DE VINCENNES
AU BOIS DE yjNCHNNES
Le» rupins l's i.cn vonl,lt'.lé, AuKbaiimdmor,
.té Et r'preiidreha . Ici . ij«. Moi j'ijoux |Jas fî'/pa.yor lesbui
d mer, Pour mes siï ronds,] urcrds I chemiiî d'iVr L'i j vas rc
pi.rer \ri bol daif, Au bois d%'iii .tcii * . r.ss
LfS rupins i's s'en vont. Véié,
Aux Ixiins d'mer, chacun d'icur côte.
Pour respirer en liberté
Ht f prendre haleine.
Moi, j'peux pas mpaver Ks bains d'iner : Pour mes six ronds, j'prends Tchiiiiin d'^'r Et j'vas respirer un bol d'air
Au bois dVmcennes!
On n'y voitguèr' de mac au sac; Ya quéqu's rentiers, autour du lac, Qui promèn'nt leur mal d'estomac
Et leur bedaine; Mais quand arriv' la bell' saison, Ya des ouveriers, à foison, Qui vient s'ies caler, su' l'gazon,
Au bois d'Vincennes.
Aussi l'soir, quand i's sont partis.
On trouv' des cous d'poukts rôtis.
Des restes d'desserts assortis
Et d'porcelaine ; Des boît' à sardin's. des litrons Vid' ou casses, des houts dcitrons.
Des p"tits jornals et des etrons
Au bois dVincennes.
Puis à travers les trognons d'choux, On voit des grands canonniers roux Et de tout petits tourlouroux
Qu'ont rien d'ia veine, Car, avec des airs triomphants, l'svont, avec les bonn's d'enfants, Dans les p'tits coins, s'asseoir dedans,
Au bois d'Vincennes.
Une heure après, sous les massifs.
C'est les purotins des tortifs
QLii s'gliss'. avec des airs craintifs.
Dans la garenne.
Les pauvres gueux sans feu, ni lieu, Qui trouv'nt de quoi s'faire un hon pieu Sous l'œil caressant du bon Dieu.
Au bois d Vincennes.