrupuleusement le rang d'entrée des sujets qu'il revisera et n'accorder aucun tour de faveur. Il ne tolérera non plus aucune familiarité trop
bïGoo^lc . .
264 BANS h TRAIR
tendre et refusera formellement de se laisi embrasser par les dames... tant qu'il sera ds l'exercice de ses fonctions!...
La rédaction du Figaro. — HSme par les dames du plus grand monde?...
H. AtTRÉUBH ScHOLL. — Surtout par celleslàl...
La RÉDACTiâH DU GiL Blas, 5e levant comme un seul homme et allant serrer la main à Arthur Meyer. — Devant de telles épreuves, les plus terribles rancunes doivent se taire...
M. Arthur Meyer, ému. — Merci, mes bons amis, merci!... Vous le voyez, je suis l'homme de tous les dévouements!...
La Vie Parisienme. — Bien entendu, la visite du préposé s'étendra à MM. les conseillers municipaux et à leurs épouses, ou aux dames qui leur en tiennent lieu ; si ces messieurs ou leurs amis et connaissances avaient des clous à leurs souliers, on les prierait de changer de chaussures au vestiaire. Pour « leurs dames », on n'acceptera ni les bottines de feutre, ni les
A L'HOTEL-DE-VILLB 265
chaussures à vis ; le soulier de satin aoir ou blanc et le soulier de chevreau blanc ou de couleur seront seuls admis.
Le préposé voudra bien aussi prier celles de ces dames qui auraient fait « la débauche »
d'une paire de bas de soie, de ne pas trop chercher à se faire honneur de cette folle dépense. Il les préviendra que les municipaux (pas les conseillers, les gardes) sont chairs de veiller avec la môme sévérité qu'à l'Élysée- Montmartre, sur la correction des danses.
M. Arthur Heyer aura aussi l'extrême obligeance de flairer, avec le plus grand soin, les gants et de refuser impitoyablement l'entrée des salons à ceux qui seraient nettoyés à la benzine...
M. Arthur Meyer. — J'avais pensé à proposer à la Presse d'avoir en réserve quelques jolies toilettes; on pourrait ainsi parer les jolies femmes dont la tenue ne serait pas en rapport avec la beauté...
hk rédaction du Gil Blas. — Et on se
266 DANS L TRAIH
ferait ainsi des amies... heio?... s délier?...
La Vie Parisienne. — Mais comi M. le préposé va annoncer qu'il y e ouvert chez Caroline et chez Fi toutes les femmes (jolies), qui vou faire une toilette pour la fête natii crédit de... combien?... Voyons, louis par toilette? C'est un peu j enfm...
La rédaction des Débats, du Se
PLUSIEURS AUTRES JOURNAUX, motltt
Parisienne. — Il faut la faire enfer La Vie Parisienne, cotitimiant. — posé recommandera aux cocottes de une tenue d'enterrement; on ne [ compter que sur elles pour égayer si on les gênait en leur parlant di
du plus grand monde qui n'y sei
nement pas...
M. Arthur Meïer, vivement. — qui n'y seront pas?... Mais il y en (
A l'uotel-de-ville
dront... et du meilleur! j'en suis sûr...
me l'ont promis!
La Vie Parisienne. — Possible, mais te préposé fera sagement d'user de son influence sur les cocottes, pour les eng^er à être n elles* mêmes ». La plupart d'entre elles ne viendront probablement pas, elles enverront leurs femmes de chambre auxquelles elles prêteront bien une toilette défraîchie, mais présentable !.. . De même pour éviter toutes les faces rasées des cochers, valets de chambre, valets de pied, maîtres d'hôtel, etc., qui viendront avec les billets dont les maîtres ne se serviront pas, on pourrait avoir au vestiaire une grande quantité de moustaches... sans ça on se croira posiUvement au bal des gens de maison...
M. Arthur Meyer. — Mais... m'occuper de ces détails...
La rédaction de la Lanterne. — Allons donc!... tu canes! Est-ce que tu n'es plus un frère?...
