‹ Dans le camp ennemi [microforme]Chapitre 7 sur 22 · SE · texte numérisé non relu

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l'ignorance, etc., etc. ; ils veulent faire naître des sentiments de défiance et de haine contre le clergé !... et tout cela pour le “bien” de notre chère Eglise catholique. ?

Les hypocrites! Il y a des écrivains qui ont fait des reproches à l’Honorable Thomas Chapais et à Monsieur Crépeau parce qu'ils se sont rangés du côté des Evêques. (1) Pour eux, Nos Seigneursles Evêques sont des monstres qui veulent le malheur des laïques et la ruine des familles, et ces insulteus de nos Seigneurs les Evêques, qui sont les premiers pasteurs de l'Église, les plus respectables et les meilleurs citoyens du pays, viennent se décorer du beau titre de catholiques !!

Bande de lâches! poltrons que vous êtes !

Ôtez votre masque, montrez-vous donc à face découverte dans toute votre laideur !!!

(1) La vérité est celle-ci : ce sont les évêques qui se sont rangés du côté de ces bons laïques.

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Un homme qui a honte delui-même est l’un des êtres les plus méprisables qu'il y aitsur la terre. Ennemis qui vous cachez sous le drapeau de l'Église pour le déchirer plus à votre aise, vous êtes de perfides Judas qui trahissait son Maître sous le signe de l'amitié. Vous imitez les crapauds qui vont cacher leur repoussante laideur sous une feuille de plantin, attendant les ombres de la nuit pour sortir de leur retraite.

Puisque vous êtes des loups, hurlez donc, on vous reconnaîtra ; l'animal le plus méprisable et le plus traître n’est pas le loup qui hurle, mais le loup qui bêle, que les badauds, dont le nombre est légion, prennent pour une brebis. Écrivains lâches et hypocrites ! vous n'êtes que des loups dévorants, couverts de la peau de brebis et les vilains crapauds de l'espèce humaine.

Sont encore des ennemis cachés, ceux qui favorisent les mauvais théâtres, les

amusementis défendus le Dimanche, les mauvais livres.

Un jour, je trouve sur une table &e salon, un livre abominable contre la foi, où l'Église catholique était ridiculisée !

Qu'il suffise de dire que l'apostat Chiniquy en est l’auteur.

— Madame, je vous croyais catholique, dis-je à la maîtresse de la maison.

—Certainement, je le suis, mais j'aime à voir les deux côtés de la médaille, moi, voyez-vous, je suis une femme sur laquelle le mal ne prend plus. ( Justement comme le noir sur un nègre.) '

Quelle humilité ! n'est-ce pas ?

Cette femme passait ce livre à ses amis hommes et femmes ; on en causait toutes les soirées, la foi s’affaiblissait, on donnait des coups d’épingle aux prêtres et aux évêques, puis au Pape, puis à l'Église,

Au fond, cette femme était contente que ce livre eût paru, voilà pourquoi

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elle s'empressait de le passer à ses amis, dont elle connaissait déjà les idées avancées.

Si, réellement, cette femme avait été une amie de la bonne cause, comme elle le disait, croyez-vous qu'elle eût voulu lire ce livre, croyez-vous qu’elle l'eût passé à des hommes dont la foi était tellement chancelante qu'ils ne mettaient plus le pied dans l'église.

D'ailleurs c'était une valseuse, elle est morte, car ceux et celles qui lisent les livres de Chiniquy, meurent aussi comme meurent les liseurs de la ‘“ Canada-Revue” et de ‘“ La Liberté” de Ste-Scholastique.

Puisque le nom de ce dernier journal vient de se ranger sous ma plume, disonsen un mot à nos compatriotes du comté du Lac des Deux-Montagnes. Ce journal est écrit dans un très mauvais esprit, et je me suis demandé bien souvent,

comment un catholique pouvait lire ce papier et le faire lire à ses enfants.

“ L'Écho des Deux-Montagnes” a été condamné par nos Seigneurs les évêques — aussitôt on en change le nom, et cette nouvelle feuille continue comme de plus belle à déblatérer contre tout ce qui est sacré.— Pour tromper les badauds, on change le nom du drapeau, mais on persiste et continue à soutenir la même cause, à semer les mêmes idées dangereuses. Ce ne sont pas les foudres de l'Eglise qui ont fait peur à ces gens-là, c'est là leur moindre préoccupation, mais la crainte d'être abandonnés par leurs lecteurs leur a fait changer le nom de leur papier —“ZLa Liberté” n'est autre que “l'Echo des Deux-Montagnes ” qui se cache sous un autre nom et qui demande à la licence la liberté de vivre. Ceux qui reçoivent ce Journal, comment peuvent-ils être de bonne foi ? comment peuvent-ils

” LE s'approcher de la Sainte Table et continuer à encourager cette mauvaise gaété M zette? S'ils veulent recevoir un journal ques | de leur parti politique, ne peuvent-ils pas 1, et en trouver qui n'insultent pas le clergé ? nime Malheur à celui qui donne scandale, dit tive Notre Seigneur; rédacteur de “ Za Laauds, berté”, pensez-y avant de paraître au ‘s où tribunal du souverain juge! Lecteurs de nême La Liberté rappelez-vous que vous ange- mourrez un jour | es de

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