CHAPITRE V
Mes chers compatriotes,
) a vous prions d'écouter attentio Ê vement le trait suivant :
"5 Une jeune fille juive poussée par la grâce de Dieu, voulut se faire catholique. Le ministre de Dieu à qui elle s'adressa, jugea qu'il était prudent de l'éprouver pendant trois ans ; quand il eut acquis la certitude qu'elle agissait sous l'inspiration de la grâce, il la baptisa. La jeune fille continua de rester avec ses pa-
rents qui ignoraient sa conversion. Le vendredi elle avait toujours quelques bonnes raisons de ne pas manger de viande ; le dimanche elle allait à la messe de six heures dans un couvent et revenait se coucher. Tout alla bien pendant quelques années.
Le père de cette jeune personne attira dans sa maison un jeune homme juif qu'il destinait à sa fille. Unsoir.le jeune Israëlite étant dans le salon avec la jeune fille en
question lui dit : mademoiselle, nous nous marierons dans un mois, nos parents le veulent et je le désire de tout mon cœur.
Monsieur, répondit noblement la jeune fille, je ne puis vous épouser, il y a un obstacle insurmontable.
-—Quel obstacle ?
— Voulez-vous me promettre de ne jamais me trahir ?
—]Je vous le promets sur mon honneur,
n. Le elques cer de messe evenait endant
e attira uif qu’il [sraëlite fille en US NOUS rents le
cœur.
à jeune v a un
de ne
bn hon-
—Sur votre honneur le plus sacré ?
—Sur mon honneur le plus sacré.
— Et, bien, monsieur, je suis catholique.
Vous ! catholique je ne pourrai jamais le croire.
—La jeune fille alors se leva et dit :
Vous pouvez le croire, monsieur, et pour preuve, regardez-bien ; elle fit un grand signe de croix sur sa poitrine. Le jeune homme bondit de son siège, et par un cri qui ressemblait plutôt au hurlement d’une bête féroce blessée qu'à une voix humaine, il appela le père de ia jeune fille. Celui-ci arrive tout transporté.
—Qu'y a-t-il donc ?
—Votre fille vient de me dire qu'elle est catholique.
—Ma fille ! catholique ! reprit le père, je ne crois pas qu’un tel déshonneur arrive à mon enfant, ma fille, dis-moi oui ou non, es-tu catholique ?
La question était directe et sous peine
de péché mortel, il ne fallait pas taire la vérité.
—Oui, papa, dit modestement la jeune fille, et Jésus est mon époux, je ne puis en avoir d'autre.
Le père, bleu de colère, les deux mains levées, se rua sur sa fille, lui étreignant le cou pour l’'étouffer ; le jeune homme l'en empêcha ; la porte s'ouvrit, et le pète lança sa fille dans la rue en disant : va, chienne, dans la rue; je ne te connais plus.
Depuis ce temps, cette fille n’a plus parlé à son père ni à sa mère, elle n'a pu dire une parole d'adieu à cette dernière.
Elle les rencontre quelquefois sur la rue, mais ils détournent leur regard pour ne pas voir une chrétienne juive.
Cette histoire malheureusement trop véridique, vous montre le mépris profond que les juifs ont pour Notre-Seigneur.
Pourtant ces ennemis jurés de Jésus,
nnais)
plus a pu nière.
a rue, r ne
trop D fond neur.
ésus,
NOS ENNEMIS LES JUIFS 61 menacent de s'emparer de notre Province.
Nous n'avons qu'à dire : par ma faute, par ma faute.
Ils sont très pauvres lorsqu'ils arrivent dans le pays ; ils commencent par courir les campagnes, colportant des marchandises, qu'ils vendent double prix ; ils ne font aucune dépense ; ils sont nourris et logés ù par nos Canadiens qui devraient com- por prendre mieux que cela. Il faut se 4 rappeler que ce ne sont pas des men- Ha diants, ce sont des marchands. Ils soupent, 1e couchent et déjeunent chez un habitant à i quiiis donnent le matin un mouchoir de quatre cents, puis ils lui vendent ensuite pour une piastre des marchandises qui ne valent pas un écu. Ils ne veulent pas manger de lard et c’est quelquefois très embarrassant de les recevoir. D'autres se font mener en voiture des deux à trois lieues et paient avec une guenille. De
cette façon, ils ménagent cinq à six cents
piastres par année. Après quatre ans de courses, ils ont deux à trois mille piastres pour “partir” unpetitcommerce de vieilles chaînes de montre rouillées qu'ils passent la nuit à polir et qu'ils vous vendent comme des neuves. Plusieurs pour prendre les badauds, comme vous avez dû le remarquer, mettent à la porte de leur magasin de bric-à-brac, une image de la Sainte Vierge comme enseigne.
Mes chers amis, ne vous laissez pas
prendre par ces ennemis du nom chrétien; quand ils logeront chez vous, faites-les payer ; soyez charitables, ne les cxposez pas à mourir de faim ou à coucher dehors par une pluie battante, mais exigez le plein prix, car ce sont des marchands qui ne vous donnent pas les effets que vous achetez d'eux à votre détriment. Aussi pourquoi acheter d'eux ? Si le comm rce de la ville de Montr‘al et de Qué ec,