‹ Dans l'trainChapitre 25 sur 30 · DANS · texte numérisé non relu

DANS

— Vous êtes une i adorable espionne, aj «n baisant la petite i et de pierreries qui donnait.

Mwo de Kuraçao mains, pensant :

— Je crois qu'il est gloter doucement, mi

— Eh bien, oui!., ■Que voulez-vous?. . .

pas?... Je sais bien < -oui... je le sais!...

— Mais non... Mai nistre, se faisant pâte amie,— les gens les p ments les plus hoE forcés d'employer c dites-moi?.. . Combiei renseigner les prince

— Presque rien, - — 100,000 francs pa

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Le rîdsomiable M. Lambert-Fronsac fut suffoqué.

— Elle appelle ça presque rien!... Bigre!.. . Ça sera cher, alors!... Enfin, autant vaut faire largement les choses. . . C'est égal, c'est raide ! .„ et on dit que les orléanistes manquent financièrement d'envergure !! On ne connaît pas les

Il ajouta tout haut :

— Nous vous donnerons le double!...

Mais la baronne jugea qu'il était prudent de protester.

— C'est impossible!... Je ne puis trahir!...

Jamais!!...

Pour la première fois de sa vie, M. Lambert- Fronsac devint éloquent... 11 représenta à M""" de Kuraçao les avantages pratiques qu'aurait cette combinaison nouvelle; il lui démontra que, au contraire, rien n'était plus simple que ce qu'il lui proposait; elle ne dirait rien, laisserait les orléanistes croire qu'elle leur appartenait toujours, toucherait leur argent et

DiglIMbyGOO^IC

31* DANS L tuai:

renseignerait le gouvernemeni rieux agissements du parti. 1 bien, qu'il parvint à arracher de la baronne.

Il se retira, fier de sa conqu' laire un coup politique, — le qu'il était au pouvoir, — et il s' coup, sur les fonds secrets , un tresse, qui lui apprendrait à bler aux grands seigneurs qa'i jusqu'ici ! Quelle journée ! Titi en avoir beaucoup d'aussi ceUe-lâ!

A partir de ce moment, co!

ministre et la baronne une esi n'avait pas à se gêner pour la v tinuellement chez elle et la r plusieurs salons officiels où il mettre sans difficulté. Une fi riche, titrée, et qui savait s'hal C'était une trouvaille telle qi pas fait encore depuis l'avèoemi

Et ce n'était pas tout! Outre les 200,000 fr. promis, — desquels un semestre avait immédiatement été versé, — M^e de Kuraçao était inondée d'avant-Ecènes ministérielles, de billets et de places de toutes sortes. Un crédit lui était ouvert chez les fournisseurs officiels; elle avait un wagon-salon sur toutes les lignes. C'était vraiment plus qu'elle n'avait jamais rêvé dans ses rêves les plus fous; il s'agissait de prolonger cette situation.

Quelque confiance qu'il eût en la baronne, M. Lambert-Fronsac avait continué à la faire iiler afin d'être sûr qu'elle fréquentait toujours les gens du parti. S'apercevant que Gilbert, le bel agent blond attaché à ses pas, la regardait avec une admiration très expressive, elle était entrée en pourparlers avec lui et était parvenue à l'affoler totalement. Par lui, elle se faisait donner quelques menus renseignements sur les allées et venues des princes et les déplacements de M. Edouard Hervé.

Mais tout cela était bien minime, il fallait

trouver un incident plus corsé de piquant et d'imprévu. Elle < l'aide de Gilbert, elle trouva !

Le matin du Grand Prix, à s se présenta au ministère et rieusement que M. Lambertl'instant même éveillé. Le i les yeux bouffis, légèrement pli pas et un peu moins joli que ( il s'agissait bien de cela!... km de la baronne il resta confondu

— Vous savez que c'est aujû orléanistes vont renverser le g

— Quelle farce !...

— Oui... Eh bien, vous al D'abord le duc d'Aumale a pris

— Il est à Londres...

— Vous croyez ça?... Eh ] Paris... Oh! pas la peine de i l'ai vu...

— Quand ça?...

La baronne rougit, sembla

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résolument, comme quelqu'un qui se jette à l'eau :

— Cette nuit...

— Ah ! ! ! — fit M. Lambert-Fronsac horriblement vexé.

— Oui...Ilya trois jours qu'il est revenu...

Il n'a été à Londres que pour empêcher les banquiers anglais d'accepter les propositions d'emprunt du gouvememen français!... il est ici et le comte de Paris...

— A Eu, celui-là...

— Comme le duc d'Aumale à Londres...

pour Vûusî... Sachez, mon cher ami, que tous les princes sont ici, moitié chez le duc de Nemours, moitié chez des membres influents du parti... Ce matin, tous, en uniforme, montent à cheval et attendent dans le jardin de l'hôtel, avenue de l'Impératrice. . . Les princesses aussi... Elles entraîneront le peuple, se battront au besoin...

— Voilà qui serait dangereux pour nous ! Depuis Jeanne d'Arc on n'a vu pareille chose, et,..

DiglIMbyGOOglC

I enfin...

je que je dis !... Ça serait capable le peuple de Paris!...

TOUS m' écouler ?... Pendant qu'ils s événements, armés de pied partisans feront le coup aux

ap?...

!... ils vous enlèveront de gré ou ngez donc, ta partie est superbe I tous réunis, excepté M. Grévy is ça, c'est sans importance, ça .. et d'ailleurs, il va généralement , on le prendra avec le reste... il

irmettez...

ey tout entier... tout entier, vous en, est armé de revolvers et de hés...

Quvantable!... Ça fait au bas mot cents revolvers et poignards

UNE CONSPIRÀTIOH 319

— Les revolvers seulement, chargés... parce que vous savez, les poignards... Vous plaît-il que j'achève?... Quand vous, les autres ministres, les conseillers municipaux, le gouvernement enfin, sortira de la tribune, la foule, une foule toute formée des conjurés l'entourera; on vous fera monter dans des voitures toutes pareilles aux vôtres... et des gens sûrs conduiront à Mazas ces voitures chargées de personnages politiques. Tout ce premier acte se passera, on l'espère, sans effusion de sang...

— Ah! on espère que...

— Oui... Dès que les princes sauront qu'ils peuvent sortir, ils courront aux casernes, le duc de Chartres enlèvera la cavalerie, sans peine, je vous en réponds!...

— C'est vrai... il est populaire comme tout, cet animal-làl...

— Ah!... si vous dites du mal des princes...

je me tais...

— Non... C'était de l'admiration.

— Le duc d'Alençon se chaîne de l'artille-

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Le malheureux ministre gémissait, la tête basse.

— Mais c'est terrible!... Être pris ainsi à l'improviste !.,. ËnQn!... je vais faire consigner toutes les troupes et prendre des mesures d'ordre exceptionnelles pour la police du pesage.

Les mesures furent prises, exceptionnelles, en effet. Voyant qu'aucun incident ne se produisait à la sortie, le ministre courut chez la baronne de Kuraçao.

Quelle surprise! Partie, ta haronne! partie, emportant trois cent mille francs et enlevant Gilbert, le bel agent chargé^ par la sûreté de surveiller la prétendue espionne.

Et voilà tout simplement pourquoi, le jour du Grand Prix, le passage était barré devant la tribune officielle, au grand mécontentement des promeneurs.

L'ANTICHAMBRB

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