La Vie Parisienne. — Pour vous consoler,
ses DANS L TRAI
voici uD contrôle plus amusao la hauteur des corsages : il f corsage ait, au moins, sis ceni teur par derrière, et neuf cen' vant...
M. Arthur Meter, pudiqu bien peu II!
M. AURÉLIEM SCHOLL. — C'(
ptiand a fait le calcul!...
La Vie Parisienne. — Le p de vérifier avec la plus grande
La rédactioh du Gil Blas king!!!
La Vie Parisienne. — Les du dos doivent se mesurer en lieu de la taille jusqu'au pe entre les épaules; et les neu) devant, en prenant également ceinture au petit creux corresp
M. Henri Roshefort. — Ûi d'aide?
La Vie Parisienne. — Le pi
ce que les arrivants n'aient dans les poches de leurs habits que des objets utiles à leur consommation personnelle, tels que : mouchoir, porte-monnaie, carnet, pelote de ficelle, couteau, crayon, etc.. Les jeux de cartes et les revolvers seront retenus au vestiaire et rendus au propriétaire à la sortie seulement. Les pipes... odorantes, seront également ôtées des poches; ici, comme pour le nettoyage des gants, on s'en rapporte absolument au flair merveilleux du préposé...
M. Arthur Meyer, protestant. — Mais... une telle besogne répugne à ma délicatesse bien connue ! . . .
M. Mayer, de La Lanterne. — Silence Ml...
ou je dis tout!!!...
M. Arthur Meyer. — Mais il est matériellement impossible que je parvienne k visiter toutes les poches!...
M. AuRÉLiEN ScHOLL. — Que si!... On priera Alphand de faire le calcul... {Il récite.) « Combien M. Arthur Meyer — qui n'est pas un
e ordinaire — peut-il fouiller de gens
ureî B
VïE Parisienne. — D'ailleurs, le préposé
pour ce dernier travail, se faire aider
rédaction...
l^RTHUR Meyer. — C'est qu'elle est ex-
nent occupée, ma rédaction!... Elle est
fée, — en dehors du journal, — à un
choses! Vous n'avez pas idée deçà?...
lÉDACTIOK DE LA LANTERNE. — J'te Crois ï
IiE Parisienne. — Le préposé ne devra, ucun prétexte, abandonner, ne fût-ce )ur un instant, — i /e Vestiaire des
n; car dans le cas où quelques dissen- ! légers ou autres naîtraient du coudoiede tant d'opinions diverses, c'est lui
qui sera chargé du rôle si beau de iteur. Les municipaux auront l'ordre de Ire immédiatement les dissidents <l au i des usages », où le préposé leur ra quelques mots bien sentis; avec cette
douce et sûre d'elle-même, qui donne
A L HOTEL-DE-VILtE 271
à sa parole un charme si pénétrant ; avec cette franchise et cette sincérité, qui sont les points culminants de sa nature loyale, M. Arthur Meyer calmera rapidement les esprits les plus troublés.
M. Arthur Meter, très flatté. — Il est certain que le rôle duquel on me charge est toutà fait dans mes cordes, mais il est aussi terriblement fatigant... le serai exténué, brisé, anéanti... N'importe, j'accepte!...
La rédaction de la Lanterne, en chœur. — Noble ami!...
M. Uk\EH, de LaLanteme^selevant et venant donner l'accolade à M. Arthur Meyer. — Et si vous avez besoin de renfort, nous sommes là I Vous pouvez compter sur nous...
M. Arthur Meïer, les larmes aux yeux. — Je le sais...
M. AuRÉLiEH ScHOLL. — Avcz-vous fini!...
Un rédacteur du Figaro, bâillant. — C'est d'un long, cette séance!... {Illumvié. ) Allends, va!... — {Il s'esquive sans être vu.)
b;Googk „■■
iT2 DANS L TR
Un valet de pied, entram
mande H. Arthur Meyer... C
monde...
M. Arthur Meyer s'élance La séance est levée.