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La chose est claire: on est catholique ou on ne l’est pas ; si l’on est catholique, on doit avoir confiance dans son Église quiases juges pour décider les causes ecclésiastiques. De tels juges connaissent ce que l’église défend ou ne défend pas, tandis que des juges civils, en dernier ressort tous protestants, ne savent pas le premier mot de la question. Bien plus, ces juges protestants prendront comme un acte de vertu ce que l'Eglise considère être un crime de haute trahison, par exemple : la rébellion contre l'autorité divine, contre le pape. Mes chers compatriotes, on n'est pas mauvais catholique parcequ'on poursuit son curé devant le tribunal de l'évêque, ou son évêque devant le tribunal du Pape, mais on devient mauvais catholique quand on ne se soumet pas ; de même dans une cause civile, siun citoyen ne voulait pas se soumettre à la dernière décision du tribunal où il en
aurait appelé, il serait un mauvais citoyen. (1)
Dans notre pays, je ne connais qu’un seul cas où la cause d’un paroissien contre son curésoitallée jusqu'à Rome. Le procès alla d'abord devant le tribunal de l'évêque puis de l'archevéque et ensuite du Pape.
Des méchants conseillèrent à ce paroissien de citer son curé devant le juge civil : non, dit ce catholique sincère, je suis l'enfant de l'Eglise catholique et je serai jugé par elle ; il gagna devant le tribunal de l'Évêque, del'Archevêque et du Pape, le curé se soumit et paya ; il n'y eut point de scandale et tous deux, curé et paroissien continuèrent à marcher comme de plus belle, dans le chemin du ciel, grâce à leur soumission au Vicaire de Jésus-Christ.
Voilà un exemple 977 faut suivre si l’on ne veut pas être #échant catholique.
(1) Excepté le cas bien entendu où la décision serait contraire aux lois de l’église de Jesus-Christ.
| Il y en a qui sont toujours à crier : les prêtres et les évêques peuvent se tromper. On répond : s'ils se trompent, faites les juger par Celui qui ne se trompe pas, et qui ne se trompera jamais en matière | de foi et de mœurs.
Monseigneur l’Archevêque de Montréal a cru qu’un loup dévorait ses brebis ; pasteur vigilant, 27 leur a dit de ne pas ouvrir la porte de la bergerie. Voici que le loup se fâche, et soutient qu'il est une brebis ; il veut prouver qu'on ne l'a pas compris. Eh bien, alors, qu'il aille au Chef de son pasteur et lui dise : Vous qui avez donné un pasteur au diocèse de Montréal pour veiller sur les intérêts des âmes, veuillez écouter ma prière : Monseigneur de Montréal a commis une injustice à
mon égard, il me prend, moi, douce et
tendre brebis, pour un loup dévorant, il a
confondu mes timides bêlements, avec les
hurlements d’un loup affamé ; moi, Cana-
NOS ENNEMIS DÉCLARÉS 17 da-Revue, qui ne veux rien autre chose que la gloire de l'Église, je viens d’être étranglée dans mon berceau par celui qui a mission de me protéger; regardez les articles auxquels j'ai donné le jour, et veuillez accorder justice au défenseur de l'Autel et de la Patrie.
Le rédacteur de la “ Canada-Revue ” aurait dans ce cas suivi la voie régulière.
Rome aurait examiné si réellement, Filiatrault était un loup ou un agneau, etil n'y aurait pas eu de scandale : chacun devant se soumettre à la sentence qui eût été prononcée. Mais au lieu d'en agir ainsi, que fait-il ? il demande au bras séculier de punir le représentant de Jésus- Christ, et veut empêcher l'Esprit-Saint de parler aux fidèles du Christ. Ilse range sous l’étendard de la révolte de Satan qui refuse d’obéir à Dieu.
C’est donc avecraison qu'onditque tous les gens de la “ Canada-Revue, ” sont des
— et