‹ Dans les brandesChapitre 18 sur 90 · LE FANTOME D'URSULE · texte numérisé non relu

LE FANTOME D'URSULE

Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, - J'étais au coin du feu, lorsqu'on me retournant, Je vis debout dans l'ombre un hideux revenant. Minuit sonnait alors à ma vieille pendule^

— « Me reconnais-tu, hein ? » dit-il en ricanant Et son ricanement fit un bruit de capsule; Il ajouta : « je suis le fantôme d'Ursule. « Je te parlais d'amour jadis, mais maintenant^

« J'aurai, vivant cadavre échappé de ma bière,

« Une loquacité féroce de barbière

« Pour te parler de mort, à travers mon linceul. »

Cela dit, l'être blanc s'enfuit dans les ténèbres. Et j'entends chaque nuit, lorsque je suis tout seul, Un long chuchotement de paroles funèbres.

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