‹ Dans les brandesChapitre 35 sur 90 · LA VIPÈRE · texte numérisé non relu

LA VIPÈRE

Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire.

Par ce soleil caniculaire Dors en paix, formidable bête !

Tu siffles comme une tempête, Mais j'ai pitié de ta colère.

Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire !

C'est bien doux qu'ici je m'arrête :

Sans te bénir, je te tolère, Car aujourd'hui l'amour m'éclaire, Et j'en ai l'âme toute en fête.

Pauvre serpent ! montre ta tête !

Page 